Bagarre de rue au Minnesota: les frères Xhekaj dans la niche de Martin St-Louis
Florian Xhekaj et Arber Xhekaj. Radio-Canada

Bagarre de rue au Minnesota: les frères Xhekaj dans la niche de Martin St-Louis

David Garel
Le 2026-09-26

Pendant que Kent Hughes nous explique qu’une équipe peut gagner en séries avec des petits joueurs comme Logan Stankoven et Lane Hutson, pendant que Jeff Gorton nous répète qu’il ne faut pas nécessairement une grosse brigade défensive ni une formation remplie de joueurs robustes, le Wild du Minnesota et les Stars de Dallas viennent de donner une leçon de hockey au Canadien.

Avec une grosse bagarre générale en plein match préparatoire.

Et c’est exactement le genre de scène qui devrait faire réfléchir Montréal.

Le Wild et les Stars disputaient vendredi leur dernier match préparatoire. À quelques minutes de la fin, tout a complètement dégénéré.

Marcus Foligno et Jamie Benn ont jeté les gants, Michael McCarron et Justin Hryckowian se sont également battus, Matt Boldy et Thomas Harley ont été impliqués dans une autre altercation, et une véritable mêlée générale a éclaté.

Le Minnesota a finalement perdu 2-1, mais personne ne quittait la patinoire en pensant avoir assisté à un simple match préparatoire.

Absolument tout le monde s'est battu sur la glace:

Et pourquoi ces deux équipes se détestent-elles autant?

Parce que cette rivalité remonte bien avant les joueurs actuels.

Les Stars sont les anciens North Stars du Minnesota. La franchise a quitté le Minnesota en 1993 pour déménager à Dallas et a simplement abandonné le « North » de son nom. Sept ans plus tard, en 2000, la LNH est revenue au Minnesota avec une nouvelle franchise : le Wild.

Pour les partisans du Minnesota, les Stars ne sont pas simplement une équipe située au Texas.

Ce sont les gens qui sont partis avec leur équipe.

Le Wild a donc grandi dans l’ombre de cette histoire. Dallas a conservé une partie de l’héritage des North Stars, remporté la Coupe Stanley en 1999 et bâti sa propre identité au Texas.

Minnesota, pendant ce temps, a dû attendre sept ans pour retrouver une équipe de la LNH. La rivalité possède donc une dimension historique que les autres rivalités de division n’ont pas nécessairement. La LNH elle-même a présenté en 2026 cette confrontation comme une rivalité nourrie par l’histoire des North Stars.

Puis les deux équipes se sont retrouvées en séries l’an dernier.

Et le Wild a éliminé Dallas 4-2 au premier tour.

Alors quand les deux formations se retrouvent sur la glace quelques mois plus tard, même pendant la présaison, personne n’a oublié.

Regardez la scène.

Les joueurs se cherchent.

Les coups commencent à partir.

Foligno répond à Benn.

McCarron embarque dans la danse.

Les autres joueurs accourent.

Ça devient une vraie bagarre de rue.

En septembre. Dans un match préparatoire.

C’est exactement ça, le hockey de séries.

Pendant ce temps, Martin St-Louis a encore envoyé Arber Xhekaj dans sa niche, alors que Florian Xhekaj n'est même pas assuré de commencer la saison à Montréal.

Les dirigeants du CH se bombent le torse avec des joueurs extrêmement talentueux, rapides, intelligents et capables de contrôler la rondelle.

Tout ça est magnifique.

Jusqu’au moment où une série devient une guerre de territoire.

Parce qu’en avril, personne ne demande à l’adversaire la permission de jouer physique.

Personne ne dit : « Montréal possède beaucoup de talent offensif, alors évitons les batailles dans les coins. »

Qui va répondre à Montréal?

O ne pourra pas demander à Lane Hutson de devenir le shérif.

Il faudra avoir construit une équipe capable de survivre à la guerre.

Et pour l’instant, Le Country Club du CH veut une équipes de princesses talentueuses.

Mais on a besoin d'acteurs de "Slap Shot".

Parlez-en à Cole Caufield qui avait peur de se casser un ongle au printemps dernier.