Date limite des transactions : Arber Xhekaj vers la porte de sortie

Date limite des transactions : Arber Xhekaj vers la porte de sortie

Par André Soueidan le 2026-02-15

À un moment donné, il faut arrêter de tourner autour du pot.

La date limite des transactions approche, le Canadien de Montréal est encore dans le mix, et une réalité devient de plus en plus difficile à ignorer : Arber Xhekaj ne fait plus partie du plan.

Pas dans six mois.

Pas l’an prochain.

Maintenant.

Pendant que le Rocket de Laval enchaîne les victoires et que certains espoirs frappent à la porte à coups de performances concrètes, Xhekaj, lui, disparaît tranquillement du tableau.

Laval gagne.

Septième victoire consécutive pour le Rocket.

Premier rang de la division Nord.

Un groupe jeune, structuré, en pleine confiance.

Et au cœur de ce succès, Adam Engstrom continue de dominer.

Neuf matchs de suite avec au moins un point.

Quatre buts, douze points pendant cette séquence.

32 points en 36 matchs cette saison, dont dix buts.

Des chiffres de défenseur moderne. Mobile. Responsable. Capable de jouer des minutes importantes, de relancer l’attaque et de tenir son bout défensivement.

Pendant ce temps-là, à Montréal…

Le malaise Xhekaj

Regardons les faits. Pas les émotions. Pas l’aura. Pas la réputation.

Contre Minnesota le 2 février dernier: 5 minutes 51 secondes.

Le 31 janvier : 7 minutes 09 secondes.

Dernier match contre Winnipeg : rayé de l’alignement.

Ce n’est pas une mauvaise soirée.

Ce n’est pas un ajustement temporaire.

C’est un message clair.

Martin St-Louis ne lui fait pas confiance.

Et quand un entraîneur n’accorde pas de minutes à un défenseur dans une ligue où les blessures et la fatigue sont constantes, ça veut dire une chose : il ne le voit pas comme une solution.

Le mythe du joueur de séries

On entend toujours la même rengaine.

« En séries, t’as besoin de gars comme lui. »

« Il fait peur. »

« Il impose le respect. »

Très bien. Mais encore faut-il pouvoir l’envoyer sur la glace.

Est-ce que Martin St-Louis va réellement utiliser Arber Xhekaj contre un premier trio adverse en séries ?

Est-ce qu’il va l’envoyer défendre contre un Tom Wilson ou un Matthew Tkachuk ?

La réponse est évidente.

Non.

Parce que chaque fois que Xhekaj sort de sa structure pour frapper, intimider ou provoquer, le Canadien se fait exposer.

Mauvais angles. Retards. Couvertures perdues. Buts accordés.

Ce n’est pas une question d’effort.

Ce n’est pas une question d’attitude.

C’est une question de fiabilité NHL.

Et à ce niveau-là, Xhekaj ne passe pas le test.

Les combats ne sauvent plus rien

Oui, il se bat.

Oui, les gars l’aiment dans le vestiaire.

Mais même là, ça s’essouffle.

Ses combats sont critiqués.

Sa technique est limitée.

Les résultats sont souvent mitigés.

Et surtout : les combats n’achètent plus des minutes.

Pas dans la LNH de 2026.

Pas pour un coach comme Martin St-Louis.

Pas dans une équipe qui veut gagner avec structure et vitesse.

Engstrom envoie un message

Pendant que Xhekaj stagne, Engstrom progresse.

À Laval, il joue des vraies minutes.

Il contribue.

Il gagne.

Lors de son passage à Montréal, Engstrom jouait 12 minutes 32 secondes en moyenne.

Xhekaj, cette saison : autour de 11 minutes, quand il joue.

Même Jayden Struble, lorsqu’il est dans l’alignement, tourne autour de 14 minutes par match.

La hiérarchie est claire.

Xhekaj recule.

Les autres avancent.

Une décision logique, pas émotionnelle

Le Canadien n’a pas besoin d’un symbole.

Il a besoin de joueurs capables de tenir la route quand ça compte.

Arber Xhekaj n’est ni assez fiable défensivement, ni assez utilisé pour justifier sa place à long terme.

Le coaching staff le sait. La direction le sait.

Et à l’approche de la date limite, les gestes parlent plus fort que les discours.

La porte de sortie est entrouverte.

La suite est presque écrite.

Ce n’est pas une question de méchanceté.

C’est une question de réalité hockey.

Et en ce moment, la réalité est brutale : le futur du Canadien se construit sans lui.

Ouch...