Samedi soir, pendant l’entracte de Hockey Night in Canada, Elliotte Friedman a mis le feu au marché des centres. Et au cœur de tout ça : Robert Thomas.
Some big-name centremen could be on the move 👀@FriedgeHNIC has all the latest trade rumours ahead of the deadline on this week's Saturday Headlines 📰 pic.twitter.com/LGlBMc02HI
— Sportsnet (@Sportsnet) March 1, 2026
Friedman a été clair. Au départ, quand le nom de Thomas a commencé à circuler, personne n’y croyait vraiment.
Mais lui, maintenant, il y croit. Il a dit qu’il pense qu’il y a une chance réelle, une chance décente, que Thomas soit échangé d’ici la date limite vendredi.
Et ça, c’est un changement majeur.
Thomas est revenu avec les Blues de Saint-Louis après un congé personnel. Il pourrait jouer dès le prochain match. Mais pendant ce temps, en coulisses, ça brasse.
Friedman a identifié Utah comme une équipe sérieusement impliquée. Pourquoi? Parce que Bill Armstrong, le DG d’Utah, a repêché Thomas à Saint-Louis en tant que recruteur. Il y a un lien direct. Une relation. Et selon Friedman, c’est plus qu’un simple appel de courtoisie. Ça grouille entre Utah et les Blues.
Il a même laissé entendre que ça pourrait se concrétiser.
Et là, la question devient brutale :
Est-ce qu’Utah serait prêt à surpayer?
On parle d’un package massif. Un jeune centre établi comme Barrett Hayton, des choix élevés, au moins un espoir de premier plan et d'autres espoirs secondaires (Maverick Lamoreux pourrait être impliqué).
Utah a des actifs. Utah veut accélérer. Utah n’a pas la même pression que Montréal sur le développement futur. S’ils veulent frapper un coup, ils peuvent le faire.
Pendant ce temps, Friedman a aussi rappelé une chose essentielle : Thomas contrôle son destin. Il a une clause. Il dit oui ou non.
Et selon ce qui circule, Montréal serait une destination acceptable.
Maintenant, parlons du Canadien.
Le Canadiens de Montréal ne donne pas l’impression de vouloir faire un geste désespéré. Friedman n’a pas décrit Montréal comme une équipe prête à tout casser.
Au contraire. Le ton autour du CH, c’est prudence. S’ils bougent, ce serait plus pour de la profondeur que pour hypothéquer l’avenir.
Montréal ne veut pas surpayer.
Utah, peut-être.
C’est là la différence.
Friedman a aussi parlé de l’effet domino :
Thomas est réellement en jeu.
Ryan O’Reilly? On pousse, mais il ne veut pas partir.
Nazem Kadri devient plus pertinent si Thomas tombe.
Selon Nick Kypreos, le Canadien ferait parti des 6 équipes intéressées à Nazem Kadri 👀
— La Poche Bleue (@lapochebleue) February 27, 2026
Crois-tu qu'il doit être une priorité pour l'équipe? 🧐 pic.twitter.com/YK9gVZWg6K
Le marché des centres chauffe parce que des équipes sont surprises que Thomas soit vraiment disponible.
Mais voici le cœur du dossier : si Utah arrive avec une offre démesurée, est-ce que Montréal suit?
Le CH ne veut pas sacrifier Michael Hage.
Le CH ne veut pas sacrifier Alexander Zharovsky.
Le CH hésite à sacrifier David Reinbacher.
Utah, lui, n’a peut-être pas ces blocages.
Et pendant que ça discute en coulisses, Montréal observe.
Il y a une différence entre être intéressé… et être prêt à tout donner.
Friedman a clairement dit qu’il croit que Thomas pourrait être échangé.
Il croit qu’Utah est impliqué sérieusement.
Il croit que le marché des centres est en train de s’enflammer.
Mais rien dans son ton ne laissait entendre que le Canadien est sur le point de vider son coffre-fort.
Si transaction il y a, Montréal ne veut pas être celui qui panique.
Utah pourrait être celui qui appuie sur le bouton.
Et ça, c’est la vraie tension du dossier Robert Thomas.
Selon les informations qui circulent sur Sportsnet, notamment relayées par Nick Kypreos, Robert Thomas serait prêt à lever sa clause de non-échange pour le Canadiens de Montréal, ce qui est loin d’être anodin pour un centre de 26 ans sous contrat à long terme avec les Blues de Saint-Louis.
Le problème, ce n’est donc pas la volonté du joueur, mais la capacité de Montréal à rivaliser avec l’offre d’Utah, qui disposerait d’actifs plus immédiats et serait prête à payer un prix plus élevé, là où le Canadien refuse d’hypothéquer son avenir pour gagner l’enchère.
Dommage... ou heureusement...
Seul l'avenir le dira...
