C'est terminé pour Brendan Gallagher.
Il y a des moments dans une saison où une décision finit par devenir inévitable. Pas parce que quelqu’un le demande. Pas parce que les médias crient trop fort. Mais parce que la glace parle d’elle-même.
Et après ce qui s’est passé mercredi soir à Ottawa, tout le monde sait que la décision va tomber dès samedi.
Le Québec entier regarde maintenant la même situation avec la même question : comment Martin St-Louis peut-il encore justifier la présence de Brendan Gallagher dans l’alignement?
Dans la victoire de 3-2 contre les Sénateurs d’Ottawa, l’histoire de la soirée n’était pas seulement le but gagnant d’Ivan Demidov ou la performance solide du gardien Jacob Fowler avec 32 arrêts.
L’histoire, c’était Alexandre Texier.
Rappelé dans la formation pour remplacer Cole Caufield, toujours malade, Texier a joué un match immense. Quinze minutes d’utilisation, un but spectaculaire en contournant le filet et une présence constante dans le jeu. Il a même été utilisé sur le premier trio.
The CHAOTIC sequence that lead to Texier’s goal 👀pic.twitter.com/lsRAOxY9Sq
— Spittin' Chiclets (@spittinchiclets) March 12, 2026
Après la rencontre, l’entraîneur-chef Martin St-Louis n’a pas hésité à souligner sa performance, allant jusqu’à dire que Texier venait de jouer l’un de ses meilleurs matchs avec l’équipe.
Pendant ce temps, de l’autre côté du vestiaire, Brendan Gallagher vivait une soirée complètement différente.
Le vétéran n’a joué que 8 minutes 48 secondes.
Le joueur le moins utilisé de toute l’équipe.
Et sur la glace, l’image était difficile à regarder. Gallagher semblait constamment à bout de souffle, incapable de suivre le rythme du match. Un guerrier fatigué, qui se bat encore, mais dont les jambes ne répondent plus comme avant.
La comparaison avec Texier est devenue impossible à ignorer.
Texier : près de 15 minutes, un but, de la vitesse, de l’énergie, une implication constante.
Gallagher : moins de neuf minutes, un rôle réduit, un impact presque invisible.
Et c’est là que la question commence à devenir inconfortable pour tout le monde.
Parce que samedi, si Caufield revient dans la formation, quelqu’un devra sortir de l’alignement.
Et comment regarder Alexandre Texier dans les yeux… pour lui dire qu’il retourne dans les gradins?
Si Caufield revient samedi, comment regarder Texier dans le yeux et le retourner dans les estrades, alors que Gallagher n’avance plus?On a pris une décision difficile et courageuse avec Montembeault, une deuxième similaire doit être prise pour le bien de l’équipe actuelle.
— Paul Ryan (@AvocadoPaul) March 12, 2026
Comment expliquer à un joueur qui vient de marquer, qui vient de jouer l’un de ses meilleurs matchs, qu’il doit laisser sa place?
Pour qui?
Pour Brendan Gallagher?
C’est là que l’histoire va s’écrire.
Depuis quelques jours, la pression monte partout au Québec. À la radio, à la télévision, dans les studios de RDS, de TVA Sports et de BPM Sports, la même question revient : est-ce que le moment est finalement venu d’écarter Gallagher de l’alignement?
Ce qui rend la situation encore plus frappante, c’est que même ceux qui ont longtemps défendu Brendan Gallagher commencent maintenant à changer de ton.
Pendant des années, plusieurs anciens joueurs ont protégé le numéro 11, rappelant constamment tout ce qu’il a donné au chandail des Canadiens de Montréal.
Parmi eux, Denis Gauthier a souvent été l’un de ceux qui insistaient le plus sur l’importance du leadership et du caractère de Gallagher dans un vestiaire.
Mais cette fois, même lui n’a pas pu fermer les yeux. En analysant la situation récente, Gauthier a été extrêmement direct :
« Moi, le problème, c’est Gallagher. Tu n’es pas capable de te donner plus que 10 minutes. Il n’a pas joué 10 minutes dans le dernier match. Il a joué neuf minutes et quelques. »
Brendan Gallagher, le prochain à sauter son tour?😬🤔@DGauthierRDS : "Quand tu joues pas et tu vois ce genre de performance-là, tu te dis comment ça se fait que je laisse ma place pour ça."#lesickpodcast @TonyMarinaro @alavoiemartel pic.twitter.com/NkE5eiSkei
— The Sick Podcast with Tony Marinaro (@thesickpodcasts) March 10, 2026
Et hier, il a joué moins de 9 minutes. Pour l’ancien défenseur, le respect pour le vétéran est réel, mais la logique sportive doit finir par s’imposer. Et il a posé la question qui fait maintenant écho partout à Montréal :
« Quand tu ne joues pas et que tu vois ce genre de performance-là tous les soirs… tu te dis : comment ça se fait que je laisse ma place pour ça ? »
Selon Gauthier et le Québec en entier, Martin St-Louis n'a pas le droit de sortir Texier de la formation.
Quand même l’un des anciens joueurs les plus compréhensifs envers Gallagher commence à tenir ce discours publiquement, on comprend à quel point le malaise autour de sa place dans l’alignement est devenu impossible à ignorer.
Pas par manque de respect.
Mais pour le bien de l’équipe.
Le Canadien a déjà montré qu’il était capable de prendre des décisions difficiles cette saison. On l’a vu récemment avec la gestion devant le filet, quand l’organisation a choisi de faire confiance à Fowler malgré la pression et les débats autour des gardiens.
Une décision courageuse.
Et peut-être qu’une deuxième décision du même genre s’impose maintenant.
Parce que dans une équipe qui veut gagner, les places dans la formation doivent se mériter.
Et mercredi soir à Ottawa, Alexandre Texier a clairement mérité la sienne.
Si Martin St-Louis choisit encore de l’envoyer dans les estrades samedi, le message envoyé au vestiaire risque d’être extrêmement difficile à expliquer.
C'est clair comme de l'eau de roche: Martin St-Louis décidera enfin d’écarter Brendan Gallagher…
Alors oui, l’histoire va s’écrire ce week-end.
Une décision cruelle, mais inévitable.
