Cauchemar pour Jonathan Marchessault: il ne pardonnera jamais à Dany Dubé

Cauchemar pour Jonathan Marchessault: il ne pardonnera jamais à Dany Dubé

Par David Garel le 2025-02-25

Le déclin de Jonathan Marchessault s’est transposé jusque dans son propre pays.

Alors qu’il traverse une crise existentielle avec les Predators de Nashville, son image s’effondre également au Québec, où il devient de plus en plus un indésirable.

Son passage de Vegas à Nashville a non seulement confirmé la justesse de la décision du DG des Golden Knights,  Kelly McCrimmon de le laisser partir, mais a aussi exposé les limites d’un joueur qui avait besoin d’être bien entouré pour exceller.

Hier soir, sur les ondes du 98.5 Sports, Dany Dubé a été sans pitié Il a tout simplement anéanti Jonathan Marchessault en le comparant à Mikko Rantanen, un autre joueur qui s’écroule sans le soutien d’une grande vedette à ses côtés.

« Il y a des joueurs qui étaient dans un environnement extraordinaire, qui ont changé d’environnement et pour qui ça ne marche pas. Je t’en donne deux : Stamkos et Marchessault. » 

Le message est clair : Marchessault a toujours eu besoin des autres pour performer. À Vegas, il profitait de la présence de Mark Stone, Jack Eichel et Chandler Stephenson pour maximiser ses chances offensives. À Nashville, privé de ce soutien, il se noie complètement.

Un joueur en perte de vitesse et un vestiaire en crise

Le malaise entre Marchessault et son entraîneur Andrew Brunette est bien connu. Ce dernier a rapidement perdu patience avec un joueur qui ne répond pas aux attentes et qui exprime publiquement son insatisfaction quant à l’utilisation de ses trios.

Ses récentes déclarations sur le manque de constance dans les alignements montrent une frustration croissante qui détruit son vestiaire au lieu de le rassembler.

« J’avais une ligne pour commencer la game, dans la warm-up, puis là, tu arrives, puis je commence avec une autre personne. Je prends une période, deux ans, puis tu sais, j’ai changé de ligne à peu près trois fois ce soir. »

Non seulement il se perd dans ses mots, mais il révèle une amertume profonde, un égo blessé qui ne supporte pas l’évidence : il n’est plus le joueur qu’il était à Vegas.

Et à Nashville, cette réalité frappe fort. Marchessault n’est plus un leader, il n’est plus une pierre angulaire offensive, il est devenu un problème.

Ses coéquipiers comme Steven Stamkos n’ont pas hésité à remettre en question son engagement sur la glace, remettant en doute son travail et sa capacité à s’adapter à son nouvel environnement.

« Si tu ne marques pas, que fais-tu d’autre pour aider ton équipe? Que peux-tu faire de plus pour aider ton équipe à gagner? » 

Les tensions sont réelles. Nashville devait être une deuxième vie pour Marchessault, mais elle s’est rapidement transformée en calvaire.

Kelly McCrimmon avait raison : Marchessault était sur la pente descendante.

Lorsque les Golden Knights de Vegas ont décidé de ne pas renouveler son contrat, Marchessault avait publiquement exprimé sa colère, se sentant trahi par une organisation pour laquelle il avait tout donné.

« J’aurais aimé obtenir une reconnaissance pour ce que j’ai fait. Je ne comprends pas comment on peut laisser partir un joueur après tout ce qu’il a accompli pour l’organisation. »

Mais aujourd’hui, la décision de Kelly McCrimmon semble totalement justifiée. Il savait que Marchessault n’était plus le même joueur, qu’il ne pouvait plus être le moteur d’une attaque, qu’il était dépendant de son environnement.

L’orgueil de Marchessault a pris un énorme coup. Il voulait prouver que Vegas avait fait une erreur, mais au contraire, il a confirmé que les Golden Knights avaient vu juste.

Il serait toutefois injuste de dire que Marchessault ne produit plus du tout. Il affiche tout de même 45 points en 56 matchs, dont 18 buts et 27 passes, ce qui est un rendement plus qu’honnête, surtout en jouant avec une des pires équipes de la LNH.

Son différentiel de -16 témoigne des lacunes défensives de son équipe, et non seulement de ses propres performances.

Mais alors, pourquoi la perception autour de lui est-elle aussi négative?

Parce qu’il ne joue plus avec la même arrogance. Parce que sa frustration constante éclipse sa production. Parce qu’il s’est présenté comme une star plus grande que nature en quittant Vegas, et aujourd’hui, il doit faire face au fait qu’il n’a plus ce statut.

Ce n’est pas seulement une question de chiffres. C’est comment il est parti de Vegas, comment il s’est vu comme un incontournable, comment il s’est vanté d’avoir été un élément central dans le succès des Golden Knights.

Cette attitude a façonné la perception de Marchessault au Québec, et aujourd’hui, elle se retourne contre lui.

Et si l’histoire s’arrêtait là, Marchessault pourrait encore se dire qu’il a au moins l’amour du Québec. Mais même ça, il l’a perdu.

Depuis qu’il a snobé le Canadien de Montréal en déclarant qu’il ne voulait pas jouer sous la pression montréalaise, il est devenu une figure peu appréciée des partisans et des médias québécois.

Ses propos sur la pression à Montréal et le fait qu’il ne voulait pas que ses enfants soient exposés à un environnement trop intense ont été mal reçus.

« Je venais une fois par année et je me disais que c’était correct. Il y a tellement de médias et de pression. Lorsqu’un joueur offensif connaît un passage à vide à Montréal, il se retrouve rapidement dans des rumeurs d’échange. »

Ses commentaires, couplés à ses performances médiocres à Nashville, font de lui un joueur dont personne ne veut.

À Vegas? Il a été rejeté.

À Nashville? Il est un boulet social.

À Montréal? Il est enfoncé par les médias et les partisans.

Jonathan Marchessault, qui rêvait d’être reconnu comme une star, se retrouve aujourd’hui sans appui et sans excuses.

Aujourd’hui, Marchessault n’a plus beaucoup d’options. Nashville pourrait chercher à s’en départir, mais son contrat de 5,5 millions $ par année sur 5 ans le rend difficile à échanger.

De plus, avec des statistiques en baisse et une attitude qui soulève des questions, les équipes hésiteront à miser sur lui.

Il est maintenant face à un moment de vérité. S’il veut encore sauver son héritage, il devra se remettre en question et adapter son jeu, mais surtout faire preuve d’humilité, ce qui semble être son plus grand défi.

Mais pour l’instant, le constat est cruel : Jonathan Marchessault n’est plus le joueur qu’il croyait être. Il s’accroche à un passé glorieux qui ne reviendra jamais.

Il est passé de Conn Smythe à indésirable, de héros de Vegas à fardeau à Nashville, de Québécois respecté à joueur méprisé.

Jonathan Marchessault vit un véritable cauchemar. Ce qu’il refusait de voir est maintenant une évidence pour tout le monde : il n’est plus un joueur d’impact.

Son orgueil blessé, ses performances en chute libre, et son incapacité à s’adapter à une nouvelle réalité font de lui un symbole d’un joueur qui a perdu son identité.

Hier soir, Dany Dubé a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Marchessault n’est plus qu’une ombre de lui-même.

Les prochaines semaines pourraient bien déterminer s’il a encore une place dans cette ligue… ou si sa chute est irréversible.