C’est gênant pour Jesperi Kotkaniemi : Oliver Kapanen vient de l’humilier

C’est gênant pour Jesperi Kotkaniemi : Oliver Kapanen vient de l’humilier

Par William Petit Lemay le 2026-03-31

Il y a des comparaisons qui font mal.

Et il y en a d’autres qui deviennent carrément humiliantes quand on prend deux minutes pour regarder les chiffres.

Celle entre Oliver Kapanen et Jesperi Kotkaniemi commence sérieusement à entrer dans cette catégorie-là.

Parce qu’aujourd’hui, pendant que Kotkaniemi est devenu un dossier embarrassant en Caroline, Oliver Kapanen, lui, continue tranquillement de bâtir quelque chose de très sérieux à Montréal.

Et le plus fou là-dedans?

Il vient déjà d’égaler Jesperi Kotkaniemi au chapitre des buts en saison régulière dans l’uniforme du Canadien de Montréal.

Oui.

Déjà.

Avec son 22e but de la saison, Kapanen a maintenant marqué autant de buts que Kotkaniemi avec le CH.

Sauf qu’il y a un détail absolument brutal dans cette comparaison.

Oliver Kapanen a eu besoin de seulement 91 matchs pour atteindre ce plateau.

Jesperi Kotkaniemi, lui, en a eu besoin de 171.

C’est presque le double.

Et ça, honnêtement, c’est extrêmement gênant.

Parce qu’on ne parle pas ici de deux joueurs qui arrivent avec le même bagage, ni avec les mêmes attentes.

Kotkaniemi était un troisième choix au total.

Un troisième.

Le Canadien avait misé gros sur lui. Très gros. On parlait d’un centre d’avenir. D’un joueur capable de devenir une pièce centrale de l’organisation. D’un gars censé transformer le visage du top-6 à Montréal pendant une décennie.

Finalement, ce projet-là a explosé au visage du club.

Et pendant ce temps, Oliver Kapanen, lui, a débarqué à Montréal avec beaucoup moins de bruit. Beaucoup moins de pression. Beaucoup moins de prestige aussi.

Repêché au 64e rang, il n’avait pas cette étiquette de sauveur. Il n’avait pas cette attente démesurée sur les épaules. Il avait simplement une mission : gagner sa place… et prouver qu’il appartenait à la LNH.

C’est exactement ce qu’il est en train de faire.

À 22 ans, Kapanen connaît une saison recrue franchement impressionnante avec 22 buts et 37 points en 73 matchs. Et il faut le rappeler : il ne joue même pas dans un rôle parfait.

Oui, il a profité de certaines opportunités. Oui, jouer avec un ailier comme Ivan Demidov, et pendant un certain temps avec Juraj Slafkovský, ça aide énormément.

Mais encore faut-il livrer.

Encore faut-il suivre le rythme.

Encore faut-il être capable de finir les jeux.

Et Kapanen, lui, le fait.

C’est ça qui rend la comparaison avec Kotkaniemi encore plus dure à avaler.

Parce que même si KK était plus jeune à son arrivée à Montréal, même si le contexte n’était pas exactement le même, on parle quand même d’un joueur qui devait théoriquement être beaucoup plus talentueux, beaucoup plus avancé, beaucoup plus spécial.

Et pourtant, il ne l’a jamais été assez.

Jamais de façon constante.

Jamais de façon convaincante.

Jamais comme un vrai centre top-6.

Aujourd’hui, pendant que Kapanen continue de faire le travail au Centre Bell, Kotkaniemi, lui, vit carrément une descente brutale avec les Hurricanes.

Rayé de l’alignement encore et encore. Utilisé comme joueur de surplus. Même déplacé à la défense à l’entraînement. Le symbole est violent.

On ne parle plus d’un joueur qu’on tente de relancer.

On parle d’un joueur dont l’organisation ne sait plus quoi faire.

Et ça, c’est probablement le plus cruel dans toute cette histoire.

Parce que plus Kapanen avance, plus il met en lumière à quel point le pari Kotkaniemi a été un fiasco monumental pour le Canadien.

Un choix raté.

Un développement raté.

Un projet qui n’a jamais pris vie comme prévu.

Alors non, personne ne dit aujourd’hui qu’Oliver Kapanen va devenir un centre numéro un élite dans la Ligue nationale.

Mais ce qu’il montre en ce moment, c’est quelque chose de très précieux à Montréal.

Il est utile.

Il est responsable.

Il produit.

Et surtout, il donne au Canadien beaucoup plus que ce que plusieurs imaginaient au départ.

Ce n’est pas spectaculaire.

Ce n’est pas parfait.

Mais c’est concret.

Et quand un choix de 64e rang commence à faire paraître un ancien troisième choix au total complètement dépassé… ça veut dire une chose.

Oliver Kapanen ne fait pas juste bien paraître son propre dossier.

Il est en train de rendre celui de Jesperi Kotkaniemi encore plus gênant que jamais.

Ouch...