Blockbuster: TVA Sports envoie Olivier Kapanen à St-Louis

Blockbuster: TVA Sports envoie Olivier Kapanen à St-Louis

Par David Garel le 2026-01-28

Depuis quelques jours, ça brasse: quelque chose bouge à Montréal selon TVA Sports.

Mardi encore, les Blues de Saint-Louis étaient bien représentés au Centre Bell, observateurs attentifs d’un match contre le Colorado, alors que la formation de Canadiens de Montréal continue d’envoyer des signaux contradictoires : progression individuelle évidente, mais plafond collectif encore fragile.

Ce n’est pas un hasard si, dans les discussions à TVA Sports, le nom de Robert Thomas revient avec insistance. Un centre de premier plan, sous contrat, au cœur même de ce que Montréal recherche depuis des années.

Jean-Charles Lajoie l’a dit sans détour : si St. Louis enclenche une vraie reconstruction, Thomas devient une cible logique, mais à un prix colossal.

On parle d’un échange qui exige un sacrifice réel, possiblement douloureux, incluant un défenseur établi comme Kaiden Guhle ou David Reinbacher, et surtout un espoir qualifié de « premium ».

C’est là que les noms de Michael Hage et Alexander Zharovsky surgissent. Et c’est là que la ligne est tracée. À Montréal, on sait très bien que ces deux joueurs ne sont pas sur le marché. Pas maintenant. Pas à ce stade-ci de la reconstruction.

Les dirigeants du CH n’ont aucun intérêt à btiser leur avenir pour accélérer artificiellement le présent.

La question devient donc stratégique : peut-on contourner l’exigence sans la nier ? Jean-Charles Lajoie évoque une avenue audacieuse, presque un tour de passe-passe à la Kent Hughes.

Substituer l’espoir « premium » en misant sur Oliver Kapanen, ajouter Alex Newhook, insérer un choix de première ronde conditionnel, et équilibrer la masse salariale en transférant le contrat de Patrik Laine, accompagné d’un choix conditionnel de deuxième ronde en 2027 ou 2028.

Dans ce scénario, Montréal obtiendrait non seulement Robert Thomas, mais aussi Colton Parayko, le défenseur droitier format géant, disponible selon plusieurs sources internes aux Blues.

En retour, St. Louis recevrait un défenseur d’avenir (Guhle ou Reinbacher), Kapanen, Newhook, Laine, ainsi que des choix conditionnels de premier et deuxième tours.

Oui, ça ressemble à une transaction de jeu vidéo. Oui, ce genre de méga-échange est devenu rare dans la LNH moderne. Mais il n’est pas interdit. Et surtout, il correspond exactement au moment que traverse le Canadien : celui où les gestes doivent enfin être à la hauteur du discours.

Il faut être honnête, et arrêter de se raconter des histoires : ce package-là, tel quel, ne sera probablement pas suffisan tpour convaincre les Blues de Saint-Louis de lâcher Thomas.

À St-Louis, on ne cherche pas à se débarrasser de joueurs par défaut, on cherche à maximiser une reconstruction qui devra être assumée politiquement et sportivement.

Ajouter des morceaux intéressants, des choix conditionnels et un contrat à absorber peut rendre la discussion crédible, mais ce n’est pas encore le coup de massue qui force Doug Armstrong à dire oui. Il manque toujours un élément central, un joueur autour duquel les Blues peuvent vendre leur virage à leurs partisans.

Kaiden Guhle a toujours intéressé St. Louis. Les Blues l’ont déjà dans les discussions entourant Jordan Kyrou cet été, et son nom n’a jamais disparu de leur tableau.

Même chose pour David Reinbacher, identifié dès le repêchage comme un défenseur droitier au profil exactement recherché par l’organisation. La transaction passe nécessairement par l’un de ces deux noms.

À Kent Hughes de convaincre les Blues sans inclure Hage ou Zharovsky.

Et c’est ici que le congédiement d’Éric Raymond prend tout son sens. S’il avait été remercié il y a deux ans, alors que les victoires et les défaites n’avaient aucune importance, on aurait pu questionner la décision.

Mais aujourd’hui, le contexte est radicalement différent. Raymond n’est pas congédié pour incompétence, au contraire. Il est reconnu comme un excellent entraîneur de gardiens et un être humain respecté. Il est victime des circonstances.

Les dirigeants du CH constatent que plusieurs joueurs de champ atteignent ou dépassent des sommets personnels, tandis que la constance devant le filet tarde à s’installer.

Les chiffres sont éloquents : paradoxalement, les gardiens du Canadien performent mieux lorsqu’ils sont davantage sollicités. Un problème mental, pas technique. Il fallait donc changer le discours, l’approche, la voix.

L’arrivée de Marco Marciano s’inscrit dans cette logique. Travailler le mental de Samuel Montembeault, de Jakub Dobeset même de Jacob Fowler, pour qu’ils maintiennent le même niveau de concentration, peu importe le volume de tirs.

Ce congédiement n’est pas une fin, c’est un signal. Le Canadien ne se contente plus d’évaluer. Il agit. Et s’il est prêt à se séparer d’un bon coach, d’un bon père de famille, ce n’est certainement pas pour rester immobile sur le marché des transactions.

Alors oui, la question se pose. Est-ce que ce changement de garde suffit ? Absolument pas. Mais il confirme une chose : Montréal est entré dans une phase où l’audace devient nécessaire. Et si une transaction majeure doit marquer ce virage, ce sera maintenant. Pas demain. Pas quand il sera trop tard.