Colère envers Pierre-Karl Péladeau: TVA Sports obtient les droits nationaux de la LNH

Colère envers Pierre-Karl Péladeau: TVA Sports obtient les droits nationaux de la LNH

Par David Garel le 2026-05-12

Le hockey va rester à TVA Sports. Selon nos informations, c'est officiel, même si Quebecor affirme que les négos sont avancées, mais pas terminées.

Pendant que Pierre Karl Péladeau coupe partout, pendant que des séries tombent une après l’autre, pendant que des employés vivent dans l’incertitude, pendant que des vedettes acceptent des amputations salariales majeures pour simplement rester à l’antenne… Québecor semble sur le point de replonger dans l’une des dépenses les plus coûteuses de son histoire : le hockey.

Le signal est devenu pratiquement impossible à ignorer.

Mardi, devant les médias, Pierre Karl Péladeau a cessé de jouer au poker face.

« C’est possible que l’on puisse regarder le hockey sur TVA Sports l’an prochain », a-t-il lancé.

Puis il a ajouté les mots qui changent tout :

« Nous sommes toujours en cours de négociation. »

Et surtout :

« Les discussions sont très avancées. »

Traduisons.

Le hockey ne quittera pas TVA Sports.

Les séries éliminatoires vont rester.

Le partenariat avec Rogers Communications est déjà dessiné.

Oui, le modèle changera probablement. Oui, TVA Sports n’aura vraisemblablement plus le contrôle qu’elle avait auparavant. Mais l’essentiel demeure : le hockey, produit vital de la chaîne, est sauvé.

TVA Sports obtiendraient les droits nationaux. Les 39 matchs restants et les séries? Ça reste à voir.

Mais selon nos informations, les séries sont assurées pour la chaîne.

Imaginez combien ça va coûter. On parle en milliard de dollars.

Et c’est précisément là que la colère commence à monter dans certains corridors de TVA.

Parce que pendant que le sport survit… tout le reste brûle.

Le même jour où Péladeau ouvrait la porte au retour du hockey, il envoyait un message brutal à ses propres équipes.

PKP n’a pas seulement parlé de finances mardi. Il a lancé un avertissement clair à tout le milieu de TVA : les sacrifices ne sont plus une option, ils deviennent une condition de survie.

Acceptez des concessions… ou préparez-vous à voir d’autres productions mourir.

C’est exactement ce qui est arrivé avec Alertes : Lily-Rose. TVA voulait des assouplissements sur les assurances collectives et les régimes de retraite. Refus. Résultat? Production annulée.

Voilà pourquoi les artisans de Groupe TVA sont en furie contre TVA Sports.

Pendant qu’on leur explique qu’il faut couper, renégocier, accepter moins et produire à rabais pour sauver TVA… tout indique que Québecor est sur le point de signer à nouveau un contrat gigantesque pour garder le hockey à TVA Sports.

On leur demande de se serrer la ceinture ou tout simplement de prendre la porte de sortie.. pendant qu’un chèque potentiellement colossal semble encore prêt à partir du côté des droits de la LNH.

« Sinon, on s’en va tous ensemble au casse-pipe. » affirme Péladeau.

Une phrase lourde. Une phrase qui ressemble presque à un ultimatum collectif.

Parce qu’au même moment, TVA annule des productions.

Des séries disparaissent.

Des emplois sautent.

Des budgets sont charcutés.

Même les têtes d’affiche du réseau ne sont plus protégées.

Le chroniqueur Hugo Dumas révélait récemment que plusieurs vedettes établies de TVA ont accepté des baisses salariales atteignant 30 % pour sauver leurs émissions.

Des animateurs connus.

Des visages installés depuis des années.

Des gens qui faisaient autrefois partie de l’élite salariale du réseau.

Et là, une question commence à circuler, discrètement mais sérieusement :

Qui pense réellement que TVA Sports sera épargnée?

Parce qu’un contrat de hockey avec Rogers, même restructuré, coûtera une fortune.

On parle d’un engagement colossal dans un contexte où Québecor coupe déjà partout.

Péladeau lui-même reconnaît que les temps sont extrêmement difficiles.

Il demande des concessions aux syndicats.

Il réclame des dérogations.

Il coupe dans les productions.

Il remet en question les conventions collectives.

Il parle ouvertement d’autres suppressions de postes.

Et malgré ça…

TVA Sports s’apprête encore à absorber un produit qui coûte des centaines de millions.

Le calcul devient brutal.

Si TVA coupe déjà chez ses plus grosses vedettes généralistes, comment imaginer que les grands salaires du sport resteront intouchables?

Le contrat de Jean-Charles Lajoie arrive à échéance. Son salaire sera découpé en mille morceaux,

Félix Séguin demeure la voix la plus critiquée d’un réseau constamment attaqué.

Élizabeth Rancourt fait partie des visages centraux de la chaîne... mais n'est pas aimée au Québec, alors qu'on s'ennuie de Louis Jean. Elle verra aussi son revenu charcuté.

Les analystes, les chroniqueurs, les équipes de production… tout le monde pourrait être forcé d’entrer dans une nouvelle réalité économique.

Une réalité où garder sa chaise pourrait signifier accepter moins d’argent.

Beaucoup moins.

Et c’est ça qui crée un malaise immense à l’intérieur du groupe TVA.

Parce que pendant qu’on demande aux artisans de fiction de faire des sacrifices, pendant qu’on réduit les cachets, pendant qu’on transforme des productions avec l’intelligence artificielle pour économiser quelques dollars…

Le hockey, lui, reste sacré.

Presque intouchable.

Même après plus d’une décennie de pertes énormes.

Même après toutes les critiques envers TVA Sports.

Même après une saison où le diffuseur s’est fait démolir sur les réseaux sociaux pour ses choix éditoriaux, ses segments d’après-match, ses coupures de conférences de presse et certaines productions jugées maladroites.

Pourquoi?

Parce que TVA Sports sans hockey… devient presque impossible à vendre.

Pierre Karl Péladeau le sait.

Le hockey reste la dernière grande locomotive d’abonnements.

D’ailleurs, les chiffres publiés cette semaine le démontrent clairement : les revenus d’abonnement de TVA Sports ont bondi de 24 %, principalement grâce aux hausses de redevances.

Autrement dit : le hockey reste le moteur.

Le problème?

Le moteur coûte extrêmement cher à faire rouler.

Alors que tout le monde serre la ceinture, TVA Sports semble sur le point de garder le produit le plus coûteux du portefeuille.

Et ça veut dire une chose.

Les compressions risquent simplement de changer de place.

Moins dans le contenu.

Plus chez les gens.

Parce qu’une entreprise qui coupe partout… mais qui décide quand même de signer un gigantesque contrat de hockey… devra forcément récupérer l’argent ailleurs.

Et plusieurs, à TVA, commencent à craindre que la facture arrive bientôt sur le bureau des vedettes sportives elles-mêmes.

Le hockey reste.

Mais à quel prix?

Voilà la question qui hante maintenant TVA Sports.