La bombe est inévitable... quand l’éléphant dans la pièce s’appelle Brendan Gallagher...
La conversation change de statut. Elle passe du murmure au vestiaire, du malaise diffus chez les partisans, à quelque chose de beaucoup plus lourd : un constat public, assumé, impossible à ignorer.
Ce moment-là, il est arrivé aujourd'hui au micro du Sick Podcast, quand Pierre McGuire a décidé de dire tout haut ce que plus personne n’ose contourner à Montréal.
Oui, Brendan Gallagher est devenu l’éléphant dans la pièce.
Et non, ce n’est plus une opinion marginale de fans frustrés sur les réseaux sociaux. Quand un vétéran respecté comme McGuire, appuyé par Tony Marinaro, perd patience en ondes et pose froidement la question, on change de registre.
On entre dans le territoire des décisions inconfortables, celles que les organisations repoussent jusqu’à ce qu’il soit trop tard.
McGuire n’a pas tourné autour du pot. Il a parlé d’une discussion inévitable, difficile, réaliste. Une discussion qui ne se fait pas devant les caméras, mais en tête-à-tête, porte fermée.
Et surtout, il a mis le doigt sur la seule avenue encore crédible si le Canadien veut réellement compter sur Gallagher en séries :
« C’est une conversation qui doit avoir lieu bientôt. Une conversation dure, réaliste. Comment tu la gères? C’est forcément un un contre un. Et ça ne doit pas être public. Mais il va falloir qu’il commence à manquer des matchs. Ils vont devoir le faire. S’ils veulent compter sur lui en séries, il va falloir qu’il commence à manquer des matchs. »
Ce n’est pas une attaque. Ce n’est pas un manque de respect. C’est un une réalité qu'on ne peut plus ignorer.
Et McGuire va encore plus loin, en mettant des mots sur ce que tout le monde voit mais que personne n’ose verbaliser :
« Voici comment tu lui expliques. On a besoin de toi en séries. On sent que la fatigue s’installe. Ton corps vieillissant a de la difficulté avec ce calendrier condensé. On veut que tu sois frais. »
It might be time to have a hard conversation about Brendan Gallagher...
— The Sick Podcast with Tony Marinaro (@thesickpodcasts) January 13, 2026
Pierre McGuire: "I think he's going to have to start missing games"#GoHabsGo #thesickpodcast @TonyMarinaro @BWildeMTL pic.twitter.com/BIuSwyBP71
Quand Marinaro lui répond « Je pense que tu viens de frapper dans le mille », ce n’est pas une formule radio. C’est l’aveu que la patience collective est épuisée.
Imaginez à quel point la conversation sera tendue entre St-Louis et Gallagher quand le coach va lui expliquer gentiement qu'il est trop "fini à la corde" pour jouer tous les matchs.
Pourquoi cette sortie change tout?
Parce qu’elle ne vient pas d’un blogueur anonyme. Elle ne vient pas d’un fan émotif après une défaite. Elle vient d’un observateur respecté de la LNH, qui comprend les dynamiques internes des équipes, qui a vu des carrières se terminer de cette façon-là, non pas dans l’humiliation, mais dans le déni prolongé.
L'ancien joueur de la LNH, Éric Bélanger, a ensuite affirmé à Martin Lemay que selon lui, Gallagher pourrait prendre sa retraite cet été et dire non à son dernier 4 M$ (moyenne salariale de 6,5 M$, mais en argent réel, on parle de 4 M$).
Est-ce inévitable que le #11 devienne le joueur en trop? pic.twitter.com/tVZJZRabi6
— Martin Lemay (@MartinLemay) January 13, 2026
Le problème avec Gallagher, ce n’est plus son contrat. Ce n’est même plus sa production. C’est le rythme. La vitesse du jeu. La récupération entre les matchs. Les séquences en deux soirs, les voyages, les minutes compressées. Tout ce que la LNH moderne exige, et que son corps ne peut plus absorber.
Et c’est là que le malaise devient collectif.
Parce que pendant que Gallagher s’accroche, l’équipe avance sans lui. Le Canadien est plus rapide. Plus fluide. Plus structuré. Les jeunes poussent. Les retours de blessure approchent. L’alignement se resserre. Chaque chaise devient précieuse. Et Gallagher, malgré tout le respect qu’il inspire, n’est plus une solution automatique.
Un mouvement médiatique est en train de naître.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que McGuire n’est pas seul. Il n’est pas isolé. Sa sortie s’inscrit dans une tendance lourde.
Les médias traditionnels commencent à poser les vraies questions. Les analystes cessent de marcher sur des œufs. On ne parle plus de « mauvaise passe » ou de « manque de chance ». On parle de gestion de fin de carrière.
Et dans la LNH, quand ce genre de conversation devient publique, le point de non-retour est rarement loin.
C’est exactement ce que McGuire a mis en lumière : si le Canadien continue de faire comme si de rien n’était, il risque de brûler ce qui reste d’utile chez Gallagher, au lieu de le préserver pour les moments où son expérience pourrait encore servir.
Mais soyons honnêtes : même cette solution, le faire manquer des matchs, ne règle pas tout. Elle ne fait que retarder l’inévitable.
Brendan Gallagher n’est pas devenu mauvais. Il n’est pas devenu paresseux. Il n’a pas trahi le logo. Son corps a simplement atteint sa limite. Et la LNH n’a aucune pitié pour ça.
Le pire cauchemar pour un joueur comme lui, ce n’est pas de rater des matchs. C’est de devenir le sujet central d’un débat public, alimenté par des journalistes qui, jusqu’ici, l’ont protégé.
Quand Pierre McGuire parle d’éléphant dans la pièce, ce n’est pas une image. C’est un avertissement.
Le Canadien va devoir choisir : continuer par respect ou agir par lucidité.
Et de plus en plus, tout indique que l’option deux est la seule qui reste.
L’éléphant est dans la pièce. Il prend toute la place. Il faut le sortir de la chambre au plus vite.
