Comportement inacceptable de Martin St-Louis: il abandonne derrière le banc

Comportement inacceptable de Martin St-Louis: il abandonne derrière le banc

David Garel
Le 2026-05-27

Martin St-Louis a eu l’air d’un entraîneur complètement dépassé par les événements.

Et rendu au quatrième match d’une finale d’association, ce n’est plus une petite inquiétude. Ça devient un vrai malaise.

Le plus inquiétant dans tout ça? Ce n’est même plus seulement le résultat. C’est le langage corporel.

Sur le banc, Martin St-Louis avait l’air d’un homme qui regardait son équipe lui glisser entre les doigts sans savoir quoi faire. Les mains dans le visage. Le regard vide. La tête penchée.

À certains moments, on avait presque l’impression qu’il espérait simplement survivre à la tempête. Un entraîneur qui ne donnait pas l’impression de contrôler quoi que ce soit pendant que le Centre Bell vivait une humiliation sans précédent.

Les partisans criaient « Shoot the puck! Shoot the puck! » tellement le Canadien refusait encore de lancer au filet.

Une scène gênante au Centre Bell, comme si la foule elle-même coachait l’équipe pendant que les Hurricanes donnaient une clinique de hockey structurée, disciplinée, étouffante.

Le Canadien a été incapable de sortir de sa zone durant toute la soirée. On voyait une équipe de pee-wee contre une équipe de la LNH.

Dégelée de 4-0.

43 tirs contre 17.

Et pendant ce temps, Martin St-Louis ne faisait… rien.

Jayden Struble avec Lane Hutson? Ça ne fonctionnait pas. Ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionnera jamais. On l’a vu rapidement.

Mais St-Louis s'est entêté, alors que le Québec en entier voulait Arber Xhekaj.

Struble ralentissait le jeu, peinait à suivre le rythme et Hutson semblait inconfortable avec cette combinaison. Pourtant, St-Louis est revenu avec la même recette au lieu de couper rapidement.

Même histoire avec les trios. Aucune changement jusqu'à ce que le match soit hors de portée.

Puis... il y a le timeout qui n'est jamais venu...

Quand ton équipe panique, qu’elle ne touche plus à la rondelle, qu’elle se fait complètement dominer territorialement, qu’elle a l’air d’avoir oublié comment respirer sous la pression, un entraîneur doit parfois casser le rythme.

Calmer le groupe.

Remettre un peu d’ordre.

Mais St-Louis a regardé ça se dérouler.

Le seul moment où son temps d’arrêt a servi? Pour vérifier un hors-jeu imaginaire sur le premier but des Hurricanes.

Une décision qui donnait presque l’impression d’un coach en mode survie, accroché à un miracle vidéo pendant que son équipe coulait lentement devant lui.

Et après tout ça?

Les ajustements sont arrivés… beaucoup trop tard, quand c'était déjà 3-0 pour la Caroline. Ses nouveaux trios de la panique:

Suzuki avec Newhook et Caufield.

Evans, Slafkovsky, Demidov.

Bolduc, Dach, Texier déplacés.

Veleno, Dach et Texier qui ont été "benchés" tout le reste du match.

Quand une équipe se fait dominer pendant de longues séquences, l’ajustement ne peut pas arriver une période plus tard. Ça doit arriver avant que le match t’échappe.

Puis il y a une autre réalité inconfortable qui recommence à revenir sur les réseaux sociaux : le vieux débat du « coach pee-wee ».

Quand ton équipe a l’air perdue, quand l’adversaire te mange tactiquement, quand ton banc donne l’impression d’être en panique et que ton entraîneur a lui-même l’air dépassé, les critiques reviennent vite à Montréal.

Encore plus quand certains rappellent qu’en pleine finale d’association, St-Louis a manqué deux pratiques pour assister aux graduations de ses enfants pendant que Rod Brind’Amour et son personnel disséquaient probablement chaque détail du système montréalais.

Personne ne va lui reprocher d’être un père présent.

Mais à Montréal, quand tu te fais donner une leçon hockey devant tout le Québec, tout devient sujet de discussion.

En ce moment, une question commence sérieusement à faire son chemin :

Martin St-Louis est-il vraiment l’entraîneur capable d’amener les Canadiens de Montréal jusqu’à la Coupe Stanley… ou Rod Brind’Amour vient-il simplement d’exposer ses limites comme tacticien?

Dans le pee-wee, la Coupe ne se nomme pas Stanley...