Chris Kreider dans le tordeur : P.J. Stock ne mâche pas ses mots
P.J. Stock et Chris Kreider. Capture d'écran et getty

Chris Kreider dans le tordeur : P.J. Stock ne mâche pas ses mots

William Petit Lemay
Le 2026-10-03

Chris Kreider n’aura pas eu droit à une longue période d’adaptation avant que les premières questions commencent à circuler autour de son utilisation avec le Canadien de Montréal.

Le vétéran est arrivé avec une réputation impressionnante, une tonne d’expérience et un rôle important qui semblait déjà l’attendre. Martin St-Louis l’a rapidement placé sur le premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield, une décision qui avait fait jaser avant même le début de la saison.

Après le premier match, les interrogations sont encore plus nombreuses.

Kreider doit apprendre à jouer avec deux joueurs qui ont développé des automatismes pendant plusieurs saisons. Suzuki et Caufield connaissent parfaitement le style de l’autre, tandis que Juraj Slafkovsky avait passé énormément de temps à leurs côtés la saison dernière.

Le trio Suzuki-Caufield-Slafkovsky avait d’ailleurs connu beaucoup de succès offensivement.

Martin St-Louis a donc décidé de modifier une combinaison qui fonctionnait pour tenter d’équilibrer ses deux premières lignes. Kreider représente une présence physique différente, notamment autour du filet, mais la connexion offensive n’est pas encore naturelle.

C’est précisément ce qui a amené P.J. Stock à se prononcer.

Lors du 5 à 7 à RDS, l’ancien joueur n’a pas hésité à placer Chris Kreider sur le troisième trio du Canadien dans sa projection actuelle.

La déclaration fait forcément réagir.

Stock ne dit pas que Kreider est terminé. Il ne remet pas en question sa carrière ni les qualités qui ont fait de lui un joueur important dans la LNH. Il regarde plutôt la situation actuelle et considère qu’une autre utilisation pourrait être plus logique pour Montréal.

Dans cette optique, le raisonnement se défend.

Kreider vient tout juste d’arriver dans une nouvelle organisation. Son camp d’entraînement a été plus court que ce qu’il aurait normalement connu avec une équipe qu’il connaissait déjà. Il n’a pas disputé tous les matchs préparatoires et doit maintenant assimiler un système qui demande beaucoup de détails.

Martin St-Louis l’a lui-même reconnu.

Le Canadien veut que ses joueurs soient sur la même longueur d’onde sans la rondelle. Le système demande beaucoup de lecture et d’ajustements, tandis que Suzuki et Caufield possèdent déjà une excellente compréhension de leur façon de jouer.

Nick Suzuki a également rappelé que Kreider devait apprendre le fonctionnement de l’équipe, le style de ses nouveaux coéquipiers et les différentes responsabilités qui viennent avec le système montréalais.

Ce n’est donc pas une situation simple pour le vétéran.

Kreider possède toutefois les outils pour renverser cette perception. À 35 ans, il compte près de 1000 matchs dans la LNH, une longue expérience en séries et plusieurs saisons de 20 buts ou plus. Sa capacité à attaquer le filet, gagner des batailles et créer de l’espace demeure intéressante pour Montréal.

Le problème actuel n’est pas nécessairement son talent.

C’est l’intégration.

Pendant ce temps, Juraj Slafkovsky continue de représenter une option très logique aux côtés de Suzuki et Caufield. Le Slovaque connaît leurs habitudes, comprend leurs déplacements et possède déjà une chimie établie avec les deux joueurs.

Si Kreider ne parvient pas rapidement à créer la même connexion, la pression pourrait augmenter.

C’est pourquoi la projection de P.J. Stock mérite au moins d’être discutée. Une présence sur un troisième trio ne signifierait pas que le Canadien abandonne son acquisition. Elle pourrait simplement permettre à Kreider de retrouver progressivement ses repères, tout en laissant Slafkovsky reprendre une place qu’il connaît très bien.

Pour l’instant, Martin St-Louis n’a aucune raison de paniquer après une seule rencontre.

Kreider vient à peine de commencer son aventure montréalaise. Il faudra probablement plusieurs matchs avant de pouvoir juger véritablement son rendement avec Suzuki et Caufield.

Stock a toutefois lancé le débat.

Si Kreider ne trouve pas rapidement son rythme, le premier trio pourrait changer.

Pour le moment, Slafkovsky possède une longueur d’avance sur le vétéran lorsqu’on parle de cette combinaison.

Kreider a maintenant une occasion parfaite de répondre sur la glace.