Claque au visage: Sophie Nélisse rabaisse Cole Caufield

Claque au visage: Sophie Nélisse rabaisse Cole Caufield

Par David Garel le 2026-02-11

Ouch.

Ce qui s’est produit avec Sophie Nélisse et Cole Caufield dépasse largement le cadre d’une entrevue sympathique entre une actrice hollywoodienne en pleine ascension qui fait la promotion de la série "Heated Rivalry".

Parce que derrière cette séquence devenue virale, il y a un joueur déjà fragilisé, déjà pointé du doigt, déjà laissé de côté par son propre pays, et maintenant ramené publiquement à ce qu’il combat depuis l’enfance : sa taille.

Sophie Nélisse, il faut le rappeler, ce n’est pas « une fille connue sur TikTok ».

C’est une Québécoise devenue une véritable star à Hollywood, tête d’affiche de la série hyper médiatisée racontant la relation amoureuse cachée de deux joueurs de hockey, invitée dans les cercles de la LNH, invitée à parler hockey comme une insider, reçue comme une VIP.

Une fierté du Québec, point. Et quand elle raconte avoir grandi en admirant le Canadiens de Montréal, quand elle évoque Carey Price comme son gardien ultime, tout le monde écoute. Parce que ça vient de chez nous.

« En grandissant comme fan du Canadien, j’adore entendre ça. Je me souviens que Carey Price était comme notre gardien ultime, et j’étais vraiment triste quand il a pris sa retraite. »

Mais quand elle parle de Caufield, le premier réflexe n’est pas de parler de son tir, de son instinct offensif, de son impact sur la relance du CH. Non. Elle dit, en français :

« Il y en a un dont tout le monde dit qu’il est vraiment bon… mais il est petit. Je ne veux pas dire qu’il est petit… mais il est petit. Très petit. Il le sait. »

Après, oui, elle se reprend. Elle dit qu’il est incroyable, qu’il est tellement plaisant à regarder. Mais le mal est fait. Le mot est sorti. Petit. Elle fait même un signe avec la main pour le rabaisser physiquement:

Pour bien du monde, c’est banal. Pour Cole Caufield, c’est une claque directe au visage... et sur l’orgueil...

Parce que Caufield est profondément orgueilleux. Pas dans le sens négatif. Dans le sens du compétiteur. Dans le sens de celui qui a passé sa vie à se faire dire qu’il ne serait jamais assez grand, jamais assez fort, jamais assez solide pour survivre dans cette ligue.

Il a bâti son corps, son explosivité, son tir, sa vitesse, précisément pour faire taire ce discours-là. Chaque but qu’il marque est une réponse à cette vieille étiquette. Chaque présence est une façon de dire : je suis ici, malgré tout.

Et là, devant des millions de personnes, une actrice hollywoodienne le résume à ça.

Sa taille.

Avec sa main pour en rajouter et dire qu'il est un nain.

Le timing, en plus, est cruel.

Caufield vit déjà une période extrêmement dure. Il n’a pas été écarté des Jeux olympiques pour des raisons de hockey. Pas parce qu’il manque de talent. Pas parce qu’il ne marque pas. Il a été refusé parce que Bill Guerin ne lui fait pas confiance hors glace.

À Prague, lors du Championnat du monde, Caufield traînait une réputation : soirées tardives, filles ramenées à l’hôtel, concentration discutable dans un contexte où chaque détail compte.

Rien d’illégal. Rien d’extraordinaire pour un jeune multimillionnaire de la LNH. Mais assez pour laisser une trace permanente dans l’esprit du DG américain. À partir de ce moment-là, Caufield est devenu « à risque ». Pas sur la glace. En dehors.

Et aujourd’hui, quand on regarde ce qui se passe à Milan, quand on voit l’ambiance de campus, le village olympique transformé en terrain de jeu social, les athlètes qui assument vouloir vivre « l’expérience », on comprend exactement pourquoi Guerin a tranché. Dans sa tête, mettre Caufield dans ce décor-là, c’était jouer avec le feu. Alors il l’a laissé à la maison.

Ce n’est pas du hockey. C’est de la gestion humaine. Froid. Calculé. Brutal.

Pendant ce temps, à Montréal, Caufield traîne aussi une autre réputation, celle d’un gars à femmes, d’un jeune rock star propulsé trop vite dans un statut de vedette, charismatique, populaire, convaincu qu’il est un Don Juan, que toutes les filles le veulent. Ça fait partie de son identité publique. De son swagger. De sa confiance.

Surtout, il est le mieux équipé de l'équipe entre les jambes au point de se faire surnommer "le Coq"... (pour ne pas écrire le mot en anglais).

Et soudain, cette image-là se fracasse contre un commentaire qui le ramène à une vulnérabilité qu’il déteste.

Les réseaux sociaux n’ont rien arrangé. Les memes ont explosé. Les montages ont circulé. Les blagues sur les « nains » sont revenues comme un vieux réflexe cruel. On a ressorti exactement ce qu’il essaie d’enterrer depuis qu’il a 10 ans.

Caufield n’a rien répondu publiquement.

Mais il ne faut pas se raconter d’histoires : ça l’a atteint.

Parce que ce n’est pas un événement isolé. C’est l’accumulation. Le refus olympique. L’étiquette de joueur « party ». La vie privée sous microscope. Et maintenant, cette réduction publique à sa taille, amplifiée par une star hollywoodienne malgré elle.

Cole Caufield paie pour Prague.

Il paie pour une image.

Il paie pour un dossier jamais refermé.

Et cette fois, même involontairement, Sophie Nélisse est venue appuyer exactement là où ça fait le plus mal.

Pas sur son tir.

Sur son orgueil.

"Il est petit... très très petit..."

Reouch...