Coup de circuit pour Nick Suzuki: les journalistes en colère

Coup de circuit pour Nick Suzuki: les journalistes en colère

Par David Garel le 2026-02-18

Le suspense autour de Nick Suzuki est peut-être en train de retomber.

Même si sa place dans l’alignement ne faisait plus l’unanimité depuis son match fantôme contre la France, tout indique ce matin que le capitaine du Canadien sera bel et bien en uniforme pour le quart de finale contre la Tchéquie.

Selon le journaliste Ryan Rishaug, Josh Morrissey, Sam Bennett et Darcy Kuemper ont patiné en solitaire pendant près d’une heure lors de l’entraînement matinal, un indice assez clair que ces trois-là ne devraient pas affronter la bande à David Pastrnak aujourd’hui.

Évidemment, il faut nuancer.

Morrissey soigne toujours une blessure qui l’a déjà forcé à rater deux matchs dans le tournoi. Bennett, lui, revenait simplement d’une journée de traitements, et Jon Cooper avait déjà précisé qu’il n’y avait aucune inquiétude quant à sa disponibilité contre la Tchéquie.

Mais dans l’ensemble, le message est assez transparent : Suzuki ne semble pas être celui qui va écoper.

Après tout le bruit des derniers jours (critiques sur les réseaux sociaux, rumeurs de mise à l’écart, débats enflammés à Montréal), on dirait bien que Cooper a choisi la stabilité plutôt que le geste spectaculaire.

L’alignement officiel n’a toujours pas été confirmé, mais à quelques heures du match le plus important du tournoi jusqu’ici, tout porte à croire que Suzuki aura l’occasion de répondre sur la glace.

Et honnêtement?

Après tout ce qu’il a encaissé depuis 72 heures, c’est probablement la meilleure chose qui pouvait lui arriver.

Parce qu’aux Olympiques, tu n’effaces pas un joueur de ce calibre après un match ordinaire.

Tu lui donnes une chance de se racheter.

Et c’est exactement ce qui semble se produire.

Et comme si la tempête montréalaise ne suffisait pas, Nick Suzuki s’est aussi fait ramasser solide par les médias anglophones sur place.

Dans la zone mixte, on sentait clairement où penchait la balance : plusieurs journalistes ne se cachaient même plus pour pousser l’idée que Suzuki était devenu inutile dans cet alignement ultra-profond, certains allant jusqu’à dire ouvertement que Sam Bennett devait absolument être devant lui dans la hiérarchie.

Pour eux, Bennett est le vrai joueur de séries, le vrai guerrier, celui qui avait été tellement important à la Confrontation des 4 nations, pendant que Suzuki, lui, serait trop discret, trop effacé, pas assez “impactant”.

On a même vu des reporters tenter de coincer Suzuki avec des questions directes sur son rôle, sur ses minutes, sur sa place dans l’alignement, comme s’il devait se justifier d’être encore là.

L’atmosphère était lourde : aux yeux de plusieurs observateurs anglophones, Bennett apporte l’énergie, la robustesse, le chaos devant le filet, alors que Suzuki n’apporterait “que” de la structure et de l’intelligence, et dans un tournoi court, certains considèrent ça insuffisant.

Ce matin, ces journalistes sont en colère.

Pendant que Jon Cooper s’amuse à cacher ses cartes, Suzuki se retrouve pris entre deux feux, Montréal qui panique, et le Canada anglais qui le voit comme le maillon faible.

C’est ça, son vrai cauchemar olympique : être analysé comme un luxe inutile dans une équipe de superstars, pendant que Bennett est vendu comme indispensable.

Peu importe les sorties de zone, peu importe le jeu sans rondelle, peu importe les détails invisibles, ce que plusieurs veulent, c’est du grabuge et du papier sablé, pas de la finesse.

Et Suzuki, lui, est en train d’apprendre à la dure qu’aux Olympiques, la perception peut tuer plus vite que les statistiques.