Bourde monumentale de Martin St-Louis: il vise les arbitres

Bourde monumentale de Martin St-Louis: il vise les arbitres

Par David Garel le 2026-02-02

Martin St-Louis vise les arbitres, mais la défaite lui revient en pleine face.

Le coach était fâché. Vraiment fâché.

Il n'était pas explosif, pas théâtral, mais froid, sec, insistant. Le genre de colère contenue qui en dit long.

Devant les médias, l’entraîneur du Canadien a répété à plusieurs reprises qu’il s’attendait à mieux. Sans jamais nommer qui que ce soit, sans jamais pointer directement un officiel, mais tout le monde a compris. Il parlait des arbitres. De l’obstruction non appelée sur Nick Suzuki sur le but gagnant. D’un appel qu’il juge incohérent avec ce qu’il a vu récemment contre son équipe.

Le problème?

Cette obstruction était légale.

Joel Eriksson Ek n’a pas bougé. Il occupait son espace. Suzuki est entré en collision avec un joueur immobile. En langage d’arbitre, en langage de ligue, en langage vidéo : aucune pénalité.

Et c’est là que le malaise commence.

Quand tu perds en prolongation, tu regardes d’abord ton banc

Oui, le Canadien est allé chercher un point.

Oui, c’est une équipe difficile à affronter.

Oui, Martin St-Louis a parlé de momentum, d’apprentissage, de « B game ».

Mais en prolongation, ce ne sont pas les arbitres qui décident de qui saute sur la glace.

Et là-dessus, Martin St-Louis s’est complètement tiré dans le pied. Une bourde monumentale.

En prolongation, St-Louis envoie Phil Danault pour gagner la mise au jeu en zone offensive. La peur parle. La peur de perdre la possession. La peur du détail.

Danault perd la mise au jeu? D'accord, ça arrive.

Mais il aurait dû changer immédiatement.

À la place, il reste sur la glace. Et tout s’écroule.

Danault n’a rien à faire en prolongation.

Pas la vitesse.

Pas l’explosivité.

Pas la lecture en espace ouvert.

Résultat?

Il prend la pénalité décisive.

Il est battu dans le jeu de transition.

Il est directement impliqué dans la séquence qui mène au but gagnant.

Et Martin St-Louis est coupable, lui qui ne le ramène pas au banc.

Depuis trois ans, Martin St-Louis martèle le même message : jouer sans peur, faire confiance au talent, accepter les erreurs.

Mais en prolongation, quand ça compte vraiment, il panique.

Il choisit Danault pour une mise au jeu au lieu de faire confiance à ses joueurs offensifs.

Et ensuite, il vise les arbitres.

C’est là que le discours ne tient plus.

Devant les micros, St-Louis avait l’air déçu, vidé, frustré. Aucunement en contrôle. Aucunement serein. Il a parlé de travail, de bataille, d’équipes difficiles à jouer… mais il revenait toujours à cette frustration-là.

« Je m’attends à mieux. » a-t-il répété à propos des arbitres.

Oui, Martin.

Nous aussi. On s'attend à mieux de toi... en prolongation...

Cette défaite n’appartient pas aux arbitres.

Elle n’appartient pas à une obstruction inexistante.

Elle n’appartient même pas aux joueurs.

Elle appartient au banc.

À un entraîneur qui, au moment clé, a coaché avec la peur plutôt qu’avec ses principes.

Et quand tu fais ça, tu ne peux pas ensuite pointer ailleurs.

Regarder les arbitres, c’est humain.

Regarder dans le miroir, c’est nécessaire.

Et lundi soir, le miroir pointait clairement vers Martin St-Louis.