Climat explosif à l’interne : Kent Hughes force la main à Martin St-Louis avec Alexandre Texier

Climat explosif à l’interne : Kent Hughes force la main à Martin St-Louis avec Alexandre Texier

Par William Petit Lemay le 2026-03-14
canadiens

Chez le Canadien de Montréal, une nouvelle réalité commence tranquillement à s’installer.

Et cette fois, le dossier tourne autour d’un nom bien précis : Alexandre Texier.

Il y a quelques semaines à peine, l’attaquant français représentait l’une des plus belles surprises de la saison du Tricolore. Arrivé presque incognito après la résiliation de son contrat avec les Blues de St. Louis, Texier avait rapidement trouvé sa place dans l’alignement de Martin St-Louis.

Mieux encore.

Pendant un moment, il s’était retrouvé sur le premier trio avec Nick Suzuki et Cole Caufield.

Sept buts, seize points en 25 matchs. De l’énergie, de la créativité et même un tour du chapeau mémorable contre les Panthers de la Floride.

Le pari de Kent Hughes semblait alors parfait.

Le directeur général du Canadien n’a d’ailleurs pas attendu longtemps avant d’agir. Le 14 janvier dernier, il a offert une prolongation de contrat de deux ans à Texier, d’une valeur moyenne de 2,5 millions de dollars par saison.

Un vote de confiance clair.

Mais depuis cette signature, la situation est devenue beaucoup plus complexe.

Parce qu’aujourd’hui, Alexandre Texier se retrouve régulièrement… dans les gradins.

Une réalité difficile à justifier pour un joueur qui peut encore apporter de l’énergie et de la créativité à l’attaque montréalaise.

Et c’est précisément là que le malaise commence.

Parce que Kent Hughes n’a clairement pas signé Texier pour le voir regarder les matchs du haut de la passerelle.

Maintenant, Alexandre Texier n’a plus le choix : il doit prouver ce dont il est réellement capable. Cette compétition directe avec Brendan Gallagher pourrait d’ailleurs devenir une excellente nouvelle à long terme pour le Canadien de Montréal.

Avec seulement quelques matchs à jouer avant la fin de la saison régulière, chaque décision devient cruciale pour une équipe qui tente toujours de sécuriser sa place en séries éliminatoires.

Et dans ce contexte, Martin St-Louis doit composer avec un problème qu’il n’avait pas pendant les années de reconstruction : trop de profondeur à l’attaque.

Les chaises sont maintenant limitées.

Et quelqu’un doit forcément en payer le prix.

Le nom qui revient constamment dans cette discussion est celui de Brendan Gallagher.

Un nom lourd de sens à Montréal.

Depuis plus d’une décennie, Gallagher représente le cœur et l’âme du Canadien. Il a traversé les années difficiles, vécu la reconstruction et porté le chandail avec une intensité rarement égalée.

Quand on pense au Canadien des dernières années, on pense presque automatiquement à Brendan Gallagher.

Mais la réalité de la LNH finit toujours par rattraper même les plus grands guerriers.

À 33 ans, Gallagher n’a plus les jambes de ses 25 ans. Son style de jeu, basé sur l’intensité et les batailles devant le filet, lui a coûté énormément physiquement au fil des saisons.

Et le calendrier du Canadien complique encore les choses.

Montréal est l’une des équipes de la ligue qui doit composer avec le plus de séquences de deux matchs en deux soirs. Pour un vétéran qui a payé un prix physique aussi élevé pendant sa carrière, ce genre de cédule devient extrêmement exigeant.

C’est là que Martin St-Louis doit prendre des décisions difficiles.

L’entraîneur du Canadien semble maintenant prêt à utiliser une rotation afin de garder Gallagher frais et efficace lorsque l’équipe en aura réellement besoin.

Et même si la décision peut être difficile à accepter pour le vétéran, ses coéquipiers savent très bien comment il réagira.

Jake Evans n’a d’ailleurs laissé aucun doute à ce sujet.

Autrement dit, ce genre de défi ne fait qu’allumer une étincelle supplémentaire chez Gallagher.

Même Jake Evans l’a mentionné : ce genre de décision peut être difficile à avaler pour un compétiteur comme lui.

Mais Brendan Gallagher est un professionnel.

Et parfois, une pause ne fait pas de tort.

Au contraire.

Elle pourrait même permettre au vétéran de revenir encore plus affamé.

Parce que si l’histoire de Brendan Gallagher nous a appris une chose depuis plus de dix ans à Montréal, c’est bien celle-ci : il ne recule jamais devant un défi.

Pendant ce temps, Kent Hughes veut aussi voir Alexandre Texier contribuer.

Et dans une équipe où chaque place dans l’alignement doit maintenant être méritée, la solution pourrait bien passer par cette fameuse rotation.

Une rotation où les jeunes poussent.

Et où même les vétérans doivent parfois accepter de laisser leur chaise… le temps de revenir encore plus enragés.