Un rêve qui revient à Montréal… mais pas pour tout le monde.
Le Canadien est en train de retrouver quelque chose qu’on n’avait pas senti depuis longtemps. Une course aux séries. Une fébrilité. Une ville qui recommence à y croire. Et avec ça… une envie simple, presque naïve.
Être là.
Être dans le Centre Bell quand ça compte vraiment.
Mais en 2026… ce rêve-là a un prix. Et pour bien du monde… il est devenu inaccessible.
Les chiffres qui circulent depuis quelques heures donnent froid dans le dos. C’est le chroniqueur Stu Cowan, du Montreal Gazette, qui a mis la lumière là-dessus en dévoilant les prix des billets pour les détenteurs de billets de saison.
Et ce qu’on découvre… c’est brutal.
Canadiens have sent their season-ticket holders list of prices for their seats if #Habs get in playoffs: pic.twitter.com/nrjTza7KKk
— Stu Cowan (@StuCowan1) March 28, 2026
Un billet dans les bleus pour la première ronde... 130 dollars!!!!
Et ça, c’est le minimum.
Parce que si tu veux t’approcher un peu… si tu veux vivre l’expérience pleinement… on parle rapidement de 300, 450 dans les rouges… jusqu’à 676 dollars pour le prestige.
Pour un seul match.
Et ça, c’est avant même de parler du marché de la revente… où les prix vont exploser.
Ce n’est plus une sortie. Ce n’est plus une soirée de hockey.
C’est un luxe.
Et pendant ce temps, ailleurs dans la ligue… le contraste frappe.
À Buffalo, par exemple, des billets comparables se vendent autour de 82 dollars américains. Une différence énorme. Une autre réalité.
À Montréal… c’est une autre game.
Parce qu’ici, Geoff Molson le sait.
Le Centre Bell sera plein.
Peu importe le prix.
Peu importe le contexte.
Peu importe qui peut se le permettre.
Et c’est là que le malaise s’installe.
Parce que le Canadien, ce n’est pas une équipe comme les autres. Ce n’est pas un produit ordinaire. C’est une institution. Une identité. Une passion transmise de génération en génération.
Le hockey à Montréal, ça a toujours été le sport du peuple.
Le sport du gars qui travaille toute la semaine… qui économise… qui amène son enfant voir un match… qui vit ça comme un moment unique.
Mais aujourd’hui?
Ce gars-là… il regarde ça de chez lui.
Et il se demande comment on en est arrivé là.
Parce que soyons honnêtes deux secondes.
130 dollars, c’est déjà énorme.
Mais quand tu ajoutes le stationnement, la bière, la bouffe… on parle d’une soirée à 200, 300 dollars minimum.
Pour une personne.
Une famille?
On n’en parle même pas.
Et ça, c’est pour la première ronde.
Parce que si le Canadien avance… les prix montent.
Encore.
En finale, le billet le moins cher grimpe à 286 dollars.
Et les meilleurs sièges?
Près de 1500 dollars.
De base.
Sans revente.
Sans inflation du marché secondaire.
Rien.
Juste le prix “officiel”.
À ce moment-là… il faut se poser la question.
C’est pour qui, les séries?
Parce que ce n’est clairement plus pour le fan moyen.
Ce n’est plus pour le partisan qui suit l’équipe depuis des années.
Ce n’est plus pour celui qui vit le Canadien au quotidien.
C’est pour ceux qui peuvent se le permettre.
Point.
Et le plus fascinant dans tout ça… c’est que le Canadien n’a même pas besoin de s’en cacher.
Le marché est là.
La demande est là.
Les sièges vont partir.
Et Geoff Molson le sait.
Il sait que peu importe le prix… le Centre Bell va vibrer.
Mais ce qui change… tranquillement… c’est qui est dans les sièges.
Ce ne sont plus nécessairement ceux qui ont bâti cette ambiance-là.
Ce ne sont plus ceux qui ont porté cette équipe-là pendant les années difficiles.
C’est une autre clientèle.
Une clientèle capable de payer.
Et pendant ce temps… le vrai partisan regarde ça de loin.
Sur son écran.
Avec une bière à la maison.
En se disant que ce moment-là… il ne lui appartient plus vraiment.
Le Canadien est de retour.
Mais pour une partie de ses partisans… les séries au Centre Bell ne reviendront jamais.
Misère…
