Climat de paranoïa à St-Louis : le grand dossier de   Kent Hughes   paralysé

Climat de paranoïa à St-Louis : le grand dossier de  Kent Hughes  paralysé

Par André Soueidan le 2026-03-06

Une drôle d’histoire circule présentement autour des St. Louis Blues.

Et cette histoire pourrait bien expliquer pourquoi un dossier majeur impliquant le Canadiens de Montréal a soudainement frappé un mur à la date limite des transactions.

Tout a commencé avec une transaction qui semblait pratiquement conclue.

Selon plusieurs informations, les Blues étaient très près de s’entendre avec les Buffalo Sabres pour envoyer le défenseur Colton Parayko à Buffalo.

Sur papier, l’échange faisait énormément de sens.

Buffalo mettait la main sur un défenseur droitier imposant capable de jouer de grosses minutes, tandis que St-Louis récupérait des actifs importants pour son avenir.

Mais une pièce du puzzle restait à régler.

Parayko possède une clause de non-échange.

Et lorsque l’existence de cette transaction potentielle s’est retrouvée dans les médias… tout a explosé.

Le défenseur a finalement refusé de lever sa clause.

Transaction annulée.

Mais le véritable scandale n’est pas là.

Le véritable scandale est que cette entente de principe s’est retrouvée dans les médias avant même que le joueur ait pris sa décision.

Du côté de St-Louis, la réaction aurait été immédiate.

Le directeur général Doug Armstrong aurait lancé une véritable enquête interne pour tenter de comprendre d’où venait la fuite.

Selon ce qui circule, les téléphones et les courriels de membres de l’organisation auraient été examinés.

Une véritable chasse au traître.

Armstrong lui-même a confirmé publiquement que l’organisation avait cherché à comprendre l’origine de la fuite.

« Tout le monde a passé le test », a-t-il déclaré.

Dans la LNH, ce genre de situation est extrêmement délicate.

Les négociations doivent rester confidentielles pour protéger les joueurs.

Apprendre publiquement que ton équipe tente de t’échanger peut créer un malaise énorme dans un vestiaire… et dans une famille.

Mais pendant que cette tempête éclatait à St-Louis, une autre réalité se jouait ailleurs dans la ligue.

À Montréal.

Lors de sa conférence de presse après la date limite, Kent Hughes a admis avoir travaillé jusqu’aux toutes dernières minutes sur un dossier majeur.

« On a dépensé beaucoup de temps sur un dossier en particulier. C’est allé jusqu’aux dernières minutes… mais ça n’a pas fonctionné. On pourrait revisiter ce dossier durant l’été. »

Un détail intrigue particulièrement.

Lorsqu’un joueur est échangé ailleurs, un dossier ne peut pas être revisité durant l’été.

Le dossier est terminé.

Ce qui signifie que la cible du Canadien… est toujours à St-Louis.

Et lorsqu’on regarde l’effectif des Blues, un nom ressort immédiatement.

Robert Thomas.

Centre numéro un de l’organisation.

Joueur clé.

Et exactement le type de joueur que le Canadien cherche depuis des mois pour stabiliser son attaque.

Si le climat interne à St-Louis est réellement devenu aussi tendu que certains le décrivent, on comprend soudainement pourquoi certaines discussions auraient pu être mises sur pause.

Quand une organisation se met à chercher un traître à l’interne… les téléphones cessent souvent de sonner.

Et les transactions attendront.

Et si ce climat de paranoïa à St-Louis n’avait fait que retarder l’inévitable… l’arrivée éventuelle de Robert Thomas à Montréal?

Peut-être jusqu’à l’été.

À suivre