Martin St-Louis annonce la fin de Patrik Laine à Montréal et tout le monde fait semblant de ne pas comprendre
Il n’y a plus vraiment de doute possible.
Mercredi matin, sans jamais prononcer les mots, Martin St-Louis a confirmé ce que tout le monde savait déjà : Patrik Laine a joué son dernier match avec les Canadiens de Montréal.
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Ce n’est pas une déclaration officielle.
C’est pire que ça.
C’est une confirmation par omission.
Avec le retour d’Alex Newhook dans l’alignement, St-Louis a implicitement verrouillé la formation à 23 joueurs.
Résultat : Laine reste sur la liste des blessés, même s’il patine avec le groupe depuis le 16 janvier, même si le fameux délai de 3 à 4 mois après son opération est maintenant complètement écoulé, même si tout le monde le voit s’entraîner normalement.
On garde Laine sur papier à l’infirmerie uniquement pour respecter les règles administratives.
Rien de médical.
Tout est stratégique.
Et quand le règlement sur la limite de 23 joueurs sautera, le 6 mars à 15h, ce camouflage n’aura même plus d’utilité.
À ce moment-là, le rideau sera complètement tombé.
Le mensonge du « feu vert médical ».
Depuis des semaines, Martin St-Louis répète la même ligne : Patrik Laine n’aurait pas reçu le feu vert du thérapeute en chef.
Mais hier, à une simple question sur sa disponibilité face aux Islanders, St-Louis a fini par lâcher :
Oui… il pourrait être disponible.
Voilà.
En une phrase, tout le narratif s’est effondré.
Parce que s’il peut être disponible, c’est qu’il est apte.
Donc toute l’histoire du feu vert devient ce qu’elle est vraiment : une façade.
Un écran de fumée.
Tout le monde dans la ligue le sait.
Tout le vestiaire le sait.
Et maintenant, le public aussi.
La vérité est brutale : Laine ne joue pas parce que Martin St-Louis ne veut plus l’habiller.
Point.
Une relation brisée… et un joueur poussé vers la sortie
Il faut lire entre les lignes du point de presse.
Quand St-Louis parle de compétition interne, de joueurs qui doivent « aller chercher leur chaise », de décisions difficiles, de standards, de mental plus fort que l’émotion, il ne parle pas abstraitement.
Il parle directement de Laine.
Il explique, à sa manière, pourquoi certains joueurs sont replacés… et pourquoi d’autres disparaissent.
Patrik Laine est devenu une chaise vide.
Son rôle était déjà flou en début de saison. Quatrième trio. Deuxième vague d’avantage numérique. Puis est arrivée l’émergence d’Ivan Demidov. Puis les ajouts d’Alexandre Texier et de Phillip Danault. Et tranquillement, sans bruit, Laine a glissé hors du portrait.
Aujourd’hui, il n’est plus une option hockey.
Il est un dossier administratif.
L’agent Andy Scott est furieux
Dans les coulisses, ça brasse.
L’agent de Laine, Andy Scott (Octagon Hockey), est extrêmement mécontent de la gestion du dossier. Et ça se comprend.
Son client est publiquement mis de côté. Maintenu artificiellement sur une liste de blessés. Utilisé comme variable comptable pendant que son avenir est suspendu.
Et surtout : Laine approche d’une renégociation importante.
Chaque semaine passée dans ce flou nuit à sa valeur.
Pour un agent, c’est inacceptable.
Pour un joueur déjà fragilisé mentalement par les dernières années, c’est brutal.
Los Angeles, Caroline… mais pas en tête de liste
Des discussions ont eu lieu avec les Kings de Los Angeles. La Caroline circule aussi.
Mais Laine n’est pas le plan A de ces équipes.
À Los Angeles, on cherche d’abord à colmater la brèche laissée par Kevin Fiala. Laine est vu comme une option parmi d’autres, pas comme la pièce maîtresse.
Ce qui est clair, par contre, c’est que Montréal cherche activement une porte de sortie.
Et plus les jours passent, plus ça ressemble à une question de « quand », pas de « si ».
St-Louis peut parler de standards… la décision est déjà prise
Martin St-Louis a passé son point de presse à parler de processus, de détails défensifs, de compétition saine, de joueurs qui doivent mériter leur place.
Mais pendant qu’il parlait de croissance collective, Patrik Laine regardait l’horloge.
Tout est déjà décidé.
Il ne rejouera pas avant la date limite, sauf catastrophe.
Il est maintenu à l’écart pour protéger un actif.
Et dès qu’une transaction sera possible, le Canadien va bouger.
Ce n’est plus un dossier hockey.
C’est une sortie organisée.
Martin St-Louis n’a pas officiellement dit « c’est fini ».
Il a fait pire.
Il l’a démontré.
