Avertissement pour Jacob Fowler: il doit perdre du poids

Avertissement pour Jacob Fowler: il doit perdre du poids

Par David Garel le 2026-04-01

Le portrait sur Jacob Fowler que dresse l'expert des espoirs, Scott Wheeler, fait jaser.

Parce qu’il confirme une chose très claire : Jacob Fowler n’est pas un espoir ordinaire.

Pour lui, il n’y a même pas de débat. Il voit en Fowler un futur gardien numéro un dans la LNH. Pas un bon gardien. Pas un projet intéressant. Un vrai #1 capable de s’imposer parmi l’élite.

Et quand tu regardes son parcours, tu comprends pourquoi il est aussi catégorique.

Wheeler rappelle que ça fait déjà plusieurs années que Fowler domine partout où il passe. Dès ses débuts dans la USHL, il était déjà identifié parmi les meilleurs jeunes gardiens, au point de se retrouver dans les équipes d’étoiles.

À Boston College, il n’a pas juste été bon : il a porté une des meilleures équipes du pays presque à lui seul, en jouant pratiquement toutes les minutes, en volant des matchs, en étant nommé gardien de l’année dans sa conférence.

L’an dernier, il a encore monté d’un cran avec un taux d’efficacité qui est passé de ,926 à ,940. Et même chez les pros, dès ses premiers pas, il a été capable de rivaliser, de gagner des matchs, de montrer qu’il appartenait déjà à ce niveau-là.

Cette année, dans son premier vrai parcours complet chez les professionnels, il a été le meilleur gardien à Laval quand il était là, surpassant même un vétéran établi comme Kaapo Kähkönen.

Et même si ses chiffres dans la LNH tournent autour de ,900, Wheeler nuance immédiatement : le problème, ce n’est pas juste le gardien, c’est aussi la quantité de chances que l’équipe donne. Et ça, c’est important.

Mais là où ça devient encore plus intéressant, c’est quand il parle de son profil.

Parce que Fowler, pour Wheeler, a tous les outils d’un gardien élite. Des mains solides, une lecture du jeu avancée, une capacité à fermer les angles, un positionnement propre, un contrôle des rebonds au-dessus de la moyenne.

C’est un gardien qui, quand il voit le tir, va l’arrêter. Il ne se fait pas battre proprement. Il ne laisse pas d’ouvertures. Il a les réflexes pour survivre même quand il est pris hors position. Et surtout, il a ce talent rare de faire les arrêts difficiles dans les moments importants.

Mais malgré tout ça… il y a encore un détail qui revient.

Le poids.

Wheeler le dit clairement : Fowler est encore lourd pour son gabarit. À 223 livres, c’est beaucoup pour un gardien de 6 pieds 1.

Il reconnaît qu’il a déjà fait des progrès, qu’il est dans une meilleure forme qu’avant le repêchage, qu’il a travaillé fort physiquement. Mais il reste du travail. Pas pour le transformer. Pas pour le dénaturer. Pour l’optimiser.

Parce que dans le hockey d’aujourd’hui, chaque détail compte.

Et ça rejoint directement ce que des gars comme Dany Dubé et Martin Biron ont soulevé récemment. Dubé parlait de l’importance de sa structure, de sa mitaine, de son positionnement élite… mais aussi du fait qu’il devait trouver le bon équilibre physique pour maximiser son jeu.

Biron, lui, a même laissé entendre que dans certaines séquences, il pouvait paraître plus petit dans son filet, ce qui est directement lié à son positionnement… mais aussi à sa condition physique.

Donc oui, Fowler est un phénomène.

Oui, il est probablement le gardien d’avenir des Canadiens de Montréal.

Oui, il a le potentiel de devenir un des meilleurs à sa position.

Mais ce n’est pas encore un produit fini.

Et c’est là toute la nuance dans le discours de Wheeler.

Il ne doute pas une seconde de ce qu’il va devenir.

Mais pour passer de “gardien élite en devenir” à “gardien numéro un établi”, il reste encore quelques ajustements. Et le principal, le plus concret, le plus mesurable… c’est son corps.

Parce qu’à ce niveau-là, le talent te mène loin.

Mais les détails, eux, décident jusqu’où tu vas vraiment.