Le Canadien de Montréal est bel et bien dans la course pour Robert Thomas. Ce n’est plus une rumeur périphérique. Ce n’est plus une spéculation radio. Montréal a manifesté son intérêt, les discussions ont eu lieu, et elles continuent.
Mais il y a un mur.
Doug Armstrong exige l’équivalent de quatre actifs de premier tour. Pas nécessairement quatre choix, mais une valeur combinée équivalente : jeune joueur établi, espoir élite prêt LNH, choix élevé, pièce premium. Et au cœur de cette demande, un nom revient avec insistance : Michael Hage.
According to Marco D’Amico, the Blues are looking for the equivalent of four first-round picks; mixed between roster players, picks, and elite NHL-ready prospects.
— /r/Habs (@HabsOnReddit) March 2, 2026
Would you give up Michael Hage in a Habs trade package for Robert Thomas? 🤔 https://t.co/en7MPCPkvj
Les Blues le veulent. Clairement.
Selon ce qui circule, Saint-Louis aurait aussi déjà démontré un intérêt marqué pour Kaiden Guhle dans des discussions passées. Ce n’est pas un hasard si les recruteurs des Blues ont été vus régulièrement à Montréal et à Laval cette saison, incluant Peter Chiarelli.
Est-ce que le prix est justifié pour Kent Hughes afin d’acquérir Robert Thomas ? pic.twitter.com/S2gr4c1dEs
— HFTV (@HFTVSports) March 2, 2026
Kent Hughes, lui, a freiné.
Pas sur Thomas.
Sur le prix.
Thomas a 26 ans. 6 pieds, 207 livres. Sous contrat à 8,125 M$ jusqu’en 2031. 86 points il y a deux ans. 81 l’an dernier. 35 points en 41 matchs cette saison malgré un contexte chaotique à Saint-Louis. Un centre numéro un en plein prime, pas un pari, pas un projet.
C’est rare. Extrêmement rare.
La dernière transaction comparable remonte à Jack Eichel. Et même dans ce cas, Buffalo n’avait pas obtenu la pleine valeur de marché en raison du contexte médical.
Montréal comprend l’opportunité.
Ajouter Thomas derrière Nick Suzuki, ce serait transformer la structure offensive du club immédiatement. Deux centres numéro un dans la même formation. Une profondeur centrale digne des vraies puissances.
Mais sacrifier Hage? Sacrifier Guhle? En plus d'Oliver Kapanen?
Êtes-vous prêt à payer le gros prix pour Robert Thomas? pic.twitter.com/Ya7abjDQ1O
— commissionathletique (@Commissionathl) March 2, 2026
C’est là que ça bloque.
Hage est vu à l’interne comme une pièce majeure du futur. Un espoir offensif dynamique, aimé de la direction. Le perdre maintenant, même pour un joueur du calibre de Thomas, représente un coût émotionnel et stratégique énorme.
Pendant ce temps, la pression monte ailleurs.
Les Red Wings de Detroit seraient extrêmement agressifs. Marco Kasper et Axel Sandin-Pellikka circulent dans les discussions. Detroit cherche un centre top-6 à tout prix et parle à tout le monde : Thomas, Vincent Trocheck, Elias Pettersson, Nazem Kadri.
Le Mammoth de l’Utah est aussi lourdement impliqué. Leur banque d’espoirs est profonde : Caleb Desnoyers, Tij Iginla, Dmitri Simashev, Daniil But, Cole Beaudoin.
Et la relation entre Doug Armstrong et Bill Armstrong ajoute une couche stratégique importante. Utah peut surpayer s’il le faut pour offrir un partenaire de centre à Logan Cooley pour la prochaine décennie.
Et au centre de tout ça, Doug Armstrong tient le marché en otage.
Non seulement pour Thomas, mais aussi pour Jordan Kyrou, Brayden Schenn et Justin Faulk. Plusieurs équipes jugent ses demandes astronomiques. Certaines se retirent temporairement, espérant un assouplissement.
Montréal, lui, reste patient.
Hughes ne veut pas brûler le processus. Il l’a répété : accélérer par panique serait une erreur. Mais quand un centre numéro un dans son prime devient disponible, la tentation est réelle.
La date limite du 6 mars approche.
La croyance autour de la ligue est que Thomas sera échangé d’ici là. Mais il n’est pas impossible que le dossier glisse jusqu’à l’été si Armstrong ne baisse pas son prix.
Une chose est claire : Montréal est impliqué. Sérieusement.
Mais sans Michael Hage.
Et c’est là que le bras de fer commence.
