Lâche un jour... lâche toujours...
Il y a des joueurs qui assument ce qu’ils sont. Et il y en a d’autres qui passent leur carrière à se cacher derrière les angles morts du règlement, les moments opportuns et la protection tacite de la ligue.
Brad Marchand, lui, a fait un choix depuis longtemps. Celui d’être un rat. Et pas un rat courageux qui accepte de payer le prix de ses gestes, non. Un rat calculateur, fuyant, qui frappe quand personne ne peut répondre, puis disparaît dès que la musique change.
Le coup à la tête sur Mike Matheson n’est pas un accident de parcours. C’est une signature. Marchand a vu l’ouverture, il a vu que Matheson était vulnérable, et il a choisi la solution la plus sale possible : viser la tête, le long de la bande, sans jamais avoir à répondre de quoi que ce soit.
Blatant elbow to the chin from Marchand to Matheson.
— Marc Dumont (@MarcPDumont) December 31, 2025
Dumb, dumb play by the veteran.
Habs to the powerplay. #GoHabsGo pic.twitter.com/xwXsp2ed5O
Pas de combat. Pas de confrontation. Pas de code. Juste un geste lâche, suivi d’un regard vide et d’un retour au banc comme si de rien n’était.
Et ce qui rend la scène encore plus révoltante, c’est ce qui n’est pas arrivé après.
Parce que tout le monde le sait. Brendan Gallagher était prêt ce soir. Prêt à lui tomber dessus. Prêt à lui faire payer. Prêt à venger un coéquipier qui a subi une commotion après coup dangereux.
Ce n’est pas un secret, Gallagher n’a jamais fui ce genre de moment. Il vit pour ça. Il respire ce code-là. Et Gally était le seul qui pouvait jeter les gants contre Marchand vu la taille.
Mais Marchand le rat simule une blessure au jour-le-jour. Il a fait exactement ce qu’il fait toujours : se sauver.
Ne vous y trompez pas. Ce n’est pas parce qu’il est vraiment blessé. Marchand a peur. Il ne voulait pas se battre avec Gallagher.
Il aurait pu répondre de ses actes. Il aurait pu montrer, une fois dans sa carrière, qu’il avait autre chose que des coups vicieux dans son arsenal. Mais non. Trop risqué. Trop exposant. Trop dangereux pour quelqu’un qui préfère frapper par-derrière que d’assumer devant.
Et le plus insultant dans tout ça, c’est que ce même joueur va très probablement être en uniforme au prochain match, à Ottawa, comme si de rien n’était.
Un peu plus et il va faire un autre tour de Ferrari, comme si de rien n'était.
Brad Marchand Winter Classic Highlights after intentionally elbowing Mike Matheson in the head:
— HFTV (@HFTVSports) January 3, 2026
- PUMPED 5-1 by the RANGERS 💀
- 0 G 🥶
- 0 AURA 😴
- Still looks like a dirty rat 🐀pic.twitter.com/whFrwJmW3o
Comme si son coup salaud n’avait jamais existé. Comme si Mike Matheson n'avait pas eu à gérer des maux de tête assez sérieux pour rater un match à la dernière seconde. Comme si la sécurité des joueurs était réellement une priorité et non un slogan fake utilisé quand ça fait l’affaire de la Ligue nationale de hockey.
Ce qui choque, ce n’est même plus le geste en soi. C’est le pattern. Marchand choisit toujours ses moments. Toujours ses cibles. Toujours les contextes où il sait qu’il n’aura pas à payer le prix.
Trop petit pour affronter Arber Xhekaj. Trop peureux pour se battre contre Gallagher.
Le respect, dans la LNH, vient quand tu acceptes de répondre de tes gestes. Quand tu assumes ce que tu fais. Quand tu ne te sauves pas dès que quelqu’un comme Gallagher s’avance pour régler ça à l’ancienne.
Un rat un jour, un rat toujours. Et plus les années passent, plus ça saute aux yeux. Marchand ne joue pas avec le feu. Il joue avec les angles morts. Il ne provoque pas pour se battre. Il provoque pour blesser, puis se défiler. Et tant que la ligue continuera de fermer les yeux, il continuera.
Mais qu’on ne vienne plus nous parler de code. Qu’on ne vienne plus nous parler de respect entre joueurs. Parce que dans cette histoire, il n’y en avait qu’un qui était prêt à assumer. Et ce n’était pas Brad Marchand.
