Le climat autour de Samuel Montembeault devient de plus en plus lourd à Montréal. Ce qui n’était qu’un débat entre partisans il y a quelques semaines commence maintenant à prendre une dimension beaucoup plus sérieuse dans les médias spécialisés.
Et quand les analystes de RDS commencent à parler ouvertement d’une possible fin d’aventure avec les Canadiens de Montréal, on comprend que la situation a franchi un nouveau seuil.
Selon l’ancien entraîneur des gardiens Stéphane Waite, les chiffres racontent une histoire extrêmement inquiétante.
Et ce ne sont pas de simples impressions.
Les statistiques confirment exactement ce que les observateurs voient sur la glace depuis plusieurs semaines.
Parmi 79 gardiens de la LNH ayant affronté au moins 100 tirs provenant de la périphérie, donc des tirs qui ne viennent pas de l’enclave, Montembeault présente le pire taux d’efficacité de toute la ligue.
Les stats avancées ne sont pas tendres à l'endroit de Sam Montembeault. @AlexTourignyRDS souligne le tout à Stéphane Waite cette semaine et on se demande si le gardien des Canadiens est brisé, d'une certaine façon.
— RDS (@RDSca) March 9, 2026
Pour la discussion complète, on se tourne vers notre chaine… pic.twitter.com/GVU91eqVDu
Son pourcentage d’arrêts dans ces situations : .930.
À titre de comparaison, Jakub Dobeš se classe 32e à .967.
Même Jacob Fowler, qui joue principalement dans la Ligue américaine avec le Rocket de Laval, affiche un taux de .964, bon pour le 44e rang.
Même les gardiens plus jeunes ou moins établis stoppent ces tirs plus souvent.
Et ce n’est pas tout.
Montembeault a accordé 24 buts sur des tirs provenant de l’extérieur de l’enclave cette saison. C’est le sixième total le plus élevé de toute la Ligue nationale.
Encore plus préoccupant : son taux d’efficacité sur les tirs voilés de la pointe.
.838.
La deuxième pire marque de toute la LNH.
Pour Waite, ces statistiques ne font que confirmer ce que l’œil voit depuis des mois. Voilà pourquoi les fans veulent le voir au ballottage:
Should the Montréal Canadiens place Samuel Montembeault on waivers?
— Mitch Lafon (@mitchlafon) March 8, 2026
Elles montrent un gardien qui semble avoir perdu certains repères techniques et qui se fait battre sur des tirs que les gardiens de la ligue arrêtent normalement.
Et quand ce genre de tendance s’installe, la confiance peut disparaître très rapidement.
C’est pour cette raison que certains observateurs parlent maintenant d’un Montembeault brisé mentalement, complètement au fond du trou.
Du côté de la presse anglophone (la Gazette), on souhaite que le pauvre Sam ne joue plus jamais un match à Montréal.
Todd: Time has come for Canadiens to move on from Samuel Montembeault https://t.co/miF8T113n4 pic.twitter.com/B0SSO69IKS
— Montreal Gazette (@mtlgazette) March 9, 2026
Dans ce contexte, les rumeurs qui circulent autour de l’organisation deviennent encore plus troublantes.
Plusieurs sources affirment que l’option du ballottage aurait été discutée à l’interne. Rien n’a été confirmé, mais l’idée circule de plus en plus : retirer temporairement Montembeault de la pression montréalaise pour lui permettre de retrouver ses repères.
Pendant ce temps, la conversation change de direction.
On parle de plus en plus de Dobeš comme gardien numéro un potentiel si les séries commencent. Dans tous les cas, c'est lui qui est devenu le numéro un:
Jakub Dobes est le premier gardien à quitter la glace après l’entraînement. Il pourrait fort bien être le gardien partant demain soir.
— Patrick Guillet (@PatGuillet) March 9, 2026
Samuel Montembeault fait encore quelques exercices supplémentaires.@DLCoulisses #GoHabsGo #Dobes #Montembeault #NHL pic.twitter.com/QjGHZbJ02Y
Et l’ombre de Jacob Fowler plane toujours au-dessus du dossier.
Pour Montembeault, la situation est devenue un véritable cauchemar public.
Il y a un an à peine, il était vu comme un gardien en pleine ascension, capable de tenir le fort pendant la reconstruction du Canadien.
Aujourd’hui, les chiffres racontent une tout autre histoire.
Et dans une ville comme Montréal, quand les statistiques commencent à confirmer les inquiétudes de l’œil…
La tempête médiatique peut devenir impossible à arrêter.
Mais au-delà des statistiques et des tableaux comparatifs, ce qui rend la situation encore plus cruelle pour Samuel Montembeault, c’est l’ampleur qu’a prise le débat public autour de lui.
Parce qu’à Montréal, il existe une ligne invisible que tous les joueurs connaissent.
Quand ce sont seulement les partisans qui s’impatientent, c’est la pression normale du marché.
Mais quand tous les médias commencent à raconter la même histoire, là, le poids devient presque impossible à porter.
Et c’est exactement ce qui se produit en ce moment autour des Canadiens de Montréal.
Entre les analyses à RDS, les débats à TVA Sports, les chroniques dans la presse écrite et les commentaires incessants sur les réseaux sociaux, Montembeault est devenu le centre d’une tempête médiatique totale.
Et dans cette tempête, certaines voix ont frappé très fort.
À TVA Sports, l’ancien joueur Maxim Lapierre a littéralement explosé en ondes. Selon lui, la patience est terminée. Il a rappelé que l’organisation lui donne des chances depuis le début de la saison et qu’à un moment donné, une équipe qui se bat pour une place en séries ne peut plus attendre.
«Donnez une chance? Ça fait depuis le mois de septembre qu’on lui donne une chance!!!» 😬 @Lappy14 pic.twitter.com/8Bp96PMeA5
— TVA Sports (@TVASports) March 7, 2026
Quand un ancien du vestiaire parle comme ça à la télévision, le message passe.
Et il passe encore plus fort parce que Montembeault est un joueur québécois. Dans une province où chaque critique est amplifiée, être démoli publiquement par quelqu’un du même marché donne toujours l’impression que le coup est plus dur.
Mais derrière l’analyste et le gardien, il y a aussi une famille qui regarde tout ça se dérouler en direct.
Sa mère, Manon Royer, l’avait déjà expliqué avec beaucoup d’émotion : lire les critiques visant son fils est parfois extrêmement difficile. Elle racontait qu’il lui arrivait de regarder les commentaires publiés sur les réseaux sociaux… avant de se demander ce que ces gens diraient si quelqu’un parlait ainsi de leur propre enfant.
Dans un marché comme Montréal, la ligne entre l’analyse sportive et l’attaque personnelle devient parfois très mince.
Et aujourd’hui, cette ligne semble avoir complètement disparu.
Ce qui rend la situation encore plus brutale, c’est la vitesse à laquelle la perception s’est renversée.
Il y a un an à peine, Montembeault était vu comme l’un des symboles de la résilience du Canadien pendant la reconstruction. Il avait tenu le fort pendant des saisons difficiles, souvent avec un contrat modeste et sans jamais se plaindre.
Mais la Ligue nationale est cruelle.
Aujourd'hui, plus personne ne le veut au Québec.
