Coup salaud: Luke Hughes accuse Zachary Bolduc

Coup salaud: Luke Hughes accuse Zachary Bolduc

Par David Garel le 2026-04-06

La séquence a fait le tour du match…

Zachary Bolduc a frappé. Fort. Direct. Une mise en échec en bande sur Luke Hughes qui a immédiatement mis le feu aux poudres au Centre Bell. Une collision qui a réveillé un match jusque-là complètement endormi.

Et là, tout a dégénéré.

Hughes furieux. Hughes qui casse son bâton sur Bolduc. Hughes qui revient à la charge… pendant que Bolduc est retenu par un arbitre. Incapable de répondre. Coincé. Exposé.

Et malgré ça, après le match, c’est Bolduc qui se fait traiter de joueur “sale”.

Sérieusement?

Parce que quand tu regardes la séquence, la ligne est mince… mais elle n’est pas du côté que certains prétendent.

Oui, c’est une mise en échec dure. Oui, c’est en bande. Oui, c’est le genre de jeu qui passe à la limite. Mais c’est aussi exactement le type de hockey qu’on voit monter à cette période de l’année.

Et Bolduc n’a jamais fui ça.

“Je suis un gars qui veut s’impliquer physiquement, qui veut déranger”, a-t-il expliqué calmement après le match.

“Parfois, ce sont des choses qui arrivent.”

Pas d’excuse. Pas de détour. Il assume.

Ce qui dérange vraiment dans cette histoire, ce n’est pas le hit.

C’est ce qui se passe après.

Parce que Hughes, lui, ne s’arrête pas là. Il perd le contrôle. Il frappe un joueur déjà maîtrisé par un officiel. Il revient à la charge alors que l’autre ne peut même pas se défendre.

Et ensuite, on parle de jeu “sale”?

À un moment donné, il faut être cohérent.

Si tu veux dénoncer les mises en échec dangereuses, parfait. Mais il faut aussi dénoncer les réactions incontrôlées. Parce que c’est exactement comme ça que les situations dégénèrent.

Et c’est exactement ce que Hughes lui-même a laissé entendre : si la ligue ne contrôle pas ce genre de gestes, ça va finir avec des blessés.

Ironique.

Parce que sur cette séquence-là, celui qui était le plus en danger, ce n’était pas Hughes.

C’était Bolduc.

Et pourtant, dans le vestiaire du Canadien, le message est clair.

Ce genre de jeu-là, c’est assumé. C’est même recherché.

“On essaie d’allumer des feux, de donner de l’énergie”, a dit Bolduc.

“C’est notre identité.”

Josh Anderson l’a confirmé. Kaiden Guhle aussi. Même Martin St-Louis a appuyé le tout :

“Ils sont physiques… ils amènent de la pesanteur… ils sont fatigants sur l’échec avant.”

Traduction : en séries, tu as besoin de gars comme ça.

Et c’est là que tout prend son sens.

Parce que ce match-là, le Canadien ne l’a pas gagné. Mais pour une des premières fois de la soirée, il y a eu une étincelle. Une vraie. Une qui ressemble au hockey de séries.

Et elle est venue de Bolduc.

Alors non, ce n’est pas propre.

Non, ce n’est pas parfait.

Mais appeler ça “sale” sans regarder l’ensemble de la séquence… c’est passer complètement à côté du point.

Le hockey de printemps s’en vient.

Et ce genre de collision-là, qu’on l’aime ou non, ce n’est que le début.