Congestion à l’attaque : Kent Hughes prépare le gros coup

Congestion à l’attaque : Kent Hughes prépare le gros coup

Par William Petit Lemay le 2026-02-25

Ce n’est plus un détail.

Ce n’est plus une simple rotation.

C’est une congestion.

Et elle devient lourde.

À la pratique du 24 février, l’alignement parlait tout seul.

Et pendant ce temps, Nick Suzuki et Juraj Slafkovský soufflent après Milan.

Ce qui saute aux yeux?

Il n’y a plus d’espace naturel.

Joe Veleno est coincé.

Naturellement centre. Occasionnellement ailier gauche. Mais au centre, la porte est fermée. Suzuki. Kapanen. Evans. Danault. Quatre noms clairs. Quatre rôles établis.

À gauche?

Dach est là pour l’instant.

Demidov occupe le deuxième trio.

Bolduc s’accroche.

Anderson ferme le quatrième.

Alors Veleno joue où?

C’est là que la tension monte.

Parce que Veleno a été utile. Important même. Quand les blessures frappaient. Quand Newhook était absent. Quand Texier manquait à l’appel. Il a stabilisé des séquences. Il a pris des mises au jeu. Il a fait le travail ingrat.

Mais le hockey ne récompense pas la loyauté.

Il récompense le fit.

Et aujourd’hui, le fit devient flou.

Pendant ce temps, Zachary Bolduc sent la pression.

Eric Engels l’a dit sans détour : quand tout le monde sera en santé, il pourrait être celui qui saute. Pas envoyé à Laval. Mais dans les estrades.

Et pourtant, Bolduc joue à gauche. Il a un rôle plus clair.

Plus défini.

Plus naturel dans la structure actuelle.

Le vrai problème, c’est la surcharge à gauche.

Dach. Demidov. Bolduc. Anderson. Texier. Laine en rotation.

Ça fait beaucoup.

Trop.

Et c’est là que Kent Hughes entre en scène.

Parce qu’un détail majeur vient de tomber.

Selon Nick Kypreos, le Canadien n’a toujours utilisé aucun de ses slots de rétention salariale. Montréal serait ouvert à l’idée de retenir du salaire dans une transaction impliquant Patrik Laine.

Retenir du salaire, ça veut dire faciliter un échange.

Ça veut dire préparer le terrain.

Ça veut dire que quelque chose se prépare.

Laine est en rotation à l’entraînement.

Il n’est plus une pièce centrale.

Et si le Canadien est prêt à absorber une partie de son contrat pour boucler une transaction, ça libère de l’espace.

De la structure. De la hiérarchie.

Et peut-être plus.

Parce que dans la LNH, les transactions ne viennent pas seules.

Un ailier quitte.

Un centre arrive?

Un package deal?

Veleno pourrait-il être inclus dans une transaction plus large? Un ajout stratégique pour aller chercher un deuxième centre établi? Un profil plus défini?

Les noms circulent.

Robert Thomas fait rêver certains.

Ce n’est peut-être pas réaliste.

Mais l’idée est là.

La congestion crée une opportunité.

Et Kent Hughes n’est pas un DG passif.

Il observe.

Il attend.

Il calcule.

Ce qui est fascinant, c’est que ce “problème” est nouveau à Montréal.

Pendant des années, on cherchait de la profondeur.

Aujourd’hui, on en a trop.

Des jeunes qui poussent.

Des vétérans qui refusent de céder.

Des blessés qui reviennent en santé.

Et un entraîneur qui jongle.

Martin St-Louis brasse les cartes. Mais les cartes finissent toujours par se stabiliser. Et quand elles se stabilisent, quelqu’un perd sa chaise.

La vraie question n’est pas seulement “qui joue jeudi?”

La vraie question est : qui ne sera plus là après la date limite?

Veleno?

Bolduc?

Laine?

Un mélange de tout ça?

La rétention salariale est la clé.

Montréal a les outils.

Montréal a la flexibilité.

Montréal a l’excès.

Et dans la LNH, l’excès devient monnaie d’échange.

La congestion à l’attaque n’est pas un accident.

C’est un signal.

Un signal que le Canadien approche d’une phase différente.

Moins de patience.

Plus de décisions.

Le vestiaire le sent.

Les joueurs le savent.

Et quand Kent Hughes commence à préparer la table financièrement…

C’est rarement pour rester immobile.

Quelque chose se prépare.

Et cette congestion pourrait être le début d’un mouvement beaucoup plus grand.

Il reste dix jours avant la date limite du 6 mars 2026… et si Kent Hughes appuie officiellement sur la gâchette d’ici là, la congestion à l’attaque pourrait se déboucher d’un seul coup sec.