La tension monte, tranquillement, mais sûrement, autour de cette série entre les Canadiens de Montréal et le Lightning de Tampa Bay. Et plus les heures passent, plus on comprend que ça ne se jouera pas seulement avec la rondelle.
Du côté de Tampa, le message est clair. Avec un joueur comme le goon Scott Sabourin ou le ver de terre, Corey Perry dans le portrait, on prépare déjà un environnement sale et dérangeant.
Le profil de Sabourin parle pour lui : agitation, robustesse, coups sales contrôlé. Ajoute à ça l’expérience et le jeu limite (sa langue sale) de Corey Perry, et tu comprends rapidement que le Lightning ne viendra pas jouer une série tranquille.
Mais la vraie onde de choc vient de la réplique montréalaise. Et elle porte une signature bien connue : Maxim Lapierre.
Dans une intervention contorversée, Lapierre ne parle pas de violence gratuite. Il ne parle pas de blesser. Mais il parle d’une stratégie qui, elle, est beaucoup plus subtile… et potentiellement tout aussi déstabilisante.
“Le gars, pour moi, la cible, c’est Brayden Point. Si quelqu’un touche à Point, tout le monde embarque. Ce n’est pas de faire mal, c’est de le déranger. Il est tranquille, Point. Va le voir, va le brasser. Ce n’est pas lui que ça dérange, c’est le banc au complet.”
Si le Lightning commence à venir écœurer des joueurs comme Lane Hutson en séries, Max a la cible PARFAITE pour répliquer! 🎯😂@Lappy14 | @PcLabrie | #GoHabsGo pic.twitter.com/N8SntTKm1B
— La Poche Bleue (@lapochebleue) April 16, 2026
Brayden Point devient alors plus qu’un joueur clé. Il devient un bouton rouge pour faire sauter une coche au banc du Lightning.
Lapierre pousse encore plus loin son idée, et c’est là que ça devient révélateur de l’approche :
“Dans une équipe, tu as toujours un gars plus doux, qui fait les choses de la bonne manière. Quand il se fait frapper et déranger, ce n’est pas lui que ça dérange, c’est toute l’équipe. Si quelqu’un y va constamment sur Point, tu vas perdre le contrôle du banc.”
Ce n’est donc pas une guerre de coups, mais une guerre de réactions.
Et il ajoute un élément cinglant :
“Tu regardes Point… il a été blessé. Tu arrives en séries et tu te dis : lui, on va le cibler.”
Là, on entre dans une zone grise.
Parce que cibler un joueur pour le sortir de sa zone de confort, ça fait partie du hockey des séries. Mais cibler un joueur en raison de son historique physique récent, ça flirte avec une ligne beaucoup plus délicate.
Ouch... cette série sera un bain de sang.
D’un côté, Tampa semble prêt à envoyer des joueurs pour brasser, pour déranger, pour "trash talk", pour imposer une présence physique et lourde.
De l’autre, Montréal, du moins dans le discours de Lapierre, envisage une stratégie émotionnelle, presque psychologique, en visant le cœur sensible de l’adversaire.
Et dans ce plan, on voit Arber Xhekaj tout faire pour blesser Brayden Point.
Et ce n'est pas Scott Sabourin qui va lui faire peur. Le shérif l'a déjà envoyé au pays des merveilles:
Arber Xhekaj DROPS Scott Sabourin, then immediately calls for the trainer 😳👏 pic.twitter.com/RrQX6aMtga
— Gino Hard (@GinoHard_) December 28, 2025
Xhekaj va tout faire pour faire sauter une coche au Lightning.
Et si Tampa tombe dans ce piège, si les joueurs commencent à réagir, à sortir de leur structure pour défendre leur coéquipier, c’est là que des espaces s’ouvrent. C’est là que le CH peut leur faire mal.
Les Canadiens de Montréal devront être l'agresseur. Ils ne peuvent pas se permettre de subir. Mais ils devront aussi être capables de garder la tête froide dans un environnement hostile.
Et tout ça ramène à une seule chose : l’équilibre.
Parce que cette série ne sera pas gagnée par l’équipe la plus agressive. Elle sera gagnée par celle qui saura pousser sans perdre la tête.
Au shérif... de faire la loi...
