Congédiement de Martin St-Louis: le Québec n'en peut plus

Congédiement de Martin St-Louis: le Québec n'en peut plus

Par David Garel le 2026-03-16

La pression commence sérieusement à monter autour de Martin St-Louis.

Après la défaite contre les Sharks de San Jose et celle contre les Ducks d’Anaheim, un sentiment revient de plus en plus souvent sur les réseaux sociaux et dans les discussions des partisans : le Canadien de Montréal est devenu une équipe beaucoup trop soft. Et pour plusieurs observateurs, la responsabilité remonte directement à l’entraîneur.

Le débat qui était encore tabou il y a quelques semaines commence maintenant à circuler ouvertement : certains partisans demandent carrément le congédiement de Martin St-Louis.

Parce que ce que l’on voit sur la glace inquiète énormément.

Le Canadien est spectaculaire offensivement. Personne ne peut enlever ça à St-Louis. L’équipe attaque, crée des chances, possède des jeunes joueurs extrêmement talentueux.

Mais lorsqu’on regarde l’autre côté de la rondelle, le portrait devient beaucoup plus inquiétant.

Le Canadien est une équipe trop petite, trop douce et trop vulnérable physiquement.

Et pour plusieurs observateurs, c’est le résultat direct de la philosophie de Martin St-Louis.

Depuis son arrivée derrière le banc, St-Louis a construit une équipe axée sur la vitesse, la créativité et le talent offensif. Une équipe remplie de jeunes attaquants explosifs capables de produire du jeu spectaculaire.

Mais le problème, c’est que le hockey ne se joue pas seulement avec la rondelle.

Quand le jeu devient physique, quand les batailles devant le filet deviennent intenses, quand l’adversaire commence à frapper à chaque présence… le Canadien a l’air complètement dépassé.

On l’a vu encore une fois récemment.

Jacob Fowler se fait bousculer devant son filet.

Et personne ne répond vraiment.

Kirby Dach encaisse un coup à la tête.

La réaction reste timide.

Les adversaires s’installent devant le filet.

Et le Canadien est incapable de les sortir de là.

Ce n’est pas seulement une question d’exécution.

C’est une question d’identité.

Et plusieurs observateurs commencent à dire que cette identité est directement liée à la vision de Martin St-Louis.

Parce que St-Louis lui-même n’a jamais été un joueur physique. Toute sa carrière a été bâtie sur la vitesse, le talent et la créativité.

Mais dans la LNH moderne, et surtout en séries éliminatoires, le hockey reste un sport de batailles physiques.

Et pour l’instant, le Canadien ne gagne pas ces batailles.

Devant le filet, l’adversaire s’installe trop facilement.

Le long des bandes, les batailles sont souvent perdues.

Et dans les moments critiques d’un match, lorsque la robustesse devient essentielle, l’équipe donne l’impression d’être trop fragile.

Ce qui alimente encore plus la frustration des partisans, c’est la gestion de l’effectif.

Arber Xhekaj, l’un des seuls joueurs capables d’imposer une présence physique, réchauffe le banc.

Pendant ce temps, la brigade défensive est remplie de défenseurs offensifs : Mike Matheson, Noah Dobson, Lane Hutson.

Des joueurs extrêmement talentueux avec la rondelle… mais qui ne sont pas reconnus pour leur robustesse.

Le résultat est une équipe spectaculaire.

Mais vulnérable.

Une équipe capable de marquer trois ou quatre buts… mais aussi capable d’en accorder autant.

Et c’est exactement ce type d’équipe qui inquiète à l’approche des séries.

Parce que le hockey du printemps est complètement différent.

Les espaces disparaissent.

Les coups sont plus durs.

Les batailles devant le filet deviennent féroces.

Et pour plusieurs partisans, le Canadien actuel ne semble tout simplement pas construit pour survivre dans ce type de hockey.

C’est pour cette raison que la colère commence à se tourner vers l’entraîneur.

Parce que si cette équipe est trop soft, trop petite et trop vulnérable physiquement… plusieurs se demandent si ce n’est pas la conséquence directe de la vision de Martin St-Louis.

Pour l’instant, il n’y a évidemment aucun signe que l’organisation pense réellement à un congédiement.

Mais une chose est certaine.

Le murmure commence à devenir de plus en plus fort.

Et à Montréal, lorsque ce type de débat commence à circuler… il ne disparaît jamais vraiment.