Commotion au Centre Bell: Lane Hutson s'effondre défensivement

Commotion au Centre Bell: Lane Hutson s'effondre défensivement

Par David Garel le 2026-03-15

La glissade commence à inquiéter.

Après la défaite contre les Sharks de San Jose, les Canadiens de Montréal viennent d’en subir une deuxième en deux soirs, cette fois contre les Ducks d’Anaheim, dans un match complètement fou qui s’est terminé 4-3.

Un match à rebondissements.

Un match intense.

Mais au final, un autre revers qui laisse un goût très amer.

Parce que le problème commence à dépasser le simple résultat.

Au classement, les Canadiens de Montréal sont toujours troisièmes de leur division. Sur papier, la situation semble encore correcte. Mais lorsqu’on regarde de plus près, la marge est devenue extrêmement mince.

Boston est à seulement deux points.

Les Red Wings de Detroit sont collés eux aussi.

Et la première équipe exclue du portrait des séries, les Blue Jackets de Columbus, n’est qu’à trois points.

Rien n’est assuré.

Pas du tout.

Il n’y a pas de panique, mais il commence à y avoir un malaise.

Parce que les deux derniers matchs ont exposé les mêmes problèmes qui reviennent constamment.

Le Canadien est une équipe trop molle.

Encore une fois, ce soir, on a vu une séquence qui résume parfaitement la situation. Jacob Fowler s’est fait attaquer devant son filet… et personne n’a réagi.

Personne. À part Phil Danault qui donne une "poussette de fillette".

Pas de message.

Pas de confrontation.

Rien.

Une équipe qui regarde son gardien se faire brasser sans répondre, ça en dit long.

Et pendant ce temps, Arber Xhekaj, le seul joueur capable d’imposer une présence physique, a encore été utilisé à peine 10 minutes.

Ce n’est pas un hasard si le Canadien donne cette impression d’équipe trop douce.

Quand ton défenseur le plus intimidant passe pratiquement toute la moitié du match, le message devient clair.

Mais la soirée a aussi exposé les difficultés de Lane Hutson.

Offensivement, il continue d’avoir des flashs incroyables.

Mais défensivement, c’est de plus en plus inquiétant.

Il a joué énormément, 25 minutes 39 secondes, mais il avait l’air complètement perdu par moments, constamment attiré par la rondelle.

Et sur le but gagnant de Cutter Gauthier, la couverture défensive de Hutson et Guhle est catastrophique.

Gauthier se retrouve complètement seul.

Guhle n'est pas capable de récupérer la rondelle le long de la bande. Et Lane Hutson suit la rondelle comme s'il était un pee-wee, laissant Gauthier fin seul:

Un détail qui coûte le match.

Et si on "zoom in' la séquence, c'est encore pire à quel point Hutson et Guhle n'ont pas l'air des crayons les plus aiguisés de la boîte:

Et c’est exactement ce qui alimente les inquiétudes à l’approche des séries.

Parce que dans le hockey du printemps, ces erreurs sont impardonnables.

Mais Hutson n’est pas le seul à avoir connu une soirée difficile.

Kaiden Guhle a été horrible.

Un match très compliqué.

17 minutes de jeu.

Un différentiel négatif.

Et surtout une impression générale qu’il n’est plus le même défenseur depuis sa blessure.

C’est là que certaines discussions reviennent hanter l’organisation.

Parce qu’à un certain moment, plusieurs analystes affirmaient qu’il ne fallait absolument pas sacrifier Kaiden Guhle dans un échange potentiel pour Robert Thomas.

Aujourd’hui, avec le recul, la question devient inconfortable.

Parce que depuis son retour, Guhle n’a rien du défenseur dominant qu’on espérait voir.

L’attaque n’a pas aidé non plus.

Le jeu de puissance a terminé la soirée à zéro en quatre.

Aucune efficacité.

Aucune créativité.

Et pendant ce temps, certains vétérans semblent ralentir.

Phillip Danault n’a joué qu’un peu plus de douze minutes.

Douze minutes.

Un temps de glace qui témoigne d’une réalité difficile : il a de plus en plus de mal à suivre le rythme.

Ajoutez à cela une autre mauvaise nouvelle : Kirby Dach s’est blessé.

Encore.

Une autre inquiétude dans une soirée déjà lourde.

Et lorsque la sirène finale a retenti, la frustration était évidente.

Lane Hutson, furieux, a fracassé son bâton.

Un geste de rage.

Un geste qui en dit long sur l’état d’esprit dans le vestiaire.

Parce que cette défaite fait mal.

Très mal.

Non seulement le Canadien perd un deuxième match de suite, mais il donne aussi l’impression d’une équipe désorganisée.

Une équipe qui perd ses batailles physiques.

Une équipe qui laisse son gardien se faire attaquer.

Une équipe incapable de capitaliser sur ses jeux de puissance.

Et surtout, une équipe qui semble fragile défensivement.

Les Canadiens de Montréal sont toujours en position de séries. Mais cette semains, ils affrontent Boston, Détroit et Long Island.

Ouch.

Ce soir, une chose est devenue claire.

La marge d’erreur est en train de disparaître.