Marc Bergevin à Nashville : la bombe qui secoue la LNH… et qui force enfin le silence à éclater.
C’est le genre de rumeur qui ne circule jamais par hasard dans les corridors de la Ligue nationale.
Depuis 48 heures, un même scénario revient d’une source à l’autre : Marc Bergevin serait sérieusement pressenti pour devenir directeur général des Predators de Nashville, dans une structure où Brendan Shanahan hériterait du rôle de président des opérations hockey.
Rien n’est encore officialisé. Mais dans le jargon de la LNH, quand plusieurs informateurs indépendants parlent du même tandem, ce n’est plus une hypothèse abstraite. C’est un dossier vivant.
Et à Nashville, on est précisément rendu là.
Tout part du départ annoncé de Barry Trotz, qui a confirmé son intention de céder son poste de DG dès qu’un successeur sera trouvé, avant de demeurer dans un rôle consultatif. L’organisation du Tennessee veut tourner une page, restructurer son département hockey, et idéalement régler ça avant le prochain repêchage.
Le propriétaire Bill Haslam l’a dit ouvertement : Nashville veut prendre son temps… mais pas trop.
Et dans ce processus, deux profils reviennent avec insistance : Shanahan pour piloter la vision globale, Bergevin pour gérer le quotidien hockey.
Un duo de poids lourds.
Ce qui rend cette histoire fascinante, c’est qu’on a déjà vu ce film commencer ailleurs.
À Toronto.
Quand Shanahan était président des Maple Leafs de Toronto, Marc Bergevin figurait parmi les candidats sérieux pour le poste de directeur général. À la dernière seconde, Shanahan avait changé d’idée et opté pour un autre profil. (Brad Treliving)
Au final, Treliving a détruit les Leafs... et Shanahan a été congédié.
Aujourd’hui, le contexte est différent.
Shanahan ne serait plus à Toronto. Il serait sur le point de prendre les commandes à Nashville. Et Bergevin, lui, cherche activement à redevenir DG après être passé par Los Angeles comme conseiller, puis par Buffalo comme DG associé.
Cette fois, il pourrait enfin obtenir les clés.
Bergevin, l’homme des transactions
Il faut être clair avec les lecteurs qui débarquent dans ce dossier : Marc Bergevin n’a jamais été reconnu comme un architecte de reconstruction via le repêchage.
Sa force, historiquement, ce sont les transactions.
À Montréal, ses années ont été marquées par des coups audacieux, parfois brillants, parfois catastrophiques, mais rarement tièdes. Il a toujours préféré bouger, ajuster, provoquer des électrochocs plutôt que patienter.
Il faut se rappeler qu'on lui doit Nick Suzuki, Cole Caufield et Kaiden Guhle.
Et c’est exactement ce que Nashville pourrait rechercher en ce moment.
Parce que les Predators sont coincés dans une zone grise.
Ils ne sont pas assez mauvais pour tout démolir.
Pas assez bons pour aspirer sérieusement à la Coupe.
Une équipe vieillissante, peu d’espoirs élites, une fenêtre qui se referme doucement.
Bref : un terrain parfait pour un DG de transactions.
Prenez Ryan O’Reilly.
À 35 ans, il produit presque à un point par match. Son contrat est raisonnable. Son leadership est réel. Barry Trotz demandait récemment un jeune joueur d’impact plus un choix de premier tour pour envisager un échange.
Mais voilà : Nashville est encore dans la course aux séries.
Et c’est là que tout bascule pour le Canadiens de Montréal. Au Québec tout le monde le sait : le CH est très, très intéressé à Ryan O’Reilly depuis longtemps.
Un centre vétéran, champion de la Coupe Stanley, leader naturel, encore productif à 35 ans, sous contrat raisonnable, exactement le genre de pièce que Kent Hughes rêve d’ajouter pour encadrer ses jeunes et accélérer la transition vers un vrai club compétitif.
Mais si Marc Bergevin devient DG des Predators de Nashville, ce dossier est mort-né. Bergevin déteste les reconstructions longues et douloureuses : il privilégie toujours les vétérans établis, les leaders éprouvés, les équipes prêtes à gagner maintenant.
O’Reilly cadre parfaitement avec sa philosophie. Pire encore pour Montréal : Bergevin avait déjà tout tenté pour l’amener au CH dans le passé. Il l’adorait comme joueur. Alors imaginer qu’il accepterait aujourd’hui de l’envoyer au Canadien, alors qu’il serait en position de force à Nashville? Ça n’arrivera jamais.
Si Bergevin prend les commandes au Tennessee, ce ne sera pas seulement une bombe organisationnelle, ce sera aussi un coup direct au plan de Hughes. Marc Bergevin va gâcher le plan de Kent Hughes
Le vrai choc pour le Québec : Bergevin n’aura plus le choix de parler
Et là, il y a l’éléphant dans la pièce.
Si Marc Bergevin devient officiellement DG à Nashville, il ne pourra plus se cacher.
Il devra tenir une conférence de presse.
Il devra répondre aux questions nationales.
Il devra affronter les journalistes québécois.
Les mêmes qu’il évite depuis plus de deux ans.
Les mêmes qu’il a ignorés à Vegas, à Québec, à Montréal.
Cette fois, impossible de contourner ça.
Le DG des Predators parle aux médias. Point final.
Ce serait un moment symbolique énorme : l’homme qui s’est muré dans le silence depuis son congédiement du Canadiens de Montréal serait forcé de refaire face à la machine médiatique québécoise.
Qu’il le veuille ou non.
Une revanche professionnelle… ou un dernier chapitre?
Il faut aussi comprendre la trajectoire récente de Bergevin.
Depuis Montréal, il a été finaliste ou sérieusement considéré pour plusieurs postes :
À Pittsburgh.
À Toronto.
À Columbus.
À New York (Islanders).
À chaque fois, il est passé proche.
À chaque fois, quelqu’un d’autre a été choisi.
Nashville sera sa vraie seconde chance.
Pas comme conseiller.
Pas comme DG associé.
Comme patron hockey.
Avec Shanahan au-dessus de lui, pour encaisser une partie de la pression publique.
Ironiquement, c’est peut-être à Nashville que Marc Bergevin va réellement tourner la page de Montréal.
Rn tant que DG, obligé de répondre aux questions québécoises qu’il fuit depuis des années.
Ce serait brutal.
Ce serait direct.
Ce serait du Bergevin.
Et pour la LNH, ce serait une véritable bombe.
Parce que quand Marc Bergevin reprend un fauteuil de DG, ça ne reste jamais tranquille bien longtemps.
