Contrat de Josh Anderson: Kent Hughes a irrité l'agent de l'attaquant
Josh Anderson et Kent Hughes. Canadiens de Montréal, Le Journal de Montréal

Contrat de Josh Anderson: Kent Hughes a irrité l'agent de l'attaquant

David Garel
Le 2026-10-15

Kent Hughes voulait attendre avant de négocier avec Josh Anderson.

Il voulait d’abord améliorer son équipe par une transaction, régler ses priorités et revenir plus tard au dossier de son vétéran.

Selon le journaliste Darren Dreger, voici les mots exacts prononcés par Kent Hughes à Josh Anderson et son agent dernièrement.

« Regardez, nous cherchons à faire venir des joueurs pour améliorer cette équipe. Alors, ne prenez pas ça de la mauvaise façon. Nous devons simplement attendre un peu, mais nous reviendrons à vous. »

Le directeur général du Canadien de Montréal vient de commettre une erreur de calcul majeure.

Anderson connaît un début de saison exceptionnel, sa valeur augmente de match en match et son agent, l'agent Darren Ferris, n’est certainement pas du genre à laisser de l’argent sur la table simplement parce que son client aime Montréal.

Ferris n'a vraiment pas apprécié de se faire dire d'attendre. Aux dires de Dreger, la conversation était tendue.

C’est ici que la gestion de Hughes devient ridicule.

Le directeur général a accepté de s’engager financièrement envers Jakub Dobes, avec un contrat de 3 ans qui lui rapportera 5,36 M$ par année à compter de la saison 2027-2028, alors qu'il ne devenait qu'agent libre avec restriction.

Pendant ce temps, Anderson, un vétéran qui vient de devenir assistant-capitaine et qui devient agent libre sans restriction, aurait reçu un message essentiellement fondé sur la patience : attends, nous voulons d’abord faire une transaction.

Pourquoi Dobes a-t-il obtenu son engagement alors qu’Anderson doit encore attendre son tour?

La question mérite d’être posée, surtout compte tenu des performances récentes des deux joueurs. Dobes s'écroule devant son filet, tandis qu’Anderson a rapidement démontré qu’il pouvait encore représenter une menace offensive importante.

Bref, Kent Hughes aurait pu payer Dobes des peanuts en attendant. Et aurait pu sous-payer Anderson en le signant tout de suite, avant que les statistiques ne viennent compliquer le dossier.

Au lieu de cela, Hughes a expliqué qu’il souhaitait d’abord se concentrer sur les transactions... qui ne sont jamais arrivées.

Voilà... un triple échec...

Anderson a inscrit quatre buts et récolté six points à ses sept premières rencontres de la saison. Pour un attaquant qui n’a jamais dépassé 32 points en une campagne avec Montréal, ce départ représente une excellente nouvelle sur le plan sportif. Pour son prochain contrat, c’est une catastrophe.

À 32 ans (33 ans cette saison), Anderson arrive à une étape déterminante de sa carrière. Il sait que sa prochaine entente sera sa dernière véritable occasion d’obtenir plusieurs années de sécurité financière.

Selon Darren Dreger, l’agent d’Anderson n’a pas l’habitude de précipiter les négociations lorsque son client peut obtenir davantage en attendant le marché des joueurs autonomes.

Selon l'agent, il est difficile de connaître la véritable valeur d’un joueur sans lui permettre de tester le marché.

Si Anderson arrive au 1er juillet 2027 sans avoir signé de prolongation, plusieurs équipes pourront évaluer ses services et lui présenter leurs offres frisant les 7 M$ par année.

Le fait qu’Anderson aime Montréal constitue un avantage pour le Canadien, mais ce n’est pas une garantie contractuelle.

L’attaquant a exprimé son attachement à la ville et à l’organisation. Il a également laissé entendre qu’il souhaitait poursuivre l’aventure avec le Tricolore. Il croit au projet et apprécie la direction que prend l’équipe.

Mais aimer Montréal et accepter de perdre plusieurs millions de dollars pour y rester sont deux décisions complètement différentes.

Selon les informations qui circulent autour du dossier, le Canadien envisageait de proposer à Anderson un contrat de deux saisons à 5,5 millions de dollars par année. Une prolongation de 11 millions au total permettrait de conserver le même salaire annuel que celui de son entente actuelle, tout en limitant les risques associés à son âge.

Anderson aura 33 ans au début de son prochain contrat. Son style de jeu exige beaucoup physiquement, et ses dernières saisons ont démontré que sa production pouvait fluctuer considérablement. Lui offrir quatre ou cinq années supplémentaires comporterait un risque réel, surtout si son rendement diminuait après une ou deux saisons.

Clairement, le clan Anderson va considérer qu’un contrat de deux ans ne lui offre pas suffisamment de sécurité.

Prenons une offre hypothétique de quatre ans à sept millions de dollars par saison, qui est raisonnable vu l'explosion du plafond salarial.

Elle représenterait 28 millions de dollars. Comparativement à une proposition montréalaise de deux ans à 5,5 millions, Anderson aurait la possibilité d’obtenir 17 millions supplémentaires sur les deux années additionnelles, en plus d’un salaire annuel supérieur.

Clairement, le CH devra hausser son offre,

Le dossier d’Alexandre Carrier soulève une question comparable : jusqu’où le Canadien peut-il compter sur les attaches personnelles de ses joueurs pour tenter de conclure des contrats avantageux? Dans les deux cas, Montréal doit trouver un équilibre entre la discipline financière et la reconnaissance de la valeur de ses vétérans.

Si Hughes avait réussi à conclure une prolongation avant la saison, il aurait pu flouer Anderson, comme il a floué Hutson, Caufield, Slafkovsky, Demidov et compagnie.

Darren Ferris est un vrai requin. Clairement, il n'a pas apprécié que le DG du CH lui dise d'attendre.

La revanche de l'agent risque d'être sans pitié.