Coup de théâtre dans la LNH : Kent Hughes n’a plus qu’un seul rival

Coup de théâtre dans la LNH : Kent Hughes n’a plus qu’un seul rival

André Soueidan
Le 2026-07-29

Une nouvelle hiérarchie est en train de s’installer dans la LNH… et le Canadien de Montréal n’est plus simplement en train de suivre le peloton.

Aux yeux de plusieurs, Kent Hughes et Jeff Gorton sont désormais assis à la table des meilleures organisations du circuit.

Selon la plus récente analyse de Dom Luszczyszyn, de The Athletic, une seule équipe fait mieux que le Canadien lorsqu’on évalue l’efficacité des contrats sous le plafond salarial. Une seule.

Les Hurricanes de la Caroline.

Le hasard fait parfois bien les choses. Ou très mal, selon le point de vue des partisans montréalais.

Quelques semaines après avoir mis fin au parcours du Canadien en finale de l’Association de l’Est avant de soulever la Coupe Stanley, les Hurricanes reçoivent une autre forme de reconnaissance.

Cette fois, ce n’est pas leur jeu sur la glace qui est récompensé, mais bien le travail colossal réalisé dans les bureaux par Eric Tulsky et son groupe.

Luszczyszyn classe la Caroline au premier rang de toute la LNH pour la qualité de sa masse salariale.

Les raisons sont simples. Les Hurricanes ont eu le courage de miser tôt sur leurs jeunes vedettes, de les signer à long terme avant que le plafond salarial n’explose et de construire autour de contrats qui prennent de la valeur année après année.

Seth Jarvis, Sebastian Aho, Jaccob Slavin, Jackson Blake, Logan Stankoven… presque tous les gros paris de l’organisation se transforment aujourd’hui en aubaines.

Cette stratégie leur a permis de gagner la Coupe Stanley… et de conserver suffisamment de flexibilité financière pour continuer à améliorer leur formation.

Puis arrive le Canadien.

Longtemps présenté comme une équipe en reconstruction, Montréal se retrouve aujourd’hui au deuxième rang de toute la LNH.

Une progression spectaculaire de douze positions en un an qui confirme une chose… Kent Hughes n’a pas seulement bâti une équipe prometteuse.

Il a construit une structure financière qui pourrait soutenir le succès pendant très longtemps.

L’auteur va même jusqu’à écrire que Kent Hughes est en train de « bâtir un monstre ».

Le cœur du Canadien explique cette ascension.

Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky sont tous liés à Montréal avec des contrats qui, dans un plafond salarial en pleine explosion, ressemblent déjà à des aubaines.

Ivan Demidov est en train de rejoindre ce groupe, tandis que Jakub Dobes reçoit lui aussi un vote de confiance important du modèle utilisé par The Athletic.

Puis il y a Lane Hutson.

Son contrat a déjà fait couler beaucoup d’encre et avec raison.

L’analyse le considère comme le meilleur contrat de toute la LNH, devant tous les autres.

Une valeur tellement élevée que Luszczyszyn estime que le jeune défenseur laisse plus de cent millions de dollars sur la table par rapport à sa valeur projetée au fil des huit prochaines saisons.

Mais ce qui rend cette étude encore plus intéressante, c’est la conclusion qu’elle laisse entrevoir.

Contrairement à la Caroline, Montréal traîne encore quelques contrats qui disparaîtront bientôt de sa masse salariale.

Phillip Danault et Josh Anderson sont identifiés parmi les ententes qui nuisent actuellement à l’efficacité globale du Canadien.

La différence, c’est que ces engagements arrivent bientôt à échéance.

Autrement dit, le Canadien n’aurait même pas encore atteint son plein potentiel.

Pendant que la Caroline profite déjà des fruits de son travail avec une Coupe Stanley dans les mains, Montréal poursuit sa montée.

Le noyau est plus jeune, plusieurs joueurs importants n’ont pas encore atteint leur sommet et les meilleures années de cette équipe restent probablement devant elle.

Voilà pourquoi cette deuxième place mérite toute l’attention.

Pendant des années, les amateurs regardaient les Lightning, l’Avalanche ou les Panthers comme les modèles à suivre.

Aujourd’hui, un autre nom domine la conversation. Les Hurricanes représentent désormais la référence absolue… et le Canadien est installé juste derrière eux.

Cette rivalité dépasse maintenant les séries éliminatoires.

Elle oppose deux philosophies qui se ressemblent énormément.

Deux organisations qui ont compris avant bien des équipes que le meilleur moment pour signer une jeune vedette, c’est avant qu’elle coûte une fortune.

Deux directions qui refusent de sacrifier l’avenir pour un gain immédiat.

La différence, pour le moment, tient dans une seule bannière de la Coupe Stanley.

Le reste… Montréal est déjà en train de le rattraper.

Dans un an, lorsque certains contrats moins avantageux auront quitté les livres et que les jeunes vedettes auront une autre saison de développement derrière elles, personne ne sera surpris de voir le Canadien grimper au sommet de ce classement.

Eric Tulsky occupe encore la première marche.

Kent Hughes frappe déjà à la porte.

À suivre…