La lune de miel est terminée.
Et cette fois, ce n’est plus subtil. Ce n’est plus des murmures. Ce n’est plus des critiques isolées. C’est une véritable tempête qui s’abat sur Martin St-Louis.
Parce que pendant que le Canadien de Montréal s’enfonce dans une séquence inquiétante, pendant que la course aux séries devient de plus en plus étouffante, pendant que les erreurs défensives s’accumulent… l’entraîneur-chef, lui, continue d’envoyer des signaux complètement contradictoires.
Et les partisans ne suivent plus.
Le point de rupture?
Arber Xhekaj laissé de côté contre les Bruins de Boston.
Encore.
Dans un match crucial. Dans un contexte où tout le monde sait que ça va brasser. Dans un match où la robustesse est essentielle.
Et lui? Sur la galerie de presse. Même s'il a tenté d'envoyer un message à St-Louis à l'entraînement pour lui dire à quel point il avait besoin de sa robustesse:
Zachary Bolduc a travaillé son jeu physique le long des rampes avec Arber Xhekaj, vendredi dernier, à Brossard. 💪💪
— Patrick Guillet (@PatGuillet) March 17, 2026
L’attaquant québécois semble encore à la recherche de son identité.
Avec la blessure de Kirby Dach, une belle occasion s’offre à Zachary Bolduc de retrouver un… pic.twitter.com/m9aTuHdL8r
Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux, c’est la colère pure. Les partisans ne comprennent plus. Ils ne veulent plus comprendre. Pour eux, c’est simple : tu ne peux pas dire que ton équipe est trop soft… et enlever le seul gars capable de répondre physiquement.
Parce que oui, Martin St-Louis l’a dit.
Il a traité son équipe de soft.
Et en même temps, il continue de bâtir une formation encore plus soft.
C’est ce décalage-là qui rend les gens complètement fous.
Et comme si ce n’était pas assez, il en rajoute avec une arrogance qui commence sérieusement à déranger.
« Je ne me soucie pas des normes. »
À entendre parler St-Louis, les paires défensives que vous voyez sur la feuille pourraient ne pas dire grand-chose d'ici la fin de la saison.
— Nicolas Cloutier (@NCloutierTVA) March 17, 2026
«Je ne me soucie pas des normes» https://t.co/H0Zf4Z6y9p
Cette phrase-là, elle fait le tour du Québec.
Parce qu’elle résume tout.
St-Louis ne veut pas suivre les standards traditionnels. Il ne croit pas aux paires défensives classiques. Il ne croit pas aux structures établies. Il veut faire les choses à sa façon.
Cette idée de tout réinventer, de briser les paires, de fonctionner à l’instinct, de refuser les structures établies… ce n’est plus seulement une philosophie. Ça commence à ressembler à du mépris envers les fans.
À Montréal, les gens peuvent accepter l’innovation, ils peuvent même l’embrasser… mais seulement quand ça fonctionne.
Quand tu dis « je ne me soucie pas des normes » en pleine course aux séries, alors que ton équipe multiplie les erreurs défensives et perd des matchs clés, ça ne passe plus pour du génie, ça passe pour de l’arrogance.
Parce que dans les faits, il agit comme s’il était au-dessus du modèle qui a fait ses preuves dans toute la LNH, comme s’il n’avait rien à apprendre, comme si sa vision devait absolument s’imposer peu importe les résultats.
Et ça, le Québec n’embarque plus. Pas dans une ville où chaque détail est analysé, où chaque décision est scrutée, où les partisans connaissent le hockey. Là, ce n’est plus un jeune coach rafraîchissant qui pense différemment. C’est un entraîneur qui semble refuser de s’ajuster, qui persiste dans un système qui ne tient plus, et qui envoie le message qu’il a raison contre tout le monde.
Et ça, à Montréal, c’est le début de la fin.
Le problème?
Sa façon ne fonctionne pas.
Depuis la pause, la défensive est en train de s’effondrer. Les revirements explosent. Les couvertures sont ratées. Les gardiens sont laissés à eux-mêmes.
Et lui continue de jongler.
De mélanger.
De tester.
Comme si on était encore en octobre.
Pendant ce temps, la frustration déborde même sur la glace.
La scène avec Zachary Bolduc et Arber Xhekaj en est un exemple frappant.
Les deux joueurs qui s’amusent à jouer au plus robuste dans le coin de la patinoire à l’entraînement. Pas pour rire. Pas pour niaiser.
Pour envoyer un message.
Un message clair.
On veut plus de robustesse.
On veut plus de caractère.
On veut que ça brasse.
Mais ce message-là ne semble pas être entendu.
Ou pire… ignoré.
Et c’est là que ça devient inquiétant.
Parce que pour la première fois, on sent une fracture.
Une vraie.
Entre le coach… et ce qui se passe autour de lui.
Quand Kaiden Guhle lui-même utilise le mot “soft”.
Quand St-Louis confirme publiquement (« Oui, je suis d’accord… on peut être plus robustes »).
Mais qu’ensuite, ses décisions sur la glace vont à l’opposé…
Ça envoie un message dangereux au vestiaire.
Très dangereux.
Et les images de frustration commencent à sortir.
Des bâtons fracassés.
Des regards noirs.
Un Nick Suzuki visiblement ébranlé devant les médias.
Des réponses courtes.
Un malaise palpable.
On n’avait jamais vu ça sous St-Louis.
Jamais.
Et là, tout arrive en même temps.
Même sa gestion des défenseurs devient un symbole de ce chaos.
Plus de paires fixes.
Plus de repères.
Un véritable carrousel à la ligne bleue.
Matheson avec Dobson.
Hutson avec Struble.
Guhle avec Carrier.
Et lui qui répète, presque détaché :
(« Je ne me concentrerais pas trop sur les paires… on aime ce qu’on a. On va jongler. »)
Mais pendant qu’il jongle…
Le Canadien coule.
Et la question devient inévitable.
Est-ce que Martin St-Louis est vraiment l’homme de la situation pour amener cette équipe en séries… et surtout, pour gagner?
Parce que oui, son approche a séduit au début.
Oui, il a redonné confiance aux jeunes.
Oui, il a installé une culture offensive excitante.
Mais la LNH, en mars, ce n’est plus ça.
C’est du hockey de structure.
Du hockey physique.
Du hockey discipliné.
Exactement ce que le Canadien n’est pas en ce moment.
Et plus inquiétant encore…
Exactement ce que son entraîneur semble refuser de devenir.
Alors que la pression monte.
Alors que les partisans perdent patience.
Alors que les erreurs se répètent.
Martin St-Louis reste campé sur ses positions.
Avec ses idées.
Avec ses convictions.
Avec son système.
Et avec une phrase qui résonne de plus en plus fort :
(« Je ne me soucie pas des normes. »)
Peut-être.
Mais à Montréal…
ce sont les résultats qui dictent les normes.
Et en ce moment, ces résultats sont en train de lui exploser en plein visage.
