C’est exactement le genre de séquence qui met le feu aux poudres à Toronto.
Pendant que les partisans des Maple Leafs de Toronto comptent les points au classement et regardent anxieusement le calendrier, leur capitaine, Auston Matthews, lui, s’apprête à débarquer… à Miami pour célébrer une médaille d’or olympique.
Oui. Miami.
À cause d’un vol détourné par la météo à New York, l’équipe américaine atterrit finalement en Floride, et tant qu’à y être, les joueurs ont décidé d’aller faire la fête au célèbre E11EVEN MIAMI, là même où les Panthers avaient célébré leurs conquêtes récentes de la Coupe Stanley.
THE STANLEY CUP & THE FLORIDA PANTHERS HAVE ARRIVED AT @11Miami pic.twitter.com/6beAdqcl7g
— Barstool Sports (@barstoolsports) June 20, 2025
Party avec les partisans. Champagne. Lumières. DJ. Tout le kit.
A redirected flight due to bad weather in New York puts Team USA in Miami tonight.
— BarDown (@BarDown) February 23, 2026
They probably aren’t that upset about it. 🥇 pic.twitter.com/GvfckchtSY
Et le lendemain? Direction Washington pour rencontrer Donald Trump à la Maison-Blanche.
President Trump calls the USA Olympic Hockey Team after their win over Canada🔥
— Benny Johnson (@bennyjohnson) February 23, 2026
pic.twitter.com/r92zEkZPOa
Sur papier, c’est un conte de fées américain.
À Toronto, c’est un cauchemar médiatique.
When a winter storm re-routes your flight from NYC to Miami after you claim Olympic gold, it has to be taken as a sign https://t.co/epU9wLorxD
— Chris Johnston (@reporterchris) February 23, 2026
Parce que pendant que Matthews sabre le champagne sous les palmiers, les Maple Leafs ont un match hyper important à Tampa Bay mercredi.
Et au moment où on se parle, Toronto est toujours à portée du précipice : six petits points les séparent d’une place en séries. Chaque match compte. Chaque shift compte. Chaque détail compte.
Mais voilà que leur capitaine s’en va célébrer à Miami.
Dans les radios sportives torontoises, ça grince déjà des dents.
On entend des phrases comme :
« Tu peux pas être capitaine des Leafs et prioriser un party à Miami quand ton équipe est en danger. »
« Il vient de battre le Canada, il est en feu… et il s’en va faire le club pendant que Toronto se bat pour survivre. »
« Où est le leadership là-dedans? »
Et évidemment, Matthews a déjà répondu à l’avance, en mode détaché : Miami, ce n’est « pas loin » de Tampa Bay, c’est la Floride, il sera en uniforme, tout va bien.
Techniquement? Peut-être.
Symboliquement? C’est catastrophique.
Parce que ce que voient les partisans des Leafs, ce n’est pas un champion olympique qui profite d’un moment unique.
Ils voient leur joueur-franchise qui célèbre pendant que leur saison est sur le fil.
Ils voient un capitaine qui gagne avec les États-Unis… mais qui n’a toujours pas gagné avec Toronto.
Ils voient un gars qui semble parfaitement à l’aise ailleurs — loin du froid, loin de la pression, loin du poids écrasant du chandail bleu.
Et ça nourrit quelque chose de beaucoup plus profond.
Ça alimente encore une fois les rumeurs.
Les murmures.
Les théories.
À Toronto, plusieurs recommencent déjà à chuchoter :
Auston Matthews est-il vraiment marié à cette organisation?
A-t-il encore le feu sacré pour gagner ici?
Est-ce qu’il rêve, lui aussi, d’un autre marché, d’un autre climat, d’un autre avenir?
Parce que soyons honnêtes : ce genre d’image: Matthews en Floride pendant que les Leafs s’accrochent au bord du gouffre... c’est de l’essence pure sur un feu déjà bien allumé.
À Montréal, on regarde ça avec un sourire en coin.
On ne va pas se mentir.
Voir Toronto s’autodétruire médiatiquement pendant que son capitaine fait le party aux États-Unis après avoir battu le Canada… c’est presque poétique.
Mais pour les fans des Leafs?
C’est un autre chapitre douloureux dans une longue histoire de frustrations.
Et quand Matthews va débarquer à Tampa Bay avec des lunettes soleil, possiblement un peu amoché, après une nuit à E11EVEN et un passage à la Maison-Blanche, une chose est certaine :
S’il ne livre pas immédiatement sur la glace, la tempête torontoise va devenir un ouragan.
Parce qu’à Toronto, on pardonne beaucoup de choses.
Mais pas ça.
