Cale Makar aux côtés de Lane Hutson : le rêve prend vie à Montréal

Cale Makar aux côtés de Lane Hutson : le rêve prend vie à Montréal

André Soueidan
Le 2026-05-23

Une simple phrase peut parfois changer complètement l’atmosphère autour d’une organisation.

Depuis deux jours, l’Avalanche du Colorado tente de survivre au chaos provoqué par cette série contre Vegas, mais soudainement, ce n’est plus seulement le retard de 2-0 qui inquiète les partisans au Colorado… c’est tout ce que les propos de Jared Bednar laissent sous-entendre à propos de Cale Makar.

Parce qu’un entraîneur qui déclare publiquement « ce sera à lui de décider s’il revient » en parlant de son meilleur joueur, ce n’est jamais banal en pleine série éliminatoire.

Surtout quand ce joueur-là s’appelle Cale Makar.

Surtout quand ce joueur-là représente pratiquement l’identité complète de ton équipe depuis des années.

Et surtout quand cette déclaration arrive au moment exact où le Colorado semble perdre le contrôle émotionnel de sa série face aux Golden Knights.

Depuis le début de cet affrontement, Vegas joue exactement le style de hockey qui peut faire exploser une équipe techniquement brillante, mais mentalement fragilisée. Chaque présence devient physique.

Chaque bataille devient lourde. Chaque erreur est immédiatement transformée en pression. Et pendant ce temps-là, l’Avalanche regarde sa série lui glisser entre les doigts sans son général à la ligne bleue.

C’est là que le malaise commence.

Parce qu’au lieu de protéger son joueur avec les classiques réponses du style « il progresse » ou « il est évalué au jour le jour », Bednar a essentiellement déplacé le poids complet de la situation sur les épaules de Makar lui-même.

Et dans le hockey, ce genre de détail finit toujours par faire du bruit.

D’autant plus que la situation contractuelle de Cale Makar devient soudainement impossible à ignorer.

Après la saison prochaine, le défenseur vedette sera admissible à l’autonomie complète à l’été 2027.

Une seule année de contrat restante… dans une ligue où les relations entre vedettes et organisations peuvent se détériorer beaucoup plus vite qu’on le pense.

On l’a vu avec plusieurs superstars dans les dernières années. Tant que les victoires s’accumulent, tout semble parfait.

Mais dès que les frustrations arrivent, dès qu’une équipe commence à perdre, dès qu’un joueur sent que la pression médiatique ou interne devient toxique, tout peut changer extrêmement rapidement.

Et soudainement… Montréal commence à regarder tout ça avec énormément d’attention.

Parce qu’entre Connor McDavid et Cale Makar, la situation n’est pas du tout la même.

Pour aller chercher McDavid, il faudrait probablement sacrifier une partie importante de ton organisation dans une transaction monstrueuse.

On parle d’un joueur qui coûterait possiblement plusieurs jeunes vedettes, des choix de première ronde et des morceaux du noyau actuel.

Mais Makar?

Le scénario devient beaucoup plus dangereux pour le Colorado.

Parce que si jamais les négociations stagnent après la prochaine saison… si jamais les frustrations s’accumulent… si jamais cette série contre Vegas laisse des cicatrices plus profondes qu’on le pense actuellement… l’Avalanche pourrait se retrouver dans une position où l’organisation devra considérer l’impensable : échanger son défenseur avant de risquer de le perdre gratuitement.

Et c’est là que le rêve montréalais devient complètement absurde.

Imaginez une seconde une défense menée par Lane Hutson à gauche et Cale Makar à droite.

Deux défenseurs capables de contrôler le rythme d’un match pratiquement à eux seuls.

Deux cerveaux offensifs élites capables de transformer chaque sortie de zone en attaque instantanée. Deux joueurs qui pensent le hockey une seconde plus vite que tout le monde sur la glace.

Ce ne serait même plus raisonnable offensivement.

Le plus fascinant dans tout ça, c’est que Kent Hughes n’aurait même pas besoin de précipiter quoi que ce soit.

Le Canadien est déjà rendu beaucoup plus vite que prévu dans sa reconstruction.

Montréal est maintenant une destination qui redevient crédible aux yeux des grandes vedettes de la ligue.

Le Centre Bell recommence à faire peur aux équipes adverses. Les jeunes joueurs explosent sous les projecteurs. Ivan Demidov et Lane Hutson sont en train de faire leurs marques déjà dans ces séries éliminatoires.

Et pendant ce temps-là, au Colorado, une petite fissure commence tranquillement à apparaître autour du joueur le plus important de l’organisation.

Évidemment, tout ça demeure extrêmement hypothétique pour l’instant.

Le Colorado peut encore revenir dans cette série. Makar peut signer une prolongation gigantesque demain matin. L’Avalanche peut retrouver son identité et faire disparaître toute cette histoire en quelques victoires.

Mais dans la LNH moderne, les grandes tempêtes commencent souvent exactement comme ça.

Une blessure.

Une frustration.

Une phrase mal choisie devant les médias.

Et si l’histoire du Canadien était réellement en train de changer plus vite que tout le monde l’imaginait

Parce qu’un soir de printemps au Centre Bell, voir Lane Hutson transporter la rondelle pendant que Cale Makar embarque de l’autre côté… ce ne serait plus seulement un alignement de hockey.

Ce serait un moment historique pour Montréal.

Le genre de rêve qui semblait complètement impossible il y a encore quelques mois… mais qui commence tranquillement à faire travailler l’imagination de toute une ville.

Wow…