Confession: Michel Therrien regrette d'avoir traité Martin St-Louis de pee-wee

Confession: Michel Therrien regrette d'avoir traité Martin St-Louis de pee-wee

David Garel
Le 2026-05-22

Depuis des années, Michel Therrien tape sur Martin St-Louis. Trop soft. Pas assez structuré. Trop joueur, pas assez coach.

Un genre de professeur de hockey mineur parachuté derrière le banc des Canadiens de Montréal sans avoir « payé ses dues ».

Therrien n’a jamais vraiment caché son mépris. À TVA Sports, il a souvent été parmi les plus critiques envers St-Louis, allant jusqu’à remettre en question sa structure, sa gestion des matchs, son approche humaine et même sa capacité à imposer une vraie identité de hockey de séries.

Heureusement que Therrien est à la retraite, car il aurait dû s'expliquer devant les caméras et répondre à la question suivante: comment un coach "pee-wee" est-il à trois matchs de se qualifier pour la finale de la Coupe Stanley?

Surtout, Michel devrait répondre aux propos... de Phil Danault...

Le Québécois, un gars qui en a vu des entraîneurs dans sa carrière, vient d’avouer que Martin St-Louis est le meilleur coach qu’il ait jamais eu.

Danault n’a pas seulement joué pour des entraîneurs moyens ou de passage. Il a connu Joel Quenneville, un entraîneur champion de la Coupe Stanley. Il a joué sous Claude Julien, reconnu partout dans la LNH pour sa structure défensive. Il a été coaché par Dominique Ducharme, Todd McLellan, Jim Hiller… et oui, Michel Therrien lui-même.

Et pourtant, c’est Martin St-Louis qui semble aujourd’hui sortir du lot dans l’esprit du vétéran.

Pourquoi?

Parce que Danault a mis le doigt exactement sur ce qui distingue St-Louis des autres.

Selon lui, l’entraîneur des Canadiens de Montréal est constamment un pas en avant. Toujours en train d’anticiper les ajustements. Toujours capable de préparer son groupe à ce qui s’en vient avant même que l’adversaire fasse son move.

Quand un joueur comme Danault dit ça, il faut écouter.

"Il est le meilleur coach que j'ai connu".

On parle d’un gars reconnu partout dans la ligue pour son intelligence hockey. Un joueur ultra responsable défensivement, obsédé par les détails, qui a survécu à plusieurs styles de coaching différents.

Et surtout, un gars qui a connu Michel Therrien.

On sait très bien que Therrien n’a jamais été tendre envers Martin St-Louis. Il a souvent laissé entendre que le Canadien manquait de structure, qu’il fallait plus de rigueur, plus de discipline, plus de « vrai hockey ».

Pendant les moments difficiles du CH, il revenait toujours avec le même sous-entendu : Martin St-Louis inspire peut-être ses joueurs, mais est-ce vraiment un entraîneur de haut niveau?

«J'ai de la misère avec Martin St-Louis. On est dans la Ligue nationale, on n'est pas le samedi matin avec des jeunes de niveau atome ou pee-wee. Dans la LNH, je m'excuse, mais ce n'est pas de même que ça marche.

«Par expérience, et les joueurs aussi, quand on perdait 5-1, il y a des poubelles reviraient de bord et il y avait des coups de poing sur la table. C'était humiliant de perdre 5-1, surtout chez vous. Quand j'entends Martin St-Louis dire que tout est correct. C'est un jeu dangereux... tu regardes les Sabres de Buffalo... ils ont des joueurs de premier plan, mais ils ont grandi en acceptant de perdre. Il faut que ça fasse mal de perdre.» avait affirmé Therrien, tanné que St-Louis protège ses joueurs après chaque dégelée

Ouch. Non seulement le CH est en finale de conférence, mais les Sabres sont rendus une puissance dans la LNH.

Aujourd’hui, la réponse vient directement du vestiaire.

Phillip Danault, qui a vécu les méthodes de plusieurs entraîneurs de renom, dont Michou, vient de clore le débat.

Connaissant Therrien, il a le coeur en miettes d'avoir entendu la déclaration de son ancien joueur de centre.

Voilà exactement le genre de validation qui enlève énormément d’arguments aux critiques de l’ancienne école.

Surtout quand cette déclaration arrive au moment où St-Louis est en train de faire ce que plusieurs jugeaient impossible : amener un jeune groupe aussi loin en séries, éliminer des entraîneurs légendaires, gagner des batailles d’ajustements contre Jon Cooper et Lindy Ruff, puis faire paraître les Hurricanes complètement désorganisés dans un match de finale d’association.

Pendant des années, plusieurs ont présenté Martin St-Louis comme un coach d’émotions. Un motivateur. Un gars de culture. Quelqu’un de bon avec les jeunes, mais pas assez tactique pour gagner la Coupe Stanley.

Michel Therrien l'a toujours traité de pee-wee soft.

Phillip Danault vient complètement renverser ce narratif.

Il ne parle pas d’un coach gentil.

Il parle d’un coach en avance qui pense le match plus vite que les autres.

Mais entendre un ancien joueur qu’il a coaché pratiquement couronner Martin St-Louis devant lui?

Oh que ça doit faire mal..

Aujourd'hui, Michel Therrien aurait confié à des proches qu'il regrettait ses propos déplacés envers Martin St-Louis.

Il regrette de l'avoir traité de coach pee-wee.

Trop peu... trop tard...