Blessure de Josh Anderson : rien de rassurant dans ce qui circule

Blessure de Josh Anderson : rien de rassurant dans ce qui circule

Par André Soueidan le 2026-01-02

Le silence du Canadien commence à parler plus fort que n’importe quel communiqué.

Aucune mise à jour officielle.

Aucun diagnostic.

Aucune durée évoquée

. Juste une confirmation froide : Josh Anderson n’est pas revenu au jeu après un contact en fin de deuxième période… et rideau.

Mais pendant que l’organisation ferme les valves, les images, elles, tournent en boucle.

Et ce que plusieurs observateurs ont remarqué sur les séquences vidéo, c’est difficile à ignorer : après le contact, Anderson se tient clairement le côté gauche de la hanche.

Pas le genou. Pas la cheville. Pas l’épaule. La hanche.

Une zone qui, chez un joueur de hockey, n’est jamais anodine.

À partir de là, impossible de conclure quoi que ce soit officiellement ... et il faut le répéter ... mais le portrait des blessures possibles dans cette région-là est connu.

Chez les joueurs de hockey, lorsqu’un contact est suivi d’une réaction immédiate à la hanche ou à l’aine, on pense d’abord à des problèmes musculaires : adducteurs, fléchisseurs de la hanche, psoas ou une contusion profonde.

Dans le meilleur des scénarios, on parle d’une élongation mineure, du genre inconfortable mais gérable, comparable à ce qu’a déjà vécu Jake Evans : quelques semaines, du traitement, pas de chirurgie, pas de catastrophe.

Dans un scénario un peu moins rose, ce sont des blessures sournoises, connues pour traîner, pour limiter l’explosion, pour gruger la vitesse… exactement le genre de choses qui affectent un joueur dont le jeu repose sur la puissance, la pression et l’impact physique.

Et c’est là que l’inquiétude s’installe.

Parce que Josh Anderson, ce n’est pas juste une ligne de statistiques.

Même avec 8 buts et 4 passes, ce gars-là donne 15 minutes lourdes, tue des punitions, forechecke comme un camion, ouvre de l’espace pour les autres et encaisse le jeu physique soir après soir.

Un héros obscur, mais essentiel.

Le perdre, surtout en même temps que d’autres absences déjà lourdes ... Newhook, Dach, Laine, Evans ... ce n’est pas banal.

Et le remplacer par un simple rappel, aussi prometteur soit-il, ne couvre pas l’aspect vétéran, ni l’impact émotionnel dans le vestiaire.

À ce stade-ci, tout reste au conditionnel.

Ce n’est peut-être rien.

Ce n’est peut-être qu’un coup.

Ce n’est peut-être qu’une précaution.

Mais tant que le Canadien garde le silence, tant qu’Anderson n’a pas été officiellement évalué et tant qu’aucun mot n’est prononcé sur la nature exacte de la blessure, les signaux qui circulent ne sont pas rassurants.

Une chose est certaine : ce n’est pas le moment pour Montréal de perdre un Josh Anderson.

Et ce n’est jamais bon signe quand l’information sort au compte-gouttes… pendant que le joueur, lui, reste dans l’ombre.

À suivre.