Contrat surprise de deux ans: Sergei Bobrosvky veut encaisser à Montréal

Contrat surprise de deux ans: Sergei Bobrosvky veut encaisser à Montréal

Par David Garel le 2026-02-27

Ça ne ralentit pas.

Depuis quelques jours, le message circule partout : le Canadiens de Montréal s’active pour un gardien établi dans la Ligue nationale. Pas un projet. Pas un pari à long terme. Un vrai nom.

Et quand plusieurs dossiers surgissent en même temps, ce n’est jamais un hasard.

Commençons par Sergei Bobrovsky.

Les négociations entre Bobrovsky et les Panthers de la Floride ne seraient pas simples. À 37 ans, le gardien veut plus que ce que la Floride semble prête à offrir. Il demeure un nom prestigieux, double gagnant du Vézina, champion de la Coupe Stanley, mais l’âge est un facteur que personne ne peut ignorer.

Sur le marché des joueurs autonomes cet été, son nom pourrait devenir l’un des plus polarisants.

Est-ce que Montréal pourrait lui offrir deux ans?

Théoriquement, oui.

Stratégiquement, ça se discute.

Un contrat de deux saisons servirait de pont vers l’arrivée de Jacob Fowler, le vrai projet numéro un de l’organisation. On éviterait de brûler Fowler trop tôt. On stabiliserait le poste temporairement.

Est-ce possible que le CH aille le chercher via transaction?

Il y a un problème majeur : la Floride n’est pas hors de la course aux séries. Tant que les Panthers sont dans le portrait, un échange est improbable. Mais si Bobrovsky devient libre, il faudra surpayer un gardien de 37 ans.

Est-ce que c’est cohérent avec la fenêtre compétitive du Canadien?

Parce que si les négociations coincent en Floride, si Bobrovsky veut plus que ce que les Panthers sont prêts à lui donner, et s’il arrive sur le marché des joueurs autonomes avec l’idée claire de faire un dernier vrai “cash in”… Montréal devient un scénario qui fait du sens.

Un contrat surprise de deux ans.

Pourquoi Montréal ferait ça?

Simple.

Le Canadiens de Montréal aura de la flexibilité salariale.

On ne parle pas de lui redonner 10 millions par année. Ce temps-là est terminé. Mais un contrat court, bien structuré, avec un salaire compétitif, devient réaliste.

Deux ans.

Ça couvre exactement la période de transition avant l’arrivée complète de Jacob Fowler.

Ça donne le temps au jeune de se développer sans pression.

Ça évite de brûler un espoir.

Ça stabilise le filet immédiatement.

Et surtout : ça donne au Canadien un gardien champion, respecté, qui a déjà prouvé qu’il peut élever son jeu en séries.

Pourquoi Bobrovsky dirait oui?

Parce que Montréal peut lui offrir deux choses que la Floride ne peut peut-être plus garantir :

De l’argent à court terme.

S’il veut maximiser son dernier contrat, un deal de deux ans bien payé est parfait. Pas d’engagement à long terme pour l’équipe. Pas de risque démesuré pour lui.

Et dans un marché comme Montréal, avec un Centre Bell plein et une équipe jeune en ascension, il pourrait redevenir la pièce centrale d’un projet ambitieux.

À 37 ans, il ne signera pas pour reconstruire. Il signera pour gagner et encaisser.

Pendant ce temps, le CH cherche d'autres options sur le marché.

Le bruit ne s’arrête pas à Bobrovsky.

Montréal aurait aussi appelé les Blues de Saint-Louis pour discuter de Jordan Binnington.

Contrat : 6 M$ par année jusqu’en 2027.

Âge : 31 ans.

Profil : intense, compétitif, capable de voler une série.

Ce scénario est beaucoup plus réaliste que Bobrovsky. Le contrat couvre exactement la période avant que Fowler soit prêt à prendre le relais. Deux ou trois saisons de stabilité, puis transition.

Mais le prix serait élevé. On parle potentiellement d’un choix de première ronde. Peut-être même d’inclure Samuel Montembeault pour équilibrer les salaires.

Et ce n’est pas tout.

Il y aurait aussi eu des discussions avec les Penguins de Pittsburgh concernant Stuart Skinner.

Quand ton organisation appelle plusieurs équipes pour des gardiens établis, le message est clair :

On n’est pas confortable.

Ce que ça dit sur Montembeault

La multiplication des rumeurs ne peut pas être ignorée.

Si Montréal explore Bobrovsky, Binnington et Skinner en parallèle, c’est que la confiance envers le tandem actuel est fragile.

Ni Montembeault.

Ni Dobeš.

Et surtout, on refuse de précipiter Fowler.

Ça sent la fin pour Montembeault? Peut-être pas officiellement. Mais ça sent au minimum la perte de statut.

Quand une équipe explore trois gardiens différents publiquement ou semi-publiquement, ça signifie qu’elle se prépare à bouger.

Ce qui est certain : l’organisation ne veut plus naviguer dans l’incertitude devant le filet.

Et quand une équipe commence à multiplier les appels pour des gardiens numéro un, c’est rarement bon signe pour ceux déjà en place.

Le dossier est loin d’être fermé.

Et la rumeur Bobrovsky, même si elle semble imparfaite sur le plan logique, continue d’alimenter un constat plus large :

Montréal prépare quelque chose.

Montembeault va passer des nuits blanches d'ici vendredi prochain.