Colère noire à Calgary: Nazem Kadri abandonne les Flames pour Montréal

Colère noire à Calgary: Nazem Kadri abandonne les Flames pour Montréal

Par David Garel le 2026-01-30

À Calgary, le malaise autour de Nazem Kadri n’est plus une impression. C’est devenu un sujet quotidien. Un sujet lourd. Un sujet qui dérange.

Et depuis quelques jours, les médias locaux ne prennent même plus de gants blancs : on accuse ouvertement Kadri d’avoir la tête ailleurs. Et quand on dit ailleurs, tout le monde comprend la même chose : Montréal.

Le dernier match n’a fait qu’amplifier la tension. Dans la défaite contre le Wild du Minnesota, Kadri a été utilisé pendant à peine 16 minutes, une baisse significative pour un joueur censé être le centre numéro un de l’équipe.

Il a terminé la soirée à -2, sans impact réel, sans énergie, sans ce mordant qui a longtemps défini son identité. À Calgary, ce genre de performance ne passe plus. Pas dans le contexte actuel.

Les chiffres, eux, sont impitoyables. Kadri n’a récolté que 4 points à ses 16 derniers matchs. Quatre. En seize sorties. Sur la saison, on parle de 9 buts, 20 passes, 35 points en 53 matchs, avec un différentiel catastrophique de -25.

Pour un joueur payé 7 millions de dollars par saison jusqu’en 2028-29, c’est difficile à défendre. Et à Calgary, on ne se gêne plus pour le dire : ce n’est pas seulement une mauvaise séquence, c’est une déconnexion.

C’est exactement ce que lui reprochent les médias des Flames. On l’accuse de ne plus jouer pour l’équipe, de ne plus s’impliquer dans les batailles, de ne plus imposer le rythme.

Certains vont même jusqu’à dire que Kadri joue comme un homme déjà parti. Pas blessé. Pas épuisé. Parti mentalement. Et quand ce genre de discours s’installe dans un marché canadien, il devient très difficile de renverser la perception.

Parce que tout le monde connaît la suite de l’histoire.

Oui, Kadri veut venir à Montréal. Ce n’est plus un secret. Marco D'Amico l’a confirmé : le centre des Flames accepterait une transaction vers le Canadien, lui qui n’a jamais inscrit Montréal sur sa clause partielle de non-échange.

Et même si on a pris soin de préciser qu’aucune transaction n’est imminente, le message est clair : la porte est ouverte. Elle l’est depuis longtemps.

Le problème, pour Calgary, c’est que plus Kadri joue ainsi, plus sa valeur chute. Et c’est là que la frustration monte.

Les Flames n’ont aucun intérêt à échanger Kadri au rabais. Mais ils voient bien que chaque match terne, chaque différentiel négatif, chaque soirée effacée alimente l’idée qu’il est déjà ailleurs. Et dans la LNH, un joueur perçu comme « en partance » devient rapidement un actif toxique.

À Montréal, évidemment, on observe tout ça avec une distance calculée. L’émergence d’Oliver Kapanen a réduit le besoin immédiat d’aller chercher un centre top-6.

Le Canadien n’est plus dans l’urgence. Mais la question demeure entière : est-ce que le CH est réellement un prétendant sérieux avec Kapanen comme deuxième centre, lorsque le jeu se resserre et que les séries approchent?

C’est là que Kadri devient encore pertinent sur papier. Même ralenti, même imparfait, il reste un centre capable de jouer dans toutes les situations : à égalité numérique, en désavantage, en avantage numérique.

Il reste un joueur d’expérience, bâti pour les matchs lourds. Le problème, c’est que sa production actuelle ne soutient plus cette réputation. Et plus il s’enlise à Calgary, plus Montréal peut se permettre d’attendre.

Pendant ce temps, un autre nom continue de circuler discrètement en coulisses : Kirby Dach. À Chicago comme ailleurs, on continue de le surveiller.

Le Canadien le place dans des situations précises pour le mettre en valeur, pour rappeler ce qu’il peut apporter quand il est en santé. Ce n’est pas anodin. C’est un rappel clair que Dach demeure une pièce mobile, un actif encore exploitable dans un marché où les centres sont rares.

Tout ça crée un jeu de miroirs fascinant. Kadri joue mal, sa valeur baisse, Calgary s’impatiente. Montréal observe, sans se presser. Et plus le climat se détériore chez les Flames, plus le rapport de force glisse tranquillement en faveur du Canadien.

Nazem Kadri n’est peut-être pas fini. Mais en ce moment, à Calgary, ça ne va vraiment pas bien. Et quand un joueur est accusé publiquement d’avoir la tête ailleurs, ce n’est jamais bon signe, ni pour lui, ni pour l’équipe qui tente encore de le vendre au prix fort.

Ce dossier-là est loin d’être réglé. Mais une chose est certaine : chaque match difficile de Kadri rapproche un peu plus Calgary d’un choix qu’elle n’avait peut-être pas envie de faire.

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