Cauchemar à Ottawa: le ciel tombe sur la tête des Sénateurs

Cauchemar à Ottawa: le ciel tombe sur la tête des Sénateurs

Par David Garel le 2026-03-24
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À Ottawa, tout s’accumule en même temps… et ça commence à ressembler à un vrai mauvais film pour les Sénateurs.

Oui, sur papier, ils viennent de signer une victoire importante contre les Rangers de New York. Une victoire de 2-1 dans un match quasiment parfait défensivement, au point où ils ont limité les Rangers à seulement neuf tirs.

Après avoir déjà étouffé les Maple Leafs de Toronto quelques jours plus tôt, on voyait une équipe disciplinée, engagée, qui s’accrochait désespérément à la course aux séries, à seulement deux points d’une place qualificative.

Mais derrière ce résultat, la réalité est beaucoup plus lourde.

Parce que cette victoire-là a coûté extrêmement cher.

Thomas Chabot et Lassi Thomson ont quitté le match blessés, et l’entraîneur a confirmé que les deux seront absents pour un bon moment.

Et là, tout explose. Parce qu’en ajoutant ces deux noms à la liste déjà existante, Ottawa se retrouve avec cinq défenseurs réguliers sur les lignes de côté : Chabot, Jake Sanderson, Nick Jensen, Dennis Gilbert et Thomson.

Ouch.

À ce moment-ci de la saison, dans une course aussi serrée, perdre pratiquement toute ta ligne bleue, c’est catastrophique. Ce n’est même plus une question d’ajustement, c’est une question de survie.

Le club doit rappeler du renfort en urgence, bricoler des paires, espérer tenir le coup… alors que chaque match devient critique.

Et comme si ça ne suffisait pas, tout ça se passe dans un climat complètement toxique autour de l’organisation.

Parce que pendant que l’équipe tente de rester en vie sur la glace, à l’extérieur, c’est une autre tempête. Le scandale du fameux « paiement en nature » de la fondation des Sénateurs continue de faire rire tout le monde.

Une erreur évitable, évidente, qui a exposé au grand jour le manque total de compréhension du français au sein de l’organisation. Et forcément, ça retombe sur le propriétaire Michael Andlauer, qui avait pourtant promis de corriger exactement ce genre de problème en arrivant.

Résultat : au lieu de parler d’un nouveau départ, on parle encore d’une organisation déconnectée.

Et ce n’est pas tout.

Parce qu’en parallèle, les Sénateurs sont aussi en train de gérer une autre crise d’image : leur incapacité à protéger leur propre domicile.

Match après match, le Centre Canadian Tire se fait envahir par les partisans des Canadiens de Montréal. Et au lieu de répondre sur la glace ou de bâtir une culture assez forte pour reprendre le contrôle, l’organisation tente maintenant de limiter l’accès aux billets, de filtrer les acheteurs, de contrôler qui peut entrer.

C’est rare que tu vois une équipe de la LNH tomber là-dedans.

Et ça en dit long.

Parce que quand tu additionnes tout ça: une ligne bleue décimée, une course aux séries sous pression, un scandale public ridicule et des décisions marketing qui sentent la panique, tu obtiens exactement ce qu’on voit en ce moment : une organisation qui perd le contrôle à tous les niveaux.

Même dans la victoire, ça ne respire pas la stabilité.

Même dans un match presque parfait, tu sors avec deux blessures majeures.

Même en étant encore dans la course, tu donnes l’impression que tout peut s’écrouler à tout moment.

C’est ça, Ottawa actuellement.

Une équipe qui se bat pour rentrer en séries.

Mais une organisation qui s'effondre de partout.

Et souvent, dans ce genre de contexte-là, ça ne finit jamais bien...