Pauvre Pierre-Karl Péladeau. TVA Sports est tellement rendu non-pertinent médiatiquement au Québec, que la station n'a eu aucun sketch les parodiant.
Pourtant, tout le monde se souvient qu'à chaque année, les Élizabeth Rancourt, Maxim Lapierre, Dave Morissette et compagnie se faisaient parodier année après année.
Le Bye Bye 2025 a bel et bien été cinglant envers Jean-Charles Lajoie, mais c'était envers son balado et non TVA Sports.
Cela veut dire que les cote d'écoute de la station étaient tellement minimes, que les créateurs de l'émission de fin d'année ont tassé TVA Sports.
Et pendant ce temps, Occupation Double de son ex Julie Snyder fut l'un des sketchs les plus écoutés sur les différentes plate-formes.
C’est un de ces moments où le Québec médiatique s’arrête. Plus de dix ans après leur séparation, Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau rejouent leur guerre sur la place publique.
Mais cette fois, c’est une guerre à sens unique. Julie Snyder ne se contente plus de survivre. Elle gagne et le frappe même jusqu'au Bye Bye. Et Péladeau, lui, s’efface.
Ouch. Et cela arrive la même année que Péladeau a trahi son ex-femme au pire moment.
Dans une déclaration sous serment, transmise à la cour dans le cadre du procès civil de Gilbert Rozon, Péladeau a formellement contredit Julie Snyder.
Il affirme ne pas se souvenir avoir assisté à un souper chez Rozon où Julie aurait été importunée. Et il ajoute ne pas se rappeler qu’elle lui ait jamais parlé d’un malaise. En pleine cause d’agressions sexuelles présumées, ce geste a fait l’effet d’un uppercut judiciaire.
Mais derrière cette intervention, tout le monde a vu la même chose : une tentative de reprendre le contrôle du récit, de remettre Julie Snyder à sa place. Et ça, c’est le drame de Péladeau. Il pense encore pouvoir effacer Julie. Mais Julie n’est plus effaçable.
Non seulement le Bye Bye 2025 a parodié Occupation Double tellement c'est énorme, Guy A Lepage a parodié Gilbert Rozon en le traitant... de menteur...
Ouf.
Alors que TVA Sports est en état de mort cérébrale, que le Groupe TVA implose financièrement, que la rumeur d’une fermeture circule si TVA Sports n'arrive pas à avoir au moins quelques matchs du CH pour la saison 2026... Julie Snyder est en feu.
En 2025, OD Tentations explose les records sur Crave, devenant la production originale québécoise la plus regardée de l’année.
C’est plus qu’un retour. C’est une vengeance scénarisée. Julie ne revient pas en douce. Elle revient subventionnée. Elle revient acclamée. Elle revient intouchable.
Mais le détail le plus cruel est venu du Bye Bye 2025.
Pas une blague sur TVA Sports.
Pas une allusion à PKP.
Rien. Le vide. Le néant.
Et c’est là que se cache la plus grande des humiliations. Parce que toute ces années, Élizabeth Rancourt et compagnie étaient ridiculisée. Parce que TVA Sports, à défaut d’être aimée, était au moins visible. On riait de la chaîne, mais elle faisait encore partie de l’écosystème.
En 2025? Plus rien.
Et pendant ce temps, Occupation Double, la création de Julie Snyder, est utilisée dans un sketch. C’est elle, maintenant, la référence culturelle. C’est son univers qu’on parodie. C’est elle qu’on célèbre. C’est elle qui a gagné.
Pierre Karl Péladeau a tout misé sur TVA Sports. Il a sacrifié Occupation Double pour acheter les droits de la LNH à RDS. Un pari colossal entre 720 et 800 millions. Il rêvait de transformer Québecor en empire sportif.
Mais l’empire s’est effondré.
TVA Sports a perdu plus de 300 millions de dollars. La chaîne ne survit qu’à coups de transferts internes entre Quebecor et la pauvre station. Sa marge de crédit a fondu. Ses cotes d’écoute sont catastrophiques.
La plus grande humiliation? Julie Snyder, l’ex qu’il a traînée en justice, est désormais la figure de proue du contenu francophone à succès.
Le conflit entre Julie et PKP n’est pas qu’un divorce. C’est un affrontement de modèles. Un duel entre deux visions du Québec.
Julie incarne l’audace, la créativité, la modernité. Elle produit des formats sexy, engagés, risqués. Elle parle aux jeunes, aux femmes, aux familles. Elle comprend le web, la télé linéaire, la culture de plateforme. Et surtout, elle gagne.
PKP, lui, dépérit dans un modèle industriel daté. Il a tout misé sur la verticalité, sur le câble, sur les droits exclusifs. Et pendant qu’il se bat contre l’État, contre Radio-Canada, contre les géants, Julie Snyder joue dans leur cour. Et les bat.
Dans ce contexte, la déclaration de PKP dans le procès de Rozon n’a pas été perçue comme un simple témoignage. Elle a été vue comme une tentative de vengeance. Un baroud d’honneur.
Il savait que son intervention allait être médiatisée. Il savait que ça allait heurter Julie. Et il savait qu’il allait être contredit par la juge, qui a d’ailleurs écarté une partie de sa déclaration en affirmant qu’elle reposait sur des mythes et stéréotypes sur les victimes d’agressions sexuelles.
Mais il l’a fait quand même. Parce qu’il ne lui reste que ça. L’opposition. La contradiction. Le ressentiment.
Et pourtant… il a tout essayé
Rappelons-nous : PKP a engagé Garda pour faire suivre Julie en 2016. Il voulait savoir avec qui elle était. Il l’a nié publiquement. Il a fini par l’admettre, en cour, des années plus tard.
Il a aussi poursuivi Productions J pour une facture de 45 000 $ de cellulaire, sur une ligne utilisée par leur fils. Il a maintenu la poursuite alors que Julie frôlait la faillite.
Il a bloqué ses contrats à TVA. Il a coupé ses collaborations. Il a tout fait pour la faire disparaître.
Mais elle est revenue. Et plus grande que jamais.
Le rêve des Nordiques : la dernière trahison
La dernière blessure pour le Québec? Le rêve des Nordiques.
Tout le monde croyait que PKP allait ramener le hockey à Québec. Il a construit un amphithéâtre. Il s’est affiché comme le sauveur. Il a promis.
Mais la vérité, c’est que ce rêve appartenait à Julie.
C’est elle qui y croyait. Elle qui a produit Montréal-Québec, la série qui a rallumé la flamme. Elle qui a poussé PKP à s’investir.
Et après le divorce? Il a tout laissé tomber.
Il a investi dans les Alouettes, dans Freedom Mobile… mais pas un sou dans le hockey.
Même Régis Labeaume l’a dit, selon Jeff Fillion :
« Les Nordiques, c’était la bébelle à Julie. »
Et aujourd’hui, Québec est orpheline. Le rêve est mort. Enterré avec leur couple.
Julie Snyder, l’héritière de l’imaginaire québécois
Elle est aujourd’hui la femme la plus influente du showbiz québécois.
Et le Bye Bye 2025 a tranché : elle est toujours là.
PKP, lui, a perdu trop de plumes avec TVA Sports. Il doit se réveiller... et passer à autre chose...
