Congédiement à Tampa Bay: ça sent la fin

Congédiement à Tampa Bay: ça sent la fin

Par David Garel le 2026-04-25

La pression commence tranquillement à changer de camp dans cette série.

Pendant des jours, tout le monde parlait de Martin St-Louis comme du jeune entraîneur dépassé par l’expérience de Jon Cooper. On répétait qu’il allait se faire manger tactiquement. Qu’il allait apprendre une leçon contre la machine du Lightning de Tampa Bay.

Mais après trois matchs?

C’est Cooper qui commence à avoir l’air d’un coach incapable de trouver des réponses.

Les rumeurs autour de son avenir commencent à devenir de plus en plus lourdes.

Il faut regarder la réalité en face.

Depuis 2023, Tampa Bay est horrible en séries. Une fiche de 5-25 à ses 30 derniers. matchs.

Une fiche catastrophique pour une équipe qui possède encore Nikita Kucherov, Brayden Point, Victor Hedman et Andrei Vasilevskiy.

Pendant ce temps, Cooper continue essentiellement à blâmer indirectement ses joueurs.

Il parle du manque de tirs.

Du fait qu’on essaie trop de jeux compliqués.

Du fait qu’on veut être trop “cute”.

Du fait qu’on ne tire pas assez au filet.

Mais il parle beaucoup moins de son incapacité à s’ajuster à ce que le Canadien lui impose depuis le début de la série.

Parce que la réalité fait mal.

Le Lightning domine la possession par séquences.

Mais Montréal détruit complètement Tampa Bay dans les chances de qualité.

Après trois matchs, le Lightning est dernier parmi les équipes encore en séries pour les tirs provenant de l’enclave avec seulement neuf tirs cadrés depuis la zone dangereuse.

Et ça, contre une défense privée de Noah Dobson.

C’est une catastrophe tactique pour Tampa Bay.

Pendant ce temps-là, le Canadien en a généré 23.

Vingt-trois contre neuf. C'est une sale volée.

Ça devient extrêmement gênant pour Cooper. Martin St-Louis est en train de gagner cette bataille avec une brigade défensive improvisée.

Arber Xhekaj et Jayden Struble, que plusieurs voyaient comme des maillons faibles, sont pratiquement parfaits dans leurs missions.

Alexandre Carrier joue probablement le meilleur hockey de sa carrière.

Lane Hutson gère la pression comme un vétéran.

Mike Matheson est un vrai moteur qui affronte toujours les meilleurs joueurs du Lightning.

Et surtout, le système montréalais empêche complètement Tampa Bay d’entrer dans l’enclave.

Pendant ce temps-là, Cooper continue de tourner autour des mêmes frustrations.

Il vise ses joueurs.

" Je suis tanné de leurs tic-tac-toe qui ne mène à rien. Il faut lancer au filet ".

Le coach parle de l’exécution.

Il parle des occasions ratées.

Mais il ne semble jamais reconnaître que l’autre entraîneur est en train de lui donner une véritable leçon d’adaptation.

Parce qu’au fond, le Canadien a complètement changé le portrait de cette série.

On parlait d’une équipe trop jeune.

Trop fragile.

Trop petite.

Et aujourd’hui?

C’est Tampa Bay qui semble frustré.

Tampa Bay qui force les jeux.

Tampa Bay qui cherche constamment des réponses émotionnelles avec Scott Sabourin et leur côté vilain "fake".

Voilà pourquoi critiques commencent tranquillement à s’intensifier autour de Cooper.

Parce qu’un entraîneur avec autant de talent, autant d’expérience et autant de vétérans n’est pas supposé se retrouver neutralisé de cette façon par un groupe aussi jeune.

Encore moins après trois années de déceptions éliminatoires.

Le plus fous dans tout ça, c’est que pendant des années, Cooper représentait exactement ce que Montréal rêvait d’avoir : le coach calme, brillant, adaptable, intouchable.

Mais dans cette série?

C’est Martin St-Louis qui ressemble au coach capable d’évoluer.

Et Cooper commence dangereusement à ressembler à un entraîneur qui s’accroche à une vieille identité qui ne fonctionne plus autant qu’avant.

À sent la congédiement à plein nez...