Congédiement sans classe: Connor McDavid a parlé

Congédiement sans classe: Connor McDavid a parlé

Par David Garel le 2026-05-14

L’inévitable vient finalement de se produire à Edmonton.

Après des jours de rumeurs, de spéculations et surtout une humiliation publique difficile à cacher, les Oilers d’Edmonton ont officiellement congédié Kris Knoblauch. Et plus les détails sortent, plus cette décision donne une impression dérangeante.

On ne parle pas seulement d'un congédiement, mais bien d'un renvoi qui manque tellement de classe... et d'humanité...

Ce congédiement ressemble à une exécution publique déjà décidée depuis longtemps.

Tout le monde savait déjà que Knoblauch était fini au moment où les Oilers ont demandé publiquement la permission aux Golden Knights de Vegas de parler à Bruce Cassidy.

Le message était cinglant

Ton entraîneur est encore officiellement en poste… mais on magasine déjà son remplaçant.

Comment veux-tu revenir de ça?

Comment veux-tu conserver la moindre crédibilité dans un vestiaire lorsque toute la ligue apprend que ton organisation tente déjà d’aller chercher un autre entraîneur pendant que tu portes encore officiellement le titre?

Le pire dans toute cette histoire, c’est que Knoblauch n’a même pas échoué au sens traditionnel du terme.

Deux finales consécutives de la Coupe Stanley.

Oui, cette saison s’est terminée de façon humiliante avec une élimination rapide contre les Ducks d’Anaheim. Oui, les Oilers ont semblé désorganisés. Oui, Connor McDavid et Leon Draisaitl ont envoyé des critiques très directes à l’organisation après la défaite.

Mais quand même.

Deux finales.

Dans pratiquement n’importe quelle organisation de la LNH, ça t’achète un minimum de patience.

Pas à Edmonton.

Surtout, la partie la plus ridicule de cette histoire mérite d’être rappelée.

Pourquoi les Oilers avaient-ils engagé Kris Knoblauch au départ?

La réponse est simple : Connor McDavid.

Knoblauch n’était pas un inconnu parachuté de nulle part. Il avait déjà dirigé McDavid dans le junior avec les Otters d’Erie.

La connexion existait déjà. Edmonton cherchait un entraîneur capable de reconnecter avec sa superstar, de parler le même langage, de calmer certaines tensions internes et de maximiser une fenêtre de championnat qui semblait encore ouverte.

À l’époque, plusieurs voyaient même cette embauche comme un geste fait directement pour McDavid.

Aujourd’hui, le même entraîneur est sacrifié publiquement pour tenter de garder Connor McDavid heureux.

L’histoire est cruelle car tout le monde sait que c'est le capitaine des Oilers (encore) qui s'est arrangé pour que son coach prenne la porte de sortie.

Edmonton fonctionne dans une peur permanente de perdre son capitaine.

Comment les blâmer?

Le nom de Connor McDavid circule plus que jamais à Montréal.

Depuis l’élimination des Oilers, les spéculations explosent. Georges Laraque lui-même a admis croire à un scénario où McDavid pourrait éventuellement aboutir avec les Canadiens de Montréal si Edmonton continue de tourner en rond.

Elliotte Friedman surveille le dossier depuis des mois et lie McDavid à Montréal depuis un an.

Mathias Brunet de La Presse parle d'un package incliuant Cole Caufield, Michael Hage et trois choix de 1re ronde.

Les critiques publiques de McDavid envers la construction de l’équipe n’ont rien calmé.

« Toute l’année, nous étions une équipe moyenne avec de grandes attentes. »

Cette phrase continue de hanter Edmonton.

Le DG Stan Bowman comprend une chose : s’il veut empêcher Connor McDavid de demander une transaction, il doit agir immédiatement.

Le problème?

La façon de faire donne une impression de panique.

Ce n'est pas un nouveau coach qui va faire de cette équipe pleines de trous une prétendante à la Coupe Stanley.

Tu veux congédier ton coach? Ok. Mais demander la permission de parler à Bruce Cassidy avant même de renvoyer Knoblauch est un geste horrible.

Et la honte suprême? Vegas, malgré le fait d’avoir lui-même congédié Cassidy récemment pour faire place à John Tortorella, a refusé pour l’instant de laisser son rival de division discuter avec lui.

Kris Knoblauch n’est peut-être pas l’homme parfait pour gagner une Coupe Stanley. Son système a montré des limites. Les Oilers ont semblé désorganisés défensivement. Les ajustements contre les Ducks n’ont jamais réellement fonctionné.

Mais traiter un entraîneur qui vient de t’amener deux années de suite en finale de cette façon?

Ça nous lève le coeur.

Ce congédiement n’est pas seulement une décision hockey.

C’est une décision Connor McDavid.

À Edmonton, on se couche devant le meilleur joueur du monde.

On se demande si on le veut vraiment à Montréal.

Vider ton club pour une diva qui congédie les entraîneurs comme s'il n'y avait plus de lendemain?

Au moins, chez le CH, McDavid apprendrait une chose: Martin St-Louis... est encore plus BIG que lui.