Cole Caufield écrit l'histoire: Martin St-Louis n'est plus un peureux

Cole Caufield écrit l'histoire: Martin St-Louis n'est plus un peureux

Par David Garel le 2026-03-17

C’est un moment qui va rester.

Parce que dans une saison qui brasse, dans une séquence où tout semblait s’écrouler, Cole Caufield a frappé un grand coup. Un coup historique.

40 buts... pour donner encore une fois la victoire à son équipe:

40 buts… comme Vincent Damphousse en 1993-1994.

Plus de 30 ans plus tard, enfin, un marqueur des Canadiens de Montréal atteint ce plateau mythique. Et il ne l’a pas fait n’importe comment. Il l’a fait en prolongation, dans un match crucial, contre un rival direct, avec toute la pression du monde sur les épaules.

Un but de clutch.

Un but de star.

Un but qui sauve deux points.

Parce que ce match-là, le Canadien n’avait pas le droit de l’échapper.

Et pourtant… ça sentait encore le même film.

Une pénalité de quatre minutes d’Alexandre Carrier en début de match… et Pavel Zacha qui frappe immédiatement.

Mais cette fois, quelque chose était différent.

Cette équipe-là n’a pas cassé.

Elle a répondu.

Nick Suzuki avec un but important, bien alimenté par Caufield et Juraj Slafkovsky.

Reste que la défensive était encore désorganisée… encore molle par moments… encore incapable de fermer les jeux.

En deuxième, même scénario.

Zacha encore. Défensive battue. Trop d’espace. Trop facile.

Mais encore une fois, les joueurs du CH n'ont pas cassé... et ont prouvé qu'ils n'étaient pas soft.

Josh Anderson ac redirigé un tir de Lane Hutson, en tassant le géant Nikita Zadorov:

Une attirude de dur.

Enfin.

Parce que oui, pour une des premières fois depuis longtemps, le Canadien n’avait pas l’air d’une équipe soft.

On l’a vu dans les batailles.

On l’a vu dans l’intensité.

On l’a vu dans les replis.

On l’a vu dans cette séquence marquante où Josh Anderson se fait tasser, mais revient, insiste, s’impose… et crée l’égalité. Une réponse directe à toutes les critiques des derniers jours.

Comme si le message avait enfin passé.

Mais malgré ça… le danger était toujours là.

Parce que défensivement, c’était encore très, très louche.

Des couvertures ratées.

Des décisions lentes.

Des Bruins dangereux à chaque présence.

Et en prolongation, ça a failli casser.

Long shift.

Pression constante.

Fatigue.

Mais Lane Hutson a tenu le coup avec un effort incroyable de plus de deux minutes sur la glace.

Et derrière lui?

Jakub Dobes.

Solide. Calme. Clutch.

Lui qui avait été critiqué récemment, lui qui avait connu des moments difficiles, a sorti les arrêts au bon moment… dont un énorme en échappée contre Zacha.

Et c’est là que la magie est arrivée.

Transition rapide.

Caufield.

Et boum.

40e but.

Centre Bell en délire.

Histoire écrite.

Et la star qui envoie promener Marc Denis... en pensant à son 41e but... et non 50...

Parce que ce n’est pas juste un chiffre.

C’est un symbole.

Celui d’un vrai marqueur.

Celui d’un joueur capable de livrer quand ça compte.

Celui d’un gars qui change un match à lui seul.

Mais attention.

Ce match-là ne doit pas cacher le reste.

Parce que même dans la victoire, les problèmes sont là.

La défensive est encore fragile.

Le système est encore instable.

Les erreurs sont encore présentes.

Mais pour une nuit…

Le Canadien n’a pas été soft.

Et pour une nuit…

Cole Caufield a rappelé à tout le monde qu’au milieu du chaos…

il y a encore du talent élite capable de tout changer.

Pour une fois, Martin St-Louis va pouvoir respirer.

Pour une fois, il va pouvoir bien dormir.

Parce que ce soir, son équipe a répondu. Pas parfaitement, loin de là, mais avec du caractère. Avec une certaine fierté. Avec une réponse directe à tout ce qui se disait depuis des jours.

On ne l’a pas senti peureux.

On ne l’a pas senti passif.

On ne l’a pas senti subir.

Et surtout, on n’a pas vu une équipe complètement soft.

Il y a eu des batailles gagnées.

Il y a eu de la résistance.

Il y a eu une volonté de ne pas plier.

Dans un match qu’ils n’avaient pas le droit d’échapper.

Et ça, pour Martin St-Louis, ça change tout.

Parce que depuis une semaine, il se faisait ramasser de partout. Son système, ses décisions, son identité… tout était remis en question. On parlait d’un coach soft, d’une équipe soft, d’un groupe incapable de répondre physiquement.

Mais ce soir?

Ce n’était pas parfait.

Mais ce n’était pas une équipe qui se faisait marcher dessus non plus.

Et ça, ça va lui enlever un poids énorme.

Parce que dans une ville comme Montréal, une seule victoire comme celle-là peut calmer le feu… au moins pour 24 heures.

Et ce soir, grâce à une performance collective plus engagée — et à un certain numéro 13 — Martin St-Louis n’est plus le coach soft dont tout le monde parlait.

Pas pour ce soir.