Bombe à Radio-Canada: le pire est annoncé pour Pierre-Karl Péladeau

Bombe à Radio-Canada: le pire est annoncé pour Pierre-Karl Péladeau

Par David Garel le 2026-03-23

Pendant que les réseaux sociaux rient, ou pleurent, devant un moule Reese’s à la lave au chocolat en plein entracte...

Une réalité beaucoup plus inquiétante se joue en coulisses. Et cette fois, ce n’est pas une impression. Ce n’est pas une exagération. C’est documenté, analysé, décortiqué par Radio-Canada.

Et ce qui en ressort est brutal : le modèle économique de TVA Sports et Pierre Karl-Péladeau est brisé.

Depuis des mois, une question hante le monde du hockey : qui va diffuser les matchs du Canadien en français?

Normalement, ce genre de dossier est réglé des années à l’avance. Les chaînes planifient leur grille, négocient leurs contrats publicitaires, structurent leurs équipes. Rien n’est improvisé.

Mais là?

À quelques semaines de la fin de la saison, près de la moitié des matchs du Canadien n’ont toujours pas de diffuseur francophone.

Du jamais vu.

Le 2 avril 2025, Rogers a frappé fort : 11 milliards de dollars pour renouveler les droits nationaux de la LNH sur 12 ans.

Pour comparer : le précédent contrat était de 5,2 milliards.

Une hausse de près de 60 %, inflation incluse.

Il y a 12 ans, Rogers avait ensuite refilé les droits francophones à TVA Sports pour environ 800 millions de dollars. Résultat?

Une catastrophe financière.

Pierre Karl Péladeau lui-même l’a admis :

230 millions de pertes liées à cette aventure.

Et il a été clair :

TVA Sports n’a ni les moyens, ni le modèle pour recommencer.

Un réseau déjà saigné à blanc.

Depuis 2023 : près de 800 postes supprimés, 87 licenciements supplémentaires en 2025, déménagement du siège social, réduction massive des coûts

TVA Sports n’est pas en ajustement.

TVA Sports est en mode survie.

Même RDS est en difficulté… mais pas pour les mêmes raisons.

Les chiffres sont frappants.

En 2024 :

RDS : 20,3 M$ de pertes

TVA Sports : 15,4 M$ de pertes

Mais la différence est majeure.

RDS a TSN derrière, qui génère des profits massifs.

TVA Sports? Personne.

Aucun filet. Aucun amortisseur.

À partir de la saison prochaine :

RDS : 45 matchs

Total saison : 84 matchs.

Il reste donc 39 matchs non attribués en français.

Sans compter les séries, les plus rentables.

Même les Sénateurs d’Ottawa attendent que ce dossier se règle pour avancer.

Tout est bloqué.

Un nouveau modèle… ou un aveu d’échec?

La LNH et le Canadien explorent une idée radicale : abandonner la structure classique, répartir les matchs différemment sur les plateformes de streaming, impliquer de nouveaux joueurs.

Pourquoi?

Parce qu’au Québec, contrairement au reste du Canada, seul le Canadien compte. Les “matchs nationaux” ont moins de valeur

Et surtout… les diffuseurs francophones n’ont plus les moyens.

Bell réfléchit à une autre approche : sécuriser RDS avec 45 matchs. transférer du contenu vers Crave. maximiser les abonnements numériques.

Pendant ce temps, Amazon rôde.

Et TVA Sports?

Elle regarde le train passer.

Et maintenant, imaginez le pire scénario.

Imaginez une seconde.

TVA Sports réussit à obtenir une portion des droits nationaux.

Avec : un modèle déficitaire, des revenus en chute, une pression publicitaire extrême.

Qu’est-ce que ça donne?

On l’a déjà vu.

Pizza Salvatore en direct:

Beignes Tim Hortons "Biscoff" intégrés à l’analyse:

Lattés Tim Hortons en transition.

Reese’s à la lave au chocolat en plein entracte

Et là, ce serait quoi?

Des commandites en pleine mise au jeu?

Des segments sponsorisés pendant les buts?

Des analystes forcés de vendre entre deux jeux de puissance?

Ce n’est plus une blague.

C’est une projection réaliste.

Le malaise des Reese’s, ce n’est pas un accident.

C’est un symptôme.

Un symptôme d’un réseau qui manque de revenus, cherche désespérément du cash, repousse constamment les limites.

Et qui transforme peu à peu ses émissions en infopub sportive déguisée

Même la LNH le sait.

Bill Daly l’a confirmé : une entente est imminente, les matchs seront diffusés en français.

Mais la vraie question reste entière : qui peut encore se payer le Canadien?

Ce que démontre l’analyse de Radio-Canada, c’est simple : même si TVA Sports revient dans le portrait, même si elle obtient des matchs, elle risque d’être encore plus dans le trou.

Et si c’est le cas?

Les Reese’s ne seront pas un accident.

Ils seront un aperçu.

Pendant que les fans rient des memes d’Élizabeth Rancourt et du malaise de Maxime Lapierre, une réalité beaucoup plus lourde s’impose :

TVA Sports ne lutte plus pour être compétitive.

Elle lutte pour survivre.

Et quand un réseau en est rendu à mélanger chocolat cheap et analyse hockey en direct… ce n’est plus une question de contenu.

C’est une question de viabilité.

Et à ce stade-ci, même 11 milliards de droits télé ne suffiraient pas à cacher l’évidence : le modèle est brisé.