Carrière détruite: Kent Hughes sans pitié en entrevue

Carrière détruite: Kent Hughes sans pitié en entrevue

Par David Garel le 2026-03-18

Kent Hughes a été sans pitié dans son entrevue avec Pierre LeBrun.

Parce que derrière les réponses posées du DG des Canadiens de Montréal, derrière les mots bien choisis, il y a une réalité qui saute aux yeux.

Et cette réalité est brutale pour Samuel Montembeault.

Hughes décrit d’abord la saison comme une montagne russe.

« Je dirais que c’est comme une montagne russe… mais je préfère ça à ce qu’on vivait il y a quelques années, quand on jouait des matchs sans importance à ce moment-ci de l’année. »

Des matchs où l’erreur n’est plus tolérée.

Et ça change tout.

Parce que dans ce contexte, chaque décision devient calculée.

Chaque choix est orienté vers une seule chose : gagner.

Hughes le dit lui-même en parlant de la date limite des transactions.

« Ce n’était pas un manque d’effort. C’est de ma faute si je n’ai pas réussi à conclure quelque chose. »

Le Canadien a essayé.

« On a exploré plusieurs options… certaines à court terme pour aider l’équipe immédiatement, mais toujours avec l’objectif de nous rapprocher de notre but final. »

Et même aujourd’hui, le DG confirme qu’un gros dossier est resté… un mystère.

« C’est toujours un mystère… mais on a travaillé sur plusieurs pistes jusqu’à la toute fin. »

« Il y avait une transaction en particulier qui a pris beaucoup de notre temps… mais on appelait partout jusqu’à la dernière minute. »

Le DG a été grandement critiqué pour avoir avoué qu'il était à deux doigts de réaliser une méga-transaction, sans jamais nommer la nature de ces négociations:

Il a justifié pourquoi il a exposé ça publiquement.

« Je ne voulais pas que les gens pensent qu’on n’avait rien fait, ou qu’on ne voulait pas améliorer l’équipe dans le présent. »

Il voulait confirmer une chose : le Canadien n’était pas en mode patience.

Pas dans deux ans.

Maintenant.

Et ça nous amène directement au dossier des gardiens.

Quand Hughes parle de la gestion du filet, il ne parle pas d’un plan à long terme.

Il parle du moment présent.

« C’est une décision de l’entraîneur… mais je m’attends à ce que le gardien qui joue soit celui qui donne le plus de chances de gagner ce match-là en particulier. »

Pas celui qui a le plus d’expérience.

Pas celui qui a été fidèle à l’organisation.

Pas celui qui mérite une autre chance.

Celui qui donne la meilleure chance de gagner.

Point.

Et dans le contexte actuel, cette phrase fait mal au gardien québécois et ses proches.

Parce qu’en ce moment, ce ne sont pas Samuel Montembeault qu’on choisit.

Ce sont Jakub Dobeš et Jacob Fowler.

Match après match.

Décision après décision.

Montembeault a disparu.

Même pas habillé.

Même pas considéré dans la rotation immédiate.

Et Hughes en rajoute une couche quand il parle du gardien partant potentiel en séries.

« Non. Match par match. »

Aucune hiérarchie établie.

Aucun vote de confiance clair.

Mais dans les faits?

Tout le monde voit ce qui se passe.

Le Canadien joue ses matchs importants.

Et Montembeault n’est plus dans l’équation.

Hughes parle aussi des lacunes défensives de son équipe.

« Ça peut être frustrant… quand tu vois ton équipe jouer un match parfait, tu voudrais en voir 82 comme ça. Mais on n’a pas encore cette constance. »

Et ça aussi, c’est important.

Parce que dans une équipe encore jeune, encore imparfaite défensivement, le gardien devient encore plus crucial.

Encore plus exposé.

Encore plus jugé.

Et dans ce contexte-là, la marge d’erreur disparaît.

Alors oui, Hughes parle de développement.

Il parle de patience.

Il parle d’apprentissage.

Mais dans les faits, son message est limpide.

On est dans une course.

Une vraie.

Et dans une course, tu joues tes meilleurs éléments.

Même si ça fait mal.

Même si ça détruit la carrière d'un vétéran.

Et pour Samuel Montembeault… tout indique qu'il ne jouera plus jamais un match de sa vie au Centre Bell.