Comme prévu, TVA Sports vient officiellement de sécuriser 32 matchs du Canadien de Montréal en saison régulière et l'exclusivité des séries éliminatoires en français... pour une durée de 12 ans...
Wow.
Pendant que plusieurs annonçaient déjà la mort de TVA Sports l'été dernier, Pierre-Karl Péladeau vient de leur répondre sans aucune pitié.
Oui, RDS aura 45 matchs du Canadien... en saison régulière, mais le réseau des sports n’aura toujours pas les séries éliminatoires du Canadien.
Le printemps appartient encore à TVA Sports. Pendant que RDS devra regarder le Canadien disparaître de son antenne au moment où les matchs deviennent les plus importants et où l'argent coule à flot, TVA Sports pourra continuer de diffuser le Tricolore jusqu’au bout de son parcours.
Et encore une fois, TVA Sports va continuer de marcher dans les plates-bandes de RDS.
Après des mois d’incertitude et des négociations qui semblaient interminables, Québecor et Rogers ont finalement annoncé, ce jeudi, une nouvelle entente de sous-licence de 12 ans concernant les droits nationaux francophones de la LNH.
Dès la saison 2026-2027, TVA Sports pourra diffuser jusqu’à 350 matchs de saison régulière, dont 32 rencontres du Canadien de Montréal. C’est dix matchs de plus que dans l’ancienne entente.
Et surtout, TVA Sports conserve ce qui fait la véritable valeur de son produit.
Les séries éliminatoires.
Pour les amateurs du Canadien, la nouvelle est majeure. Le paysage télévisuel sera complètement différent cette saison. RDS aura sa portion du calendrier. Amazon Prime Video présentera sept matchs du Canadien, tous dans sa nouvelle fenêtre du mercredi soir. Et TVA Sports, de son côté, aura 32 matchs de saison régulière, en plus des séries éliminatoires.
Mais dès que la nouvelle est tombée, les réseaux sociaux ont immédiatement ramené une autre histoire sur la table.
Une histoire que Félix Séguin aurait probablement préféré éviter.
Car TVA Sports vient de récupérer 32 matchs.
Et, à moins d’un changement majeur, Félix Séguin revient avec eux.
Ouch.
Les moqueries ont déjà recommencé.
Disons que le Québec l’attend déjà avec une brique et un fanal.
La réaction risque d’être impitoyable.
Félix Séguin n’a jamais vécu une véritable histoire d’amour avec le public québécois. Depuis des années, chacune de ses descriptions est analysée.
Ses expressions deviennent des blagues. Ses hésitations sont reprises sur les réseaux sociaux. Ses erreurs circulent. Ses tentatives d’humour divisent. Chaque fois qu’il essaie d’ajouter sa personnalité à une description, quelqu’un lui reproche d’en faire trop.
Le problème est devenu tellement profond que Félix Séguin ne décrit plus simplement des matchs de hockey.
Il décrit des matchs devant un jury.
Et ce jury est déjà prêt à rendre son verdict avant même que la rondelle soit déposée sur la glace.
Félix Séguin n’a pas la possibilité de repartir à zéro.
Son image est déjà construite.
Ses détracteurs sont déjà installés.
Le public sait exactement ce qu’il pense de lui.
TVA Sports vient donc de gagner une bataille immense.
Mais sur les réseaux sociaux, les amateurs parlent déjà d’autre chose.
Ils parlent du micro.
Ils parlent de la voix.
Ils parlent de Félix Séguin.
Et dès le premier match, dès la première hésitation, dès la première expression qui ne passe pas, les réseaux sociaux vont exploser.
La saison n’est même pas encore commencée.
Mais le procès de Félix Séguin?
Lui, est déjà recommencé.
