Un fantôme peut parfois revenir plus vite qu’on pense… et dans le cas de Patrik Laine, le Canadien de Montréal pourrait bientôt découvrir à quel point une décision logique peut se transformer en véritable migraine.
À quelques heures de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, un nom recommence soudainement à circuler partout. David Pagnotta de The Fourth Period a jeté de l’huile sur le feu en affirmant que Patrik Laine devrait attirer beaucoup d’intérêt mercredi.

Les Kings de Los Angeles surveillent le dossier. Tampa Bay aussi. Et c’est précisément ce deuxième nom qui donne des frissons à Montréal.
Imaginez la scène une seconde…
Le Canadien décide de tourner la page avec un ancien marqueur d’élite qui n’entrait visiblement plus dans les plans de Martin St-Louis… puis quelques semaines plus tard, le voilà qui débarque dans la division Atlantique avec le Lightning de Tampa Bay… prêt à venir bombarder le filet du CH quatre ou cinq fois par année.
Ce scénario ferait mal.
Très mal.
L’organisation montréalaise a clairement envoyé un message au cours des derniers mois.
Malgré un talent offensif qui demeure évident, malgré un lancer qui reste parmi les plus dangereux lorsqu’on lui laisse de l’espace, Laine n’était plus une solution interne crédible pour l’avenir immédiat du club.
On l’a vu en fin de saison.
On l’a vu surtout pendant cette fameuse course vers les séries.
Pendant que Montréal se transformait sous nos yeux, pendant que Nick Suzuki élevait son jeu d’un cran, pendant que Juraj Slafkovsky imposait davantage sa présence physique et pendant qu’Ivan Demidov représentait déjà le futur offensif du club… Patrik Laine, lui, glissait tranquillement hors du portrait.
Le plus révélateur n’a jamais été son absence de production.
En 52 matchs avec Montréal en 2024-2025, il a quand même inscrit 20 buts et 33 points.
Cette saison, avant d’être pratiquement effacé du tableau, il n’a disputé que cinq matchs, récoltant un maigre point.
Le vrai problème allait ailleurs.
Le rythme.
Le système.
L’engagement défensif.
Martin St-Louis a passé toute l’année à construire une équipe basée sur la vitesse de transition, la pression constante, le repli rapide et une implication complète des cinq joueurs sur la glace. Patrik Laine ne cochait plus ces cases.
Le message a été brutalement clair lorsque les séries éliminatoires sont arrivées.
Pendant que le Centre Bell vibrait comme rarement, pendant que Montréal surprenait toute la Ligue nationale en démontrant que sa reconstruction appartenait désormais au passé… Laine regardait une bonne partie du spectacle de loin.
Officiellement, il répétait qu’il était prêt à jouer.
Officieusement… le Canadien avait déjà pris sa décision.
Ce mariage ne fonctionnait plus.
Voilà pourquoi l’idée de le voir signer ailleurs devient soudainement dangereuse.
Los Angeles demeure une destination naturelle.
Depuis plusieurs années, plusieurs personnes autour de la ligue associent son nom aux Kings. Une équipe capable d’absorber un contrat, un marché moins intense, une conférence différente.
Mais Tampa Bay…
Voilà où l’histoire devient beaucoup plus cruelle pour Kent Hughes.
Tout le monde sait que Laine passe énormément de temps à s’entraîner en Floride pendant l’été. La qualité de vie, l’absence de taxes d’État, un environnement déjà familier… si Julien BriseBois lui tend la main, il écoutera.
Et soudainement, Montréal pourrait payer le prix.
Imaginez Patrik Laine débarquer au Centre Bell en chandail bleu du Lightning… prendre place sur l’avantage numérique avec Nikita Kucherov… recevoir une passe transversale… puis décocher l’un de ces tirs frappés qu’on connaît depuis près de dix ans.
Le même tir que Montréal rêvait de maximiser.
Le même tir qui n’a jamais trouvé sa place dans le système de Martin St-Louis.
Ironiquement, le Canadien a probablement raison de passer à autre chose.
À 28 ans, Laine demeure un marqueur naturel, mais son jeu sans rondelle a toujours été son point faible.
La vitesse du hockey moderne expose davantage ce type de joueur, surtout dans une équipe jeune qui bâtit son identité sur l’intensité et la mobilité.
Mais parfois, même une bonne décision laisse un goût amer.
Surtout quand la punition risque de revenir immédiatement.
La division Atlantique est déjà un cauchemar permanent pour Montréal.
Ajouter Patrik Laine à ce mélange…
Personne au Centre Bell n’a envie de voir ça.
Ouch…
