Confession glaciale d’Artemi Panarin : « Je suis confus »

Confession glaciale d’Artemi Panarin : « Je suis confus »

Par André Soueidan le 2026-01-17

La lettre est tombée comme une enclume.

Publiée par les New York Rangers et signée par le directeur général Chris Drury, elle annonçait noir sur blanc ce que plusieurs soupçonnaient déjà : New York change de cap.

Reconstruction assumée. Direction différente. Message clair envoyé aux partisans… et reçu cinq sur cinq dans le vestiaire.

Au cœur de cette onde de choc, un nom ressort plus que les autres : Artemi Panarin.

La réaction du joueur ne s’est pas fait attendre. Sans colère. Sans fracas. Mais avec une honnêteté rare dans ce contexte :

« C’est difficile de dire comment je me sens. Je suis encore confus, mais le DG a décidé d’aller dans une autre direction. Je suis correct avec ça. Je suis un joueur des Rangers en ce moment, alors je vais jouer chaque match à 100 %. »

Derrière le vernis professionnel, le message est limpide : le sol bouge sous ses patins.

Quand les questions se sont multipliées, Panarin a fermé la porte avec une lucidité désarmante :

« J’ai déjà dit tout ce que je voulais dire sur la situation. Parlons de hockey. »

Puis cette pointe d’ironie, révélatrice :

« J’essaie d’être intelligent pour une fois dans ma vie. »

Traduction libre : trop en dire serait une erreur. Le contexte est inflammable. La fin de parcours à New York, de plus en plus plausible.

Parce que cette lettre de Drury n’est pas un simple communiqué.

C’est une ligne de démarcation.

Une organisation qui accepte de perdre aujourd’hui pour gagner demain.

Et dans ce scénario, les vétérans établis deviennent des variables d’ajustement.

Panarin n’est pas n’importe qui. Leader offensif. Joueur de franchise. Contrat majeur.

Mais aussi symbole d’une fenêtre qui se referme. Et ce type de joueur, dans une reconstruction, se retrouve souvent au mauvais endroit au mauvais moment.

La suite? La glace a parlé. Le lendemain de la lettre, les vétérans ont répondu de la seule façon possible : en dominant.

Victoire de 6-3 à Philadelphie.

Panarin, deux buts et une passe. Production immédiate. Message clair : le talent est intact, la motivation aussi.

Même chose pour Mika Zibanejad, auteur d’un tour du chapeau. Comme si le vestiaire disait : vous voulez tourner la page? Très bien. Mais pas question de partir en silence.

Le paradoxe est là. Plus Panarin performe, plus sa valeur grimpe.

Plus la reconstruction avance, plus son départ devient logique. Deux forces qui se nourrissent mutuellement.

À New York, la réalité s’impose tranquillement.

Les Rangers ne parlent plus d’« ajustements ». Le mot reconstruction est assumé. Et quand une organisation assume ce mot-là, les conséquences sont rarement temporaires.

Panarin le sent. Les silences en disent long.

Les réponses sont mesurées. Les phrases sont choisies. Le discours est celui d’un joueur qui comprend que la décision ne lui appartient plus.

Rester jusqu’à la fin de la saison? Possible. Terminer l’aventure à Manhattan? De moins en moins probable.

Une chose est certaine : cette confession n’était pas une sortie émotive. C’était un constat. Calme. Lucide. Presque résigné.

New York avance. Artemi Panarin suit le jeu… en sachant que la destination finale risque de ne pas être le Madison Square Garden.

À suivre ...