Coup de poing vicieux: Brady Tkachuk s’écroule sur la glace

Coup de poing vicieux: Brady Tkachuk s’écroule sur la glace

Par David Garel le 2026-01-03

Brady Tkachuk s'écroule sur la glace.

Il s’est fait sonner par un coup qu’il n’a jamais vu venir. Un vrai "sucker punch" de Logan Stanley. Sale. Vicieux. Le genre de coup qui te coupe les jambes avant même que ton cerveau comprenne ce qui se passe.

La séquence est laide. Pendant que les Sénateurs attaquent, Tkachuk et Logan Stanley s’empoignent devant le banc d’Ottawa. L’arbitre s’interpose. Fin de l’histoire, en principe.

Sauf que non. Stanley enlève ses gants, trouve l’angle, et bang, un coup direct sur le côté du visage de Tkachuk, alors qu’il ne s’y attend absolument pas. Résultat : le capitaine des Ottawa Senators s’écroule sur la glace.

C’est là que tout change. On n’est plus dans le théâtre habituel de la LNH. On n’est plus dans la provocation consentante. On est dans le coup gratuit. Et personne, absolument personne, aime se faire knocker de cette façon-là. Même pas Brady Tkachuk.

Sa réaction est instantanée. Il est en furie. Pas le Tkachuk qui sourit en coin après une pénalité, pas celui qui applaudit sarcastiquement la foule adverse. Non. Un gars enragé, humilié, atteint dans son orgueil.

Et ça se comprend. Il sortait à peine de plusieurs semaines d’absence plus tôt cette saison à cause d’une blessure à la main droite, encore enveloppée, encore fragile, et il n’avait clairement aucune intention de se lancer dans une bagarre inutile. Ce n’était pas un combat qu’il cherchait. C’était un coup qu’il a subi.

Le pire dans tout ça, c’est le message que ça envoie. Stanley écope d’une double mineure pour avoir enlevé le casque et pour rudesse.

Tkachuk, lui, reçoit une inconduite. Sur la feuille de match, on essaie de mettre ça au même niveau. Sur la glace, ce n’était pas équivalent. Pas du tout.

Parce qu’un soccer punch, ce n’est jamais “juste de la robustesse”. C’est un geste sournois, calculé, qui profite d’un moment de relâchement. Et quand c’est dirigé vers la tête, dans une ligue qui prétend protéger ses joueurs, ça laisse un goût amer.

Ironiquement, la meilleure réponse de Tkachuk n’est pas venue avec ses poings. Elle est venue au tableau indicateur.

Les Sénateurs ont battu les Winnipeg Jets 4-2. Tkachuk a récolté une passe sur le but de Thomas Chabot en avantage numérique en première période. Six buts, treize passes cette saison. Présent. Utile. Debout, malgré tout.

Mais ne vous trompez pas : ce genre de coup, ça reste. Ça marque. Pas physiquement seulement, mais mentalement. Et quand même Brady Tkachuk, l’homme que rien ne semble jamais atteindre, pète une coche comme ça, c’est parce qu'il est affecté.

Même les joueurs les plus durs, les plus provocateurs, restent vulnérables quand le coup vient par en arrière.

Ouch...