La bombe vient de tomber à Milan : Sidney Crosby ne sera pas en uniforme pour la demi-finale.
Sidney Crosby will not play in the semifinals. Connor McDavid will wear the ‘C’ today, with Cale Makar and Nathan MacKinnon serving as alternates.
— Hockey Canada (@HockeyCanada) February 20, 2026
Sidney Crosby ne jouera pas en demi-finale. Connor McDavid portera le « C » aujourd’hui, Cale Makar et Nathan MacKinnon, le « A ». pic.twitter.com/Vk9J07BQzg
Le Canada devra donc tenter d’atteindre le match pour la médaille d’or sans son capitaine, sans son leader émotionnel, sans celui qui incarne l’ADN de cette équipe depuis deux décennies.
Et soudainement, tout change.
Le « C » passe à Connor McDavid, pendant que Nathan MacKinnon et Cale Makar hériteront des lettres d’assistants.
La passation des pouvoirs entre les deux légendes canadiennes est commencée.
Mais au-delà des symboles, la vraie question est ailleurs.
Qui va répondre présent quand ça compte vraiment?
La réponse est déjà connue.
C’est Nick Suzuki.
Il y a encore 48 heures, certains le voyaient sortir de l’alignement. On doutait de son impact. On questionnait son rôle. On parlait même d’un possible sacrifice pour faire de la place à Brad Marchand.
Aujourd’hui, Suzuki est devenu le joueur qui a sauvé le tournoi canadien en remplaçant Sidney Crosby au centre de Mark Stone et Mitch Marner.
Il reprendra sa place au sein de ce trio dévastateur. Voici l'alignement:
Team Canada 🇨🇦 lineup vs. Finland 🇫🇮
— Daily Faceoff - Fantasy (@DFOFantasy) February 20, 2026
Horvat & Jarvis move up to play with MacKinnon. Suzuki remains in Crosby's spot. Bennett draws in, Reinhart 13th forward.
🥅: Jordan Binnington starts in net pic.twitter.com/Busd4zwD7o
C’est lui qui a fabriqué le but égalisateur au complet (de son échec-avant à sa déviation incroyable) contre la Tchéquie à quelques minutes de l’élimination.
This entire shift by Nick Suzuki 🇨🇦 was unreal.
— /r/Habs (@HabsOnReddit) February 18, 2026
He was a one man forecheck who started the play and scored the game-tying goal.
Our Habs captain is as clutch as it gets 🔥
pic.twitter.com/aNTKtMsqmI
C’est lui qui a calmé le jeu quand tout brûlait. C’est lui qui a fait les deux échecs avant parfaits, la lecture intelligente en entrée de zone, la déviation subtile devant le gardien.
Et tout ça, sans jouer en avantage numérique.
Classique Nick Suzuki.
Pendant que certains accumulent les points dans des victoires faciles, lui attend les moments lourds. Ceux où l’équipe tire de l’arrière. Ceux où le banc est silencieux. Ceux où un pays entier retient son souffle.
Jon Cooper l’a dit clairement : quand le pays a besoin d’un but, Suzuki répond.
Brad Marchand aussi l’a martelé : ce que Suzuki fait ne se voit pas toujours sur la feuille de pointage, mais ça change les matchs.
Et maintenant, sans Crosby, cette vérité prend encore plus de poids.
Parce que Suzuki n’est pas seulement un fabricant de jeux.
C’est un stabilisateur.
Un joueur qui comprend le tempo international.
Un joueur qui accepte n’importe quel rôle.
Un joueur qui transforme un malaise personnel, comme son poteau sur filet désert ou sa couverture imparfaite sur le but tchèque, en carburant collectif.
Il s’est senti coupable. Il l’a admis. Il savait qu’il devait se lever.
Et il l’a fait.
Ce n’est pas un hasard.
Ce Suzuki-là est le produit direct de Martin St-Louis. De cette obsession pour la simplicité, pour l’entrée de zone contrôlée, pour l’échec avant intelligent. À Montréal, on lui a appris que tu ne balances pas la rondelle n’importe où : tu la transportes, tu vas la chercher toi-même, tu crées ton propre chaos.
Il vient de l’appliquer sur la plus grande scène possible.
Maintenant, place à la demi-finale.
Et attention aux Finlandais.
Ils sont structurés. Patients. Mortels en transition. Ils ne donnent rien gratuitement. Ce sera un match fermé, physique, stratégique, exactement le genre de rencontre où Crosby aurait normalement fait la différence.
Mais il n’est pas là.
Alors ça va prendre autre chose.
Ça va prendre McDavid pour l’explosion.
MacKinnon pour la puissance.
Makar pour la mobilité.
Et Suzuki pour le cerveau.
On est à quelques pas de la finale pour l’or.
Oui, l’absence de Crosby fait mal.
Mais le Canada a déjà montré qu’il peut survivre à l’adversité. Ces gars-là ont joué trois matchs ensemble avant d’affronter la Tchéquie. Ils ont trouvé des solutions sous pression maximale. Ils ont appris à gagner autrement.
Et maintenant, ils savent exactement ce que ça prend.
On a douté de Suzuki.
Grave erreur.
Parce que quand le chaos s’installe, c’est souvent lui qui remet tout le monde dans l’axe.
Go Canada Go.
Sans Crosby.
Mais avec un nouveau héros silencieux.
Et une demi-finale qui promet d’être électrique.
