Arber Xhekaj a été trahi hier... par ses présences sur la glace...
Hier, dans un match qui avait l’intensité des séries, Arber Xhekaj n’a pas seulement eu de la difficulté avec la rondelle. Il a montré qu’il n’écoutait pas son entraîneur. Et ça, à ce moment précis de la saison, c’est beaucoup plus grave.
Parce que Martin St-Louis l’avait averti dans tout ce qu’il répète depuis des mois : des présences courtes, efficaces, structurées. Jouer simple. Ne pas rester pris. Ne pas s’exposer.
Et pourtant, qu’est-ce qu’on a vu contre le Lightning? Exactement l’inverse.
Les chiffres qui ont circulé, notamment partagés par le journaliste Anthony Martineau, sont sans équivoque :
“Plusieurs longues présences sur la glace pour Arber Xhekaj jusqu’ici.”
Plusieurs longuesssss présences sur la glace pour Arber Xhekaj jusqu’ici. pic.twitter.com/ERd5JXiR4R
— Anthony Martineau (@Antho_Martineau) April 1, 2026
Ouch... Une présence qui frôle les deux minutes. À ce niveau-là, ce n’est plus un détail. C’est un signal d’alarme.
Parce qu’une présence trop longue, ce n’est jamais un hasard. Ça veut dire que tu es coincé. Que tu n’as pas réussi à sortir la rondelle. Que tu subis. Et dans le système de Martin St-Louis, ça, c’est inacceptable.
Ce qui est inquiétant, ce n’est pas juste l’erreur. C’est le timing.
Xhekaj venait tout juste de retrouver une place dans l’alignement à la suite de la blessure d’Alexandre Carrier. On parle d'une occasion en or. Peut-être la dernière vraie chance de prouver qu’il peut être fiable dans un contexte de séries.
Et au lieu de stabiliser son jeu, il retombe dans ce que le coach déteste le plus.
Sur les réseaux sociaux, les séquences tournent déjà. On voit ces longues présences, ces sorties de zone laborieuses, ces moments où il reste pris trop longtemps. Et les réactions sont brutales. Contre ce décalage entre ce qu’il devrait être… et ce qu’il montre.
Ce qui rend la situation encore plus lourde, c’est que Martin St-Louis avait littéralement préparé le terrain avant le match. Il avait envoyé un message clair, presque comme un avertissement direct à Arber Xhekaj.
Il avait expliqué qu’il devait absolument jouer avec simplicité, ne pas compliquer ses décisions avec la rondelle et surtout, ne pas se laisser affecter mentalement par une mauvaise présence.
“Pour moi, c’est d’empiler ses actions pendant ses présences. Que ce soit une bonne ou une mauvaise présence, ce qui compte, c’est la suivante. Il ne doit pas fluctuer mentalement… il doit rester constant et se concentrer sur la prochaine action.”
Et quand, quelques heures plus tard, tu vois des présences qui s’étirent, des séquences où il reste coincé et où il s’éparpille, ça donne l’impression qu’il n’a pas appliqué ce qu’on venait tout juste de lui demander. C’est exactement le genre de détail qui fait perdre la confiance d’un entraîneur.
Parce que pendant ce temps-là, le Canadien, lui, joue du hockey de séries.
Nick Suzuki parle d’une équipe qui “joue de la bonne façon”. Mike Matheson insiste sur le fait que le groupe est “au bon niveau pour avoir du succès”. Et Martin St-Louis, sans même parler après le match, envoie un message clair : la structure passe avant tout.
Dans ce contexte-là, chaque détail compte. Chaque décision avec la rondelle. Chaque changement. Chaque présence.
Et Xhekaj vient de prouver qu’il n’est pas encore capable de respecter ça de façon constante.
Le plus dur, c’est que ce n’est même pas une question d’effort. Ce n’est pas de la mauvaise volonté. C’est un problème de lecture, de gestion, de rythme... de talent...
Mais à ce stade de la saison, il n’y a plus de place pour les excuses.
Parce qu’en arrière, il y a déjà une alternative.
Adam Engström attend. Et lui, il représente exactement ce que Martin St-Louis recherche : mobilité, exécution rapide, discipline dans les présences.
Alors oui, Xhekaj est aimé dans le vestiaire. Oui, il a un rôle. Oui, il apporte quelque chose.
Mais sur la glace, hier, il a envoyé le pire message possible : il n’a pas respecté ce que son coach exige.
Et dans cette équipe-là, en ce moment, c’est le genre de détail qui peut te sortir de l’alignement aussi vite que tu y es entré.
